I. ‘Et je n’envîrai plus le rang dont il s empare
S’il m’en assure autant chez ce peuple barbare, ■’Qui . formé par nos soins, instruit de notre main,
' Sous notre discipline est devenu romain. * *< ' AIM'IDE. '
.Lorsqu’on fait des projets d’une telle importance Les intérêts d’amour entrent-ils en balance
rv.
* # ACTE 1, ^CÈÿF. Il t . •• a^3-
Et si ces intérêts vous sont enfin si doux , V Viriatc, lui mort , n’est-elle pas à vous? . v
?■ PERPENNA. '
Oui; mais de cette mort la suite m’embarrasse:. *.
*. Aurai-je sa fortune aussi bien que sa place ? N . .
Ceux dont il a gagné la croyance et l’appui 9 •* Prendront-ils meme joie à m’obéir qu’à lui ?
Et pour venger sa trame indignement coupée,'*». N’arborerontTils point l’étendard de Pompée ? *
• ADF1DE.
C’est trop craindre, et trop tard ; c’est dans votre festin Que ce soir par votre ordre on tranche son destin.* La trêve a dispersé l’armée à la campagne,
Et vous en commandez ce qui nous accompagne.
L’occasion nous rit dans un si grand dessein ;
Mais tel bras n’est à nous que jusques à demain.
Si vous rompez le coup, préveuez’les indices : ej
Perdez Sertorius ou perdez vos complices. ;* • .
Craignez ce qu’il faut craindre : il en est parmi nous Qui pourroient bien avoir memes remords que vous; Et si vous différez... Mais le tyran arrive.
. Tâchez d’en obtenir l’objet qui vous captive;
• • Et je prîrai les dieux que dans cet entretien ‘ Vous ayez assez d’heur pour n’en obtenir rien f v*. .
■> SCÈNE II
>SSr SERTORIUS. PERPENNA. *
SERTORUJS. • * ‘
“ Apprenez un dessein qui vient de me surprendre.' . ■
Dans deux heures Pompée eu cc Lieu se doit rendre ;
-VjJ^ ■ •- « \ SERT OR IU 9. 9
-U veut sur nos débats conférer avec moi,
pour toute assurance il ne prend que ma foi. «r .