iL • . • i ; > r. ar-r; a ; tiud.'bn
Un vaisseau mouillé se trouve entre vent et mer, quand la
marée est assez forte pour Tévi/er en travers au vent. Il faut pour être en travers ainsi, que le vent souffle directement contre lé courant. Alors le vent empêche le vaisseau d’éviter debout au courant, et ce dernier l’empêche de rester deliout au vent; il s’ensuit qu’il reçoit le choc du vent dans sa malure
7 ^ - IJ t ; . | . j
par un bord, et le choc de l’eau par-dessous et de l’autre bord, deux puissances qui tendent à lui faire donner la bande; et s’il survente, cette situation n’est pas sans danger.
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EN.VElipjNER. v. a. . . -, .
Expression triviale, mais fort usitée pour dire engager quelque cho^e. V. engager. .
ENVERGUER. v. a.
angt. to bcnd. — esp. agolar , envergar. ■ it. at tac arc le velc. — port, emvergar.
ail. anschlagen.
,iq
C’est attacher une voile sur sa vergue on sur son anleilne ou sa corne; les basses voiles se préparent sur le pop^ÿ^s huniers s’envoient dans la hune, sur leur cargpçTpuintj.et les perroquets s’eaverguent sur le pont. Quand unhuoier est dans la hune op commence p^r frapper les palanquins, en-t suite on frappe les deux cargues^poiut à demeure sur les deux poipts après avoir établi les écoutes. Cela fait, on frappe' l«s fonds et les cargues boulines, et ensuite orr eoveloppd l» toile avec les rabansde faix; quand cet ouvrage est f«pt, 0» fait peser les palanquins à joindre ainsi que toutes les cargues , et les matelots montent sur la vergue ; on fait les «rapointurcs, et ensuite on largue au fur et à mesure les rabaus
de faix, et. on les amarre sur la vergue en tenant la ralingue de faix le plus sur l’avant qu’on peut; la voile est alors enverguée ; on la paque avec les rabans de ferlage, et on remet en place sur la vergue les bouts-dehors de bonnette qu’on avait levés en l’air pendant l’opération. On voit qu’il est facile d’enverguer un hunier de beau teipps; mais quand on en perd un par la force du vent, le remplacer est une opération qui demande de la prudence, des précautions et de l’adresse; il faut tenir les bras assez raides pour contretenir la vergue sans la casser par l’efTort du langage; il faut raidir les balaucines, et ne risquer du monde sur la vergueque quand les palanquins sont à joindre. II faut raidir le palan de roulis et s’assurer de la bonté du racage , qu’on fait même bien de doubler par un fortraban , surtout si la mer est dure.
On dit par allusion enverguer une voile d’élai , pour dire qu’on amarre sa ralingue aux bagues qui lui sont préparées sur sa draille. ) ; ir.qi
ENVERGURE, s. f. ' * 1
angl. square. — es p. envergadura. — ail. das anbinden. — it.
Iunghezza dei pennoni. — port, envergadoura , envergues.
On entend par ce mot la longueur des vergues. Ufi Vaisseau qui a beaucoup d’envergure a ses vergues très-longues. L’envergure de taquets à taquets est déterminée par l’ingéniéur, mais souvent on laisse du bout au-delà quand le bois le 'permet, pour la facilité de mouvoir les bonnettes. — L’énvergure d’une voile est la longueur de sa ralingue de faix.'Tfbp peu d’envergure empêche la, voile d’aller de taquet à taquet; trop d’envergure la fait pocher; ces deux excès sont à éviter, le dernier est le pire.
ENVOYE, imp.
angl. heave. — csp. envia. — ail. werfen sie. — it. getta. —
. port . emvia. ... .
un .
A peu près synonyme d’adieu-va. V. adieu-va.
EN WRACK ou en vraok. adv.
angl. ail in a iieap. — esp. rn paquet c. — ail. im haute. ' — il. in cuniulo. — port, em montao.
Mot lire de l’anglais; langue dans laquelle il signifie débris; on dit amener en wrack , charger en wrack, pour dire en paquet, en désordre, au risque de briser, comme un débris. Arrimer en wrack, sans solidité, sans précision, va comme je te pousse , etc.
ÉPACTE. s. f.
angl. epact. — esp. epacta. — ail. cpackt. — it. cpatta — port. epacta.
L’épacte est l’excès de l’année solaire sur l’année lunaire. V. année. Cette différence est d’onze jours, nombres ronds. Si donc la lune est nouvelle le 1" janvier d’une année quelconque, elle aura onze jours au s" janvier de l’année suivante. Il faut savoir que la première année du cycle lunaire, la lune est nouvelle au i" janvier. Ce cycle lunaire est de 19 ans. J.-C. est né la seconde année du cycle lunaire; on trouvera donc quelle est l’année du cycle en ajoutant un à l’année proposée, et divisant par 19; le reste est ce qu’on nomme nombre d’or. Pour avoir l’épacte, il faut multiplier le nombre d’or par 11, soustraire 1 1 de ce produit, et diviser le reste par 5o, ce qui restera sera l’épacte.
