‹ Répertoire méthodique et alphabétique de législation, de doctrine et de jurisprudence en matière de droit civil, commercial, criminel, administratif, de droit des gens et de droit public (volume 2)Chapitre 98 sur 101 · ÉCHELLES DU LEVANT ET DE BARBARIE · texte numérisé non relu

ÉCHELLES DU LEVANT ET DE BARBARIE

Vm loi réc^ott d« 8 Jj9iU. 1 832 rend AbUgatoIra poor les FranfUe en Chine et dans le| ÉUU de TIid^d de Mascale, soii les dieppsitioMderédii4e)4iU 1 778 ^ui sont encore en vjguetirdaps leiécheJies, soU la lot du 28 mal 1838 reUUve aoa coi^lraveolions, délita et crfmea commis par le« Français dan3 ces écbelles. Cette loi, outre qu'elle réaopt la question controversée de savoir ai redit de i778 est eecore applicable (V. Consul, n* 88} , pr6* •ente sur Je Juridiction des consuls des dispositions qu*on trou* vera 0, P. $|. V part., 7« eab* — V. aussi v* Consul, n* $9.

Il «et i remarq4i«r que IVt. 82 de la loi citfe de 1856, a été Imprimé, ?* Consul, tel qu'il ^e treuve 4anale Bulieiin, sans mbenlÀpn aucune d*uu 0rr0ium inséfé daoa le numéro suivait du SuU^tip qi^i rectifie ret article en ces termes : « Dans lea lig/ies I ei 9 de Tart. 82, eu lieu de ; Sont tkbri>gé$ la art, $6 a/ iuiv, ymim ^t^itomprU fart, 81 de Védit dsjuin 1778Jises; Sont §krQg4$ l$$ art, 30 et «m'o. ju$quês et y coimpris fart. 81 d^ V44it de |778. Cette reaiâeation est 4'aulant plus importante 4ue jpoDf eWons déjà remarqué, v* Consul, x»' 86, qu'il devait y ^voir une erreur de cbilTredâns la disposition de l>rt. 82.

i 9. Merseille 4ont le nécëee, sous la d^Mulnation romaine, était 4éià tf^une grande éteodi»e. aratt, plusieurs siècles av^nt le révolu!^ (reiçaiae, acquis ee Prienjt une puisseoce commerciale si Jurande , qv'op pouvait la considérer comme 1a métropole de3 4)iv^rAM efl^oles éparsee sur la Méditerranée a^i^iquelles on a dénué le mm d'écMies du Levaiit» et où la Friaoce p^ar 9t& armes, eee ortf et aon industrie, evaM acquis dépôts tes croisades une Influence presque ei4uslve. Aussi df>s établissemeiits perjo^aneuts epperlen^ai eua Français eaisMeo( de lemps immémorial dans clûi^ne de cee villes. -^ pi^seiile,. quant aua provenances du jLevAet at des cétee de BKk)ar^ » ak>5orbait te commerce de t^te rfurope»— Venise et Géoea n'avelt^ auprès d'elle, qii'un raug (ort eecottdaire : ses export^M^na avec le Levant étaient de 28 à 30 miliiooe , tes imporUUens de 33 é ?6 , ses éc^apges ev^C to«te l'Europe s'élevaient à 30t) millions.-- Elle entretenatt pour l^ut son commerc» 1 ,1^00 AiàiAmee^ en pier e^ 5,000 m^lpts»— Les règtenaeeta sur le eomineree do Levant et de le Barbarie, eqjfoor-

.d'bui complèument at>rogés, réuoi^aaie^t en un seul corps, ions les Français lubitant ces parages, et les soumettaient à une méeii^ direction : l* Aucun commerçant ne pouvait a'étaj>llr dans lee éctielles, sans l'autorisation de la cbaml>re de commerce de HerseUie. *^ 2* Il était obligé de (our^r un ceutionnwe^t qjui yaflait entre iO et 60,000 (r. -— 3* f^vuf qu*up négoçiapt ou un «gent d'nne maison de commerce pût (ai/'e un V^^yage d'effiMives Ml Orient, M (allait qu'il dépendit d'une maisoe cavtionnée» — A* Les cbeto des établissements devaient résider i Mm-aeillOf — £^ Les agents établis dans les échelles n'étaient que de simples régieseurs, «I ne recevaient l'impulsion commer/ciale et leur direction que de Marseille. — 6* Enfin \tA commerçante d'une Àciftelle se soumettaient dans toutes le^rs opératioas d'achats et «te vente «ax décisions delà malorité, et ces décisions avaient force de loi pour toius les négociants qui faisaient partie de la jDjnorlIé.^V* Douanes, n*' 507 et suiv.

4^ La révolution fit cesser cet ordre de <:lioses et ces pfiyilégesi Tert. i de la loi du 21 Juillet 1791 disposa en ces terlaee f « Le commerce des échelles du Levant et de la Barbarie •et itbre i loue les Fraeçats. — Art. 2. U est libre d'envoyer de

' loue lue ports du royiiume , des vaisseaux et des oarchaAdiseedane testes les éolieties. » f— Ordloairement ce ;sont les progr.^ de Flnduetrle eu féUt des f eUtions avec les puis- ^anioes étrangères qui -déterminent dee /changei^ents da,ns les relations commerciales des peuples \ tel , c'est une révolution.^- Sans avoir égard à un ancAen ordre établi par le temps, cçnsAcré par le succès , l'assemblée consUtuanle veut, %}^ toutes choses, 4|ue la lU»erlé règne. — Toutepi rendant iustice aux vj^j^s ll|i^rales qui l'ont animée , 11 est lmpossiJt»le d^ ne pas reoonnaiM'e ^ue la loi de 1791, arriyantsans trapaitlon, devaitAompreimeMro ^revemcflit notre commerce avec les èci^eliea.. Eu f^ffet, ^peier iMieies Français eu négoce de l'Orient, c'était provoquer rEurope «slière k y participer, surtout l'Aogieter;-e et 1^ HoMande. — >&asai ees deui puissancea n'ont-^le^ pas n^qué de ae r^e;n4re au banquet que la France trop généreuse leur prép^raM i ses dépens. — Nous ne devous |»ae OBtetire de dire que le décret de 1791 , daae eoa art. 3» maiatient J^ cikBUQWi«€»t de 40 à

60,000 ir, établi par les anaeuç règIeQ)e«l.$, aOe Ai ^V80(lr, dit le législateur, les autres établissements Ire^çeis^ d.es action? qui pourraient être exercées contre eux par |e (ait dae poMveaux négociants qui viendraient à se fiii^r dans les écheUes, eu usent du bénéfice du décret ^ ou par le fait de leurs agents.-^A la suite de ce décret se trouve la nomenclature des proyenanfies du (rêvant et des cétes de Barbarie soumises an droit , et qu'U est utile de consulter si l'on veut se faire une Idée juste de Tétat du commerce, de l'industrie et même de la civUlsatioe de l*Orlept« S^f jHaia ia révolutlop Irançaise suivait sa marche asceudaote; bientôt lejs chambrée de commerce furent supprimées dans tout ]$ royaume (V,Cbwbre de com., n* 2).— La chambre de Marseille dut subir Je sort commvPf mais p^r une loi dp 5 sept. 1793 (V. eod.}, le droit de çonsuUt lut maintenu. Ce droit, qui était de 2 p. 100 et iBe percevait sur tous les navires arrivant à }|areeilie , qui p'appartenaieut pas k de^ pégociaots cautiounés, servait à acquitter \t$ dépenses des chambres de commerce « parmi lesquelles se trouvait le traitement des consuls, et les intérêts de leurs dettes, ^ t^e perceptioe en fut confiée i l'administration jBianitairep^Mais en l'en 4. le trAltemenl des con^sul^ fut porté ap budget des afijaires étrangères (V, Conspl, n* 1 7), et le produit dp droit de consulat ne resta grevé que A^% autres dépenses. Il restait un excédant dopt le gouvernem^ut disposa pour divers emplois d'utiiiiè publique, e^ potamwent po^r des ponslrudlion^ 4ai>s le port de M^ri^liç, — Enfin, uu décret dp 11 niv. an 9 supprima la Irapcbise ^^ port de Marseille (V« PQU^nfa,p*308).

