ASILE
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lu goaverneoient, qu'Use reste que des encoaragements presque stériles à donner à ceux qui étendent le domaine des arts et qui sont caiiables de travailler véritablement pour l'honneur du pays. Au reste» dans une grande nation, le goût des arts se répand avec raisance que fait naître rinduslrie » et par là s'ouvrent une foule de cadres dans lesquels les artistes d'un ordre inférieur viennent occuper une place qui leur donne une convenable existence : c'est le règne des arts méiés à l'industrie.
Nous savons que des esprits contempteurs de tout ce qui ne porte pas un caractère éminent ne sont point favorables à cet état" mitoyen qu'ils qualifient du nom d'industrialisme; mais le bien-être d'un grand nombre d'individus qui trouvent dans la culture des arts une existence douce et en harmonie avec la simplicité de leurs goûts, répond suffisamment à ces critiques , à ces dédains. Et ne serait-ce rien d'ailleurs que de voir s'introduire dans la société une industrie qui ne vit en quelque sorte que de l'excès de Paisanee publique, et qui forme comme une pépinière d'où sortent incessamment les hommes d'élite qui, dans la chaîne des arts, remplissent ces innombrables anneaux sans lesquels eile n'aurait peut-être ni force ni durée?
S. Les artistes peuvent-ils être assimilés aux artisans en ce sens qu'on puisse leur appliquer les art. 1308, 1336, 1384 c. £iv. et 662 c. corn.? On ne le croit pas. En se servant du mol artigans^ ces dispositions ont entendu parler de l'individu qui fait commerce des objets qu'il fabrique, soit par lui-même, soit avec le secours des antres : l'artiste ne serait dans ce cas qu'autant que , quittant son rôle, il entrerait dans les pratiques du commerce, c'est»à*dhre qu'autant qu'il formerait un atelier dont les produits, annoncés au public, seraient incessamment Uvrés par lui à l'exploitation commerciale.
ARTISTE DRAMATIQUE. —V. Théâtre.
ARTISTE VÉTÉRINAIRE.— V. Enseignement, Vétérinaire.
ARTS.— Ce mot désigne tout ce qui se fait par l'industrie humaine et plus particulièrement ce qui touche aux arts libéraux , c'est-à-dire ceux à l'exercice desquels l'esprit ou l'imagination ont la plus grande part, comme la peinture, l'architecture, etc.
On a rapporté, v<* Artiste , un grand nombre d'actes du gouvernement publiés en faveur des ariistes , et indirectement dans l'intérêt des arts. La loi de 1791 a donné, avec la liberté, Tessor aux arts comme à toutes les industries, et la constitution éphémère du 5 fmct. an 3 n'avait pas manqué de déclarer qu'il n'y a aueone limitation à la liberté des arts (V. Lois constitut. et liberté de l'industrie); les monuments des arts avaient été réunis au Louvre (décr. 26 mai 1791 , V. Mon. pub.]. — Par un décret du 20 pluv. an 2, le gouvernement s'occupa des encouragements à accorder aux aris, et par un antre du 28 fmct. an 2, des moyens à prendre pour vivifier les arts en France. — 11 avait établi une commission temporaire par décr. du 28 frim. an 2, et un autre décret du 18 pluv. de la même année nomma les membres qui devaient la composer. — Un décret ordonna l'envoi au musée de tout ce qui, pris surles bâtiments ennemis, peut faciliter le progrès des arts (décr. A brum. an 3, V. Musée). Depuis, on chargea le comité d'instruction publique de présenter un projet de concours pour les arts (décr. 28 niv. an 2) , et rinsUlut d'établir un tableau quinquennal des progrès des arts (décret 13 vent, an 10, V. Institut), enfin on créa un intendant général des «rU (ord. 28 Janv. 1825, V. Honom. publ.). Il est supprimé (décret 21 mars 1815). Cette intendance est placée dans les attributtons du ministère de l'intérieur (décr. 14 déc. 1815 , V. Minis-
9 sept 1793. — Décret relatif anx ouvriers, artistes et antres citoyens «lilcs origÎDalres d'Angleterre, vivant de lenr indostrie en France.
S bnuL an 2 (23 oct 1793). — Décret d'ordre dn jour motivé sur ce que le conseil exécotif est autorisé à employer loos les artistes qoi peuvent «voir les connaissanees et les talents nécessaires poor la défense des places.
17 vend, an 3(8 oct. 1794). —Décret qui destine une somme de S00,000 Uv. pour encoaragements à accorder aox savants, aux gens de lettres et anx artistes.
t7 germ. an 3 (16 avril 1795). —Décret qui accorde des gratifications ^ des savants et artistes.
tère).— V. Architecte, Concours , Enseignement, Industrie, Instt« tut. Monuments publics , Musée , Ouvrier, Profession , RécooH penses nationales , Sciences , Secours publics.
ARTS D'AGRÉMENT. — V. Enseignement.
ARTS ET tlANUFAGTURES.— V. Chambres oonsnltativei
et manufactures.
ARTS ET MÉTIERS. — Réunis , ces mots expriment ren« semble des professions.utiles et nécesaires. — > V. Artisan, Artiste, Arts, Enseignement, Conservatoire, Industrie, Libéria industrielle.
ASCENDANT. --Celui qui fait partie de la branche remontante. Employée au pluriel, cette expression comprend toutes les personnes desquelles un individu descend en ligne directe et lé* gilime. — V. Parenté, Succession.
ASILE. — t. On appelait ainsi des lieux où les débiteurs* et les criminels, lorsqu'ils parvenaient à s*y retirer , étaient à l'abri des poursuites de la Justice. De là est venu le droit d'asile, qui n'est autre que le privilège dont Jouissaient ces lieux et quo pouvaient invoquer ceux qui parvenaient à s'y réfugier.
9. Les asiles ont Joué un certain rôle dans l'antiquité. Dans les temps où le fait matériel lui-même, ou l'homicide par impru« dence, étaient Jugés dignes du dernier supplice et subissaient la peine du talion, vie pour vie , œil pour œil , etc., suivant l'ex* pression des lois dictées par Dieu mène à Moïse (Deutéronome» ch. 19 , n» 21) , il était naturel qu'U s'ouvrit un lieu de refuge pour celui que la société ou que les familles offensées poursuivaient avec outrance. — Et, soit Influence d'un sentiment de commisération publique qui s'élevait en faveur du malheureux qui n'avait pas mérité un sort si dur, soit respect envers la Divinité dont il invoquait la protection en se retirant de la société irritée , soit tendance naturelle de ceux qui avaient la garde des temples ou qui commandaient dans les lieux où le coupable était venu chercher un asile, il se trouvait protégé dans sa vie contre les vengeances des hommes. « La sûreté des asiles, ditDenisart, v« Asile, n* 1 , ne devait être dans leur véritable institution que pour les infortunés et pour ceux que le hasard ou la nécessité exposaient à la rigueur de la loi : alors la Justice elle-même semble demander qu'on lui arrache les armes de la main. » — C'était d'ordinaire dans les temples , dans les lieux consacrés au culte ou au pied des statues du chef de i'Ëtat, que se retiraient les C'Oupables. M. Michelet, Origine dn droit, p. 328 , remarque que les réfugiés trouvaient un asile auprès des femmes, et il en était donné cette raison, « que mère et compagne de l'homme, il est naturel que la femme reçoive dans son sein, qu'elle protège et défende celui que l'homme poursuit. Un loup même qui chercherait asile près des femmes, on devrait le laisser vivre par amour pour elles. »*A Bagnères-de-Bigorre, on remarquait, «Joute-t-il , entre autres usages, celui qui assurait la grâce au criminel qui s'était réfugié près d'une femme. Chez les Bédouins, un coupable est sauvé s'il rencontre une femme, s'il a le temps de courir à elle et de se cacher la tête sous sa manche en s'écriant : Sous ta protection , etc.
8. Les asiles ne doivent pas tous leurs établissements aux sentiments religieux. Moïse avait désigné six villes dans lesquelles les étrangers comme les nationaux trouvaient un refuge (Nombres, ch. 35, v.6 et sulv., Deutéronome , ch. 19, v. 3, 8, 9 etsuiv.). 11 parait que la protection de ces lieux n'était accordée qu'aux meuririers involontaires; c'est au moins ce qui résulte du chapltrecitédu Deutéronome, et, àcetégard, il a été très-bien remarie fmct. an 3 (2 sept. 1795). •— Décret qui autorise le cumul des trtbtements en faveur des savants et artistes. .<
La oonvenlion nationale décrète ;
Les savants, les gens de lettres et les artistes qui rempliront plosienrs fonctions relatives à rinstroction publique, pourront en cumuler les traitements.
18 firuct. an 3 (4 sept 1795). — Décrets qui accordent des pensions h des veuves de citoyens morts en défendant la patrie, et diverses sommée 4 à des gens de lettres et artistes.
14 meM. an 7 (9 Juill. 1799}. — Arrêté du dîredoîrs exécutif, concernant les s^îels 4 traiter par lesaitisles qui auront obtenu dss prix û litre d'encouragement. ^w,