Ainsi, pour 1828, le nombre d’or est 5 et l’épacle 14. Avec l’épacte on trouve l’fige de la lune. V. fige de la lune ; voy. marées.
ÉPARS, s. m.
angl. blue tire. — esp. relnm pages dispersos. — ail. serstreoer.
— it. dispersé batenj. — port, relampagos espagidc».
Il arrive très -souvent, dans les temps cbauds et bien sereins, que la matière électrique se manifeste par des apparitions enflammées de grande étendue : elles sont rapides et frémissantes, et quelquefois elles paraissent enflammer tout le ciel: on les nomme à la mer feux épars, ou simplement épars.
ÉPATÉ, adj. , • ; , ; ,, ; „ /. - .
aiig/. bruad proped. — ttp. bierti obenqtiea. — ail. die vand des andres breit seyn. — it. sarehie scartali. — port, apartado por o pe.
On dit que des haubans sont plus ou moins épatés, selon qu ils forment un angle plus ou moins obtus avec le mât. Beaucoup d épatemcnt ajoute à la solidité de la mâture. La mesure de l’épatement est le sinus de l’angle , entre le mât et le hauban , pris au cap de mouton du porte-hauban. ÉPAVES, s. f.
angt. flot son jetsam. « esp. rosas nadantes sobre agua , haciendas echadas al agua. — ail. see trifteo. — it. cuse fluttuanti nel mare — port, couaas fluctuantes no mar , fragmentes de naulragio.
Objets flottans sur l’éau à l’aventure, provenans de naufrage ou du jet volontaire, dans une tempête. Pour ce qui concerne le jet, voyez le Code, liv. IT, tit. XII, touj entier. Les épaves revendiquées sont jugées par le tribunal; celles qui ne le .pont pas appartiennent à celui qui en fait le sauvetage sous des restrictions prévues par les ordonnances. V. le commentaire de Vaslin.
ÉPAULEMENT. s. m.
angl. book — ttp. espaldon, — ait. verschanzung. — it. sptlla.
— port, espalda.
L épaulement, en menuiserie ou charpentage, est une épaissenr ménagée à la naissance d'un tfenon. L’épaulement est à vive équerre, et affleure le corps de la pièce, en sorte que le tenon entre dans sa mortaise jusqu’à l’épaulement, qui l’empêche d’entrer plus avant.
EPAULETTE, s. f. C’est ce que nous nommons épaulement. ÉPERON, s. m.
ongl. head. — csp. a la de proa , esperon. — ail. vorstevga. —
U, spermie, — port, beque dj navio.
L’éperon prend son nom dans l’ancienne construction des galères, qui fondaient l’une sur l’autre à force de rames, s’efforçant de se crever réciproquement avec un long bec pointu.
armé de fer. Ce mot est resté dans le haut style pour exprimer la guibre , la poolainc , et tout ce qui est en dehors de l’étrave et des apôtres.
ÉPI du vent. s. m.
angl. wind cye. — esp. rspiga de viento. — ail. anfang der wind.
— il. occhiu di veuto. — part, pc de vente.
Quand, dans un calme ou dans un changement de temps, le vent s’apprête à souiller, on reconnaît le point de l’horixon d’où il souillera, par un espace plus lumineux et un peu radieux ; c’est ce point qu’on nomme l’épi du vent ; et comme c’est la direction que va prendre le vent, cette direction en conserve le nom, et on dit droit dans l’épi du vent pour désigner une direction vers la source du vent ; ce point lumineux se nomme aussi pied de vent.
ÉPINGLETTE. s. f.
angl. priming wirp. — esp. alfiler de canone. — ail. zund steck nadel. — it. spillo dicannone.. — port, alfinete de ranbao.
Tige faite d’un petit fil de fer, dont le canonnier se sert pour
faire entrer l’amorce dans la lumière d’un canon : il est rare
que le canonnier ne se serve pas plutôt du dégorgeoir qu'il
tient déjà à la main, et dont il a percé la gargotisse.
ÉPISSER. v. a.
angl. to splicc. — etp. ayustar. — ail. splissrn. — it. implorabaie. — port, ajustar, trannar.
Réunir deux cordages par une épissure. V. épissure. ÉPISSOIR. s. m.
angl. fid making spike, splicing fid. — esp. passador. — ail. gplLshorn , split sliorn , merlpfïiem. — it, caviglia da impiombarc. — po t. passador.
Instrument de fer , sorte de burin , qu’on enfonce entre les torons d’un cordage pour les entr’ouvrir, afin d’y passer les torons dont se compose l’épissure. L’épissoir est point u par un bout , recourbé par le gros bout , dans la forme de la tête d’un marteau, avec un petit œil au bout, dans lequel on passe
( 5go )
une estrope de bitord, qui sert à le suspendre, à l’attacher à quelque chose de solide quand on s’en sert dans les hunes ou dans les grès , pour l’empêcher de tomber à la mer ou sur la tête de quelqu’un.
