ACTE CINQUIÈME
, iscÈNE’i.
HÉRAGLIUS. . •
C^trELi»E confusion étrange '
De deux princes fait un mélange Qui met en discord deux amis !
Un père ne sait où se prendre ;
Et .plus tous deux s’osent défendre •Du titre injf|nie. de son fds ,
Plus eux-mémes cessent d’entendre ..
Les secrets qu’on leur a commis.
Leontinetavec tant de ruse ,
Ou me favorise, ou m’abuse,
Qu’elle brouille tout notre sort:
Ce que j’en eus de eonnoissance Brave une orgueilleuse puissance Qui n’en croit pas mon vain effort j * Et je doute de rpa naissance , Quand on me refuse la mort.
Ce fier tyran qui me caressé Montre pour moi tanf'de tendresse .
Que mon cœur s*èm laisse alarsær: - Lorsqu n me prie et me conjure,
Son amitié paroît si pure,
Que je ne -saurois présumer
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< Si c’est par instinct de nature ,
Ou par coutume de m’aimer.
Dans cette croyance incertaine,
J’ai pour lui des transports de haine Que je ne conserve pas bien: ^
Cette grâce qu’il veut me faire Etonne et trouble ma colère;
Et jç n’ose résoudre rien , . ' '
Quand je trouve un amour de père En celui qui m’ôta le mien.
Retiens , grande ombre de Maurice ,
- Mon ame au bord du précipice è Que cette obscurité lui fait, £
Et m’aide à faire mieux connoîtrc Qu’en ton fils Dieu n’a pas fait naître Un prince à co point imparfait , *
Ou que j 6 méritois de l’ctrc
Si je ne le suis en effet.
Soutiens ma haine qui chancelle;
Et rédoublant pour ta querelle Cette noble ardeur de mourir,
Fàis voir.... Maisil m’exauce, on vient me secourir.