‹ Repertoire general du theatre francais Th. CorneilleChapitre 49 sur 200 · T HE SUE · texte numérisé non relu

T HE SUE

A quoi que soivcourroux puisse être disposé ,

Il estfs'pour s’en défendre un moyeii bieh aisé.

Ce calmô, qu’elle affecte afin de me^surpr endre ^ Ne me fait que trop voir ce que j’en dois attendit'. Ua foudre gronde, R faut vous mettre hors d’état D’en ouïr la menacé cü d’en craiudrcTéclat. * ' ’ Fuy.onj d’ici. Madame; et venez dans Athènes* Par ùn heureux. hynlén, voir la fin de nos peines. (

70 ARIANE

J’ai mon vaisseau tout prêt. Dès cette même nuit Nous pouvons de ccs lieux, disparoitre sans bruit. Quand même pour vos jours nous n’aurions rien à craindre. Assez d’autres raisons nous y doivent contraindre. Ariane , forcée à renoncer à moi ,

N’aura plus de prétexte à refuser le roi:

Pour son propre intérêt il faut s’éloigner d’elle.

„■ PUÈDRE.

Et qui me répondra que vous serez fidèle ?

THÉSÉE

Ma foi , que ni le temps, ni le ciel en courroux.,..

PHÈDRE

Ma sœur l’avoit reçue en fuyant avec vous.

THÉSÉE

L’emmener avec moi fut un coup nécessaires 11 falloil la sauver de la fureur d’un père ;

Et la reconnoissance eut part seule aux sermens Par qui mou cœur du sien paya les sentimens :

Ce cqpur violenté n’aimoit qu’avec .étude.

Et quand il entreroit un peu d’ingratitude Dans ce manque de foi qui vous semble odieux, Pourquoi me reprocher un crime de vos yeux?

L’habitude aies voir me fit de l’inconstance Une nécessité dont rien ne me dispense j Et si j’ai trop flatté cette crédule sœur,

Vous en êtes complice aussi bien que mon cœur. Vousvoyantauprès d’elle, et mon amour extrême Ne pouvant avec vous s’expliquer par vous-même, Ce que je lui disois d’engageant et de doux,

Vous ne saviez que trop qu’il s’adressoit à vous.

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