ÉPISSURE, s. f.
angl. spliee, cuntgplice. — etp. ayusles. — ait. spliss. — It. impiombatura. — port, ajuste. ..." ( ... ni-, •
Assemblage de deux cordes par l’entrelacement de leurs torons. Il y a deux sortes d’épissures, la longue et la carrée : la première sprt pour les manoeuvres courantes, la seconde pour les dormantes , ou au moins pour celles qui pe doivent point passer dans une poulie. , *. .1 »•>!
Pour faire une épissure carrée on détord la corde par les deux bouts qu’on veut unir, on entremêle ensuite les toro^,, en présentant les deux cordes debGui l’une à l’autre , et on prend bien garde qu’il y ait bien exactement un torqq.de l’une entre deux torons de l’autre; ensuite, on entrelace, ces. torons, en passant l’un sur l’autre et'dessousle suivant; quand ils sont tous ainsi passés, on a fait une passe, et l’on Jaiti ') ordinairement deux : voilà ce qui s’appelle une épissure carrée; on coupe l’excédent des torons, parfois même on les surlie. Pour l’épissure longue, on la commence comme la première, mais on détord la corde beaucoup davantage; ensuite détordant un toron, on couche à sa place un toron de l’autre bout de la corde , et quand on a assez remplacé l’un par l’autre, on les engage réciproquement par une passe simple; on en fait autant en sens opposé avec deux autres torons; les deux qui restent au milieu s’y engagent aussi réciproquement par une passe ; l’épissure prend à peu près deux pieds. On épisse pareillement un bout de filain sur luimême pour faire un œil, et souvent les torons, après la passe, sont éfilés, couchés en grand sur le cordage, et fourrés par dessus avec le minakouet ou la mailloche à garnir.
Il est une autre sorte d’épissure qui se pratique sur les lignes, soit de sonde ou de lock ; on la nomme cul-dc-vache. Vôy.
« mot- , ,
ÉPITE. s. f.
angl. skewer. — tsp. cspicha. — ait. holï spiue. — il. apillo di Tegno. — port, espigadc pao.
L’épite est une petite broche de bois carrée , pointue par un bout , et dont on se sert pour remplir tous les trous que laissent les clous de doublage, quand on les arrache du francbord. On les frappe à refus de marteau, à petits coups, et le calfet les érase avec son fer tranchant. — Il en est une autre pîns grosse , plus courte et plate, que l’on enfonce un peu ferme dans le bout des gournables, tant dehors que dedans , pbur les gonfler et leur faire bien remplir leur trou; on prépare leur place d’un coup de elavet à clou, ou même souvent avec un petit poinçon, qu’on nomme épitoir; dans le premier cas, c’est le cal fat qui la place, et dans le second, c’est le perceur. On ne peut trop y veiller, les gournables donnent journellement des voies d’eau.
ÉPITOIR. s. m.
angl. «ko ver bodkin. — esp. eapichador, formon de calafate. — ail. stemm eiseo. — it. punteruolo. — part, espigador.
Petit poinçon qu’on enfonce dans le bout des gournables pour y placer une épite. V. l’article précédent.
ÉPONTILLE. s. f.
angl. stancliion*, cap shoar, samsoo post. — es p. puntales. — ait. stander, deck stutzen. — it. pontieelli, puntelii. — port. pontaletes.
Petit pilier de bois, étançon vertical placé sous les barrots pour les supporter et les soulager dans leurs efforts. Les épontillcs placées sous les baux des écoutilles, sont entaillées par des coches assez profondes pour qu’on y puisse mettre le pied, elles servent d’échelle pour descendre entre pont et dans la cale. Toutes les épontilles de la cale sont fixes, mais une partie de celles qui sont dans les batteries sont volantes
et se démontent à volonté' pinir le combat, afin do ne pas gêner leserîiee de l’artillerie,, et dansJes chasses, pour dégourdir les hauts du vaisseau. Quelques expériences) orft conduit à penser qu’un peu de jeu dans les liaisons contribuait à la marche, cela n’est pas constant. Les épqp^l^esyoj^q^esipnt le pied dans unsaqcier,, ouvert,dUm côté , et, la tête enferrée d’une charnière qui permet de les relever et de les accrocher
aux bautj roisins. fJ „ ,, „ „{, otnoi'«7)il>Blte9'i)
ÉPÔNTILLER. v. a. .^ uii-rfol /
C’est placer les épontilles. V. l’article ci-deqsqy^jq^rj^ j
ÉPUS&ER. v. a.(V. égouter. * •* » T*1
ÉQUARRIR, V. n. ’ ,u' "
angt. to square. rr**P- quadrar, — ail. viereckig h mep,, — :$ffj quadrare. — pari, quadrar.
On équarrit une pièce de bois quand on la hache en Mi ddVi-
nant quatre faces à l’équerre l’une sur l’autre. f<' dd'i JQJ
ÉQUARRISSAGE, s. in.
angt. squaieoe*». — