‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 3Chapitre 128 sur 187 · ï*k*FACk · texte numérisé non relu

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. Chma, le sublime de.Cornélie, Jes rôles de Sévère ei> de “Pauline ; le cinquième acte de Rodo- .gune, la conférence de Sertorius çtde Pbtupée; tant de Jjgàux.Woreeaux, tous produits daps un temps où. l’on sorloit à peine de la barbarie, a’s-* sureront à Corneille uue place parmi les plus grands korames jusqu’à la dernière postérité'.

Ainsi Fcxcellent Racine a triomphé des iiîjus- - ICs dégoûts de madame clé Sévigpé, des farces de Slibligui., des méprisables critiques de Visé, des cabales des Boyer et dés Prado» ; ainsi Molière se? Soutiendra toujours ,. et sera le père xlc la vraie comédie /quoique ses pièces ne soient pas suivies comme autrefois par la foule ; ainsi lescharmans opéras de Quhrault feront toujours les 'délices de quiconque est sensible à la douce harmonie de la poésie, au naturel et à la vérité de l'expression, aux grâces faciles du style, quoique ces mêmes opéras aient toujours été en butte aux satires de Boileau , son enûeipi personnel , et quoiqu’on les représente moins' souvent qu’autrefois. . . .

Il est dos chefs-d'œuvre* de Corneille «ru’on

joue rarement : d y en a , je crois , deux raisons;

La pi&emièrej c’est que notre nation n’est plus ce

qu’elle étoit du temps des Horâces et de Ciyna :

les premiers de PEtat alors, soit dan$ l’épée, -soit

dans la robe, soit dans l’église, se fafsoicntvnn

• honneur, ainsi queie sénat de Ïloïne,. d’assister

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à un spectacle où l’on troüvgit-nne inst1\nctiGn'et

un pknsîr«i. noble'.’ - . •+*

Quels furent les premiers auditeurs dë Corneille ? un Condé , un Tufenne, Pl-i cardinal de Retî, un duc de'lo Rocjiefoncauld , im Molé r un Laniôignon , des évÆqnës gens de lettres, pour : lesquels il y «voit toujours un bapc particulier -à la*cour ,',aüssi-bicn que poux méssieurs dol’académiej: Je prédicateur venoit y apprendre l'éloquence et l’art de prononcer J ce- fut l’école de. Bossuet : l’homme destiné aui premiers emplois de la robe -venoit s’instruire à parler djgnemcnt. Aujourd’hui, qui fréquente ups spectacles? un certain nombre dejennes gens et de jeunes femmes.

La seconde raisoh est qu’on a rarement des acteurs dignes de représenter Ciunaet les Horaees. On n'enéourage peut-être pas assez cttte profession , qui demande de l’esprit t de l’éduca 1 tion, une coniioissancé assez grande de la langue, et tous les talens extérieurs de l’art oratoire. Mais quand il se trouve des artistes qui réunis-» sëut tous ‘ces mérites , cV-st alors que Corneille paroît dans toute sa grandeur.

Mou admiration pour ce rare génie ne m’empêchera point de suivre ici le devoir que je me suis prescrit , de marquer avec autant de'franchise q\m- d’impartialité.ce qui me prfrojt défectueux, aussi bien que ce qui me semble- s^iblinU?.

SUO PRÉFACE D E ’.V 6 LTAt R E.

Autan Oes injures'des d’Aubignac et de. ceux -qui leur ressemblent sont méprisables , autant on' doit aimer un examen réfléchi , dans lequel ou respecte toujours la vérité que l’on clieithe, le goût des connoisseüis qu’où a consultés , etj ; auteur illustre que l’on commente. La critique s’exerce sur l’ouvrage et non sur la personne jç elle ne doit ménager aucun défaut , si elle Veut étfe aide. * • * - -

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