‹ Repertoire general du theatre francais Th. CorneilleChapitre 18 sur 200 · N £ RI NE · texte numérisé non relu

N £ RI NE

Je crois que de son cœuf vous avez tout l’hommage j Mais au point que de lui je > ois vos sens charmés , C’est beaucoup , s’il vous aime autant que vous l’aimez. a n 1 A N e. -

Etpui$pje trop l’aimer, quand tout brillant de gloire, Mille fameux exploits l’offrent à ma mémoire?

De cent monstres par lui l’uuivors dégagé Se voit d’un mauvais sang heureusement purgé. Combien , ainsi qu’ Hercule, a-t-il pris de victimes \ Combien vçngé de morts! combien puai de crimes ! Procruste et Ccrcyon, la terreur des humains,' N’ont-ils pas succombé sous ses vaillantes mains ?

Ce n’est point le vanter que ce qu’on m’enten3 dire; Tout le monde le sait , tout le monde l’admire :

Mais* c’est peu; je voudrois que tout ce que je voi.

S’en entretint saus cesse, en parlât comme moi.

J’aime Phèdre; tu sais combien elle m’est chère :

Si quelque chose en elle a de quoi me déplaire, ‘

C’est de voir sou esprit, de froideur combattu, Négliger entre nous de louer sa vertu.

Quand je dis qu’il s’acquiert une gloire immortelle, Elle applaudit, m’approuve : et qui feroit moins qu’elle? Mais enfin d’elle-même on ne l’entend jamais De ce charmant héros élever les liauts’farts :

11 faut en leur faveur expliquer son silence.

NIHIKE.

Je ne m’étonne point de cette indifférence :

N’ayant

Page 1