SCÈNE I
ARIANE, NÉRINE. . *
«. NARINE
Le roi de cg refus eut eu lieu de se plaindre, Madamej^vous devez un moment vous contraindre, Etquoiqu’en l’écoutant vous ne ppissiez douter Que c’est son amour seul qu’il vous fiul écoutef ,
Votre hymen , dont enfin l’heürenx moment s’avaycej» Semble vous obliger A cetlfe complaisance.
Il vous perd, et la plainte a de quoi soulager.
ARIANE
Je sais qu’avec le roi j’ai tout à ménager; •'** J’aurois tort de l’aigrir. L’aSile qu’il nous prêté Contre la violence assure ma retraite.
D’ailleurs, tant de respect accompagne ses vœux ,
Que souvent j’ai regret qu’il ne puisse être heureux. -Mais quand d’un premier feu l’ame tout occupée Ne trouve de douceurs qu’aux traits qui l’ont frappé**, C’est un sujet d’ennui qui ne peut s’exprimer , ,
Qu’un amant qu’on néglige, et qui parle d’aimer. Pour m’en rendre la peine à souffrir plus aisée,
Tandis que le roi vient , parle-moi de Thésée:
Peins-moi bien quel honneur je reçois de sa foi; Peins-moi bien tout l’amour dont il brûle pour moi, Offres-en à mes yeux la plus sensible image.