Û, Tel était Tétat des choses lorsijue Bonaparte devint consul; ^\ ee;B envimn s'étalent écoulés depuis te loi dq 1791. Le premierc0nsui avait été > même, pendapt son séjour dans le Midi, d'apprécier Ï9% pauses éix dépérissemepit du commerce de coe contrées jadis >i florlstsanl^s, et particulièrement d^ JMarseiJle, ceUe reine alore déckue, D'abord, par yu dé.cret du 3 nlv. en 1 i (V. Chambre de commerce , n* 3), lee chambre;» commerciales Curent rétablies dans toute le RépubUiiue. V9l mémies conditions qu'evapt leur suppreeston; la ipl de t79t (ut ensuite abrogée par un décret du é messidor de Ig m^o^e année (V. • p. 541 }$ la liberté du commerce avec lesÊcbellee ceasa dpucd'eai^ter. Mais tout en rétablissant l'ancien ordre de cb^es^ le |»remler consul eut soin de tran>porter au gouverppmjBut la puissance exorbitante remise par les anciens règlemepts ji U chambre de commerce de Marseille. — L'^rété veut : 1* qu'aucune maison de commerce ne puisse s'établir dans les échelles df^ Levept, d/sia Parbarleet de le mer JXoirç, sges Tautorisiitiou dvgouyeruement (art* Oî -^ 2^ jQne les dçilP#udesd'éiiablissemept90iept adressées en piinisiredelintériepr^ par l'intermédiaire de Jji ch^bre du commerce de Marseille (art. 2); — ù^ Que les cheisde aneispn de cownerce eolept responsables enviers le j^ouveroemeot de la conduite poo-aeulement de lèvre régisseurs, mais de leurs pommfs etdelous les IndiyidusiMtachésàieur maison (art. i)} ^ i* Qu'ils lourniesent le cautionnement dans \-% forme usitée (art. é, V, le décret, p. 5il, pour dee dispositions d'ordre et de passe-port). — Il laMalt ep outre pourvoir au( dépenses des chambres de commerce : c'est ce que fit ledécret du ^3 sept. 1 800 (V. Chambre 4e commerce, n* 3).

9. Dèsles premiers temnsde lare^i^tur^liQnJaFille de Marseille fut rétablie daae la franchise de sou port : ce fut l'objetdele loi du 16 déc. t814 (y. Douanes, p, 577 et n* 508). Pas règlements devaient provisoire^i^ent déterminer if pode et les cpAditiops de cette franchise, et les ordonnances des 20 fév. ik\^ et %1 JuUl. 48i6/urenl rendues dans cette pensée (V* eotf..)^ — i^n 18^6 la chambre dp commerce de Marseille obtint la perception et le |ouis.«aace du droit de copsuliat de 2 pour iOQ* Les d^K^oset des $chelles turent portées è son bpdget. Mais ie llbierté dv con^merce avait produit des résultats qui pe ç'eccordaient pas avec le régime des privilèges. A.ussi l'ordonnance du 10 sept. 1817, subias^uil cette influeuce de liberté IndéQnie, établit-elle yn entrepôt è Merseille, ef modiOa-t-elle certaipes franchises du port(art^ |)^ maintenant l'exen^iou provisoire des droits de navigation et n'assujettissant les navires français qu'aux droit» fixés par l'art. 26 del'ordon. du 18 ocL 1793 (art. 2, V. cetia loi v<* Qowanes, p. 586).— JSofin Ips dernières traces du prlyllégi du port .de Marseille ont disparu devant i'erdonn^ce du 18 avr 1835 (V. p, 541} gui a anppripsé le 4roit de epnsulati et f ulgi(^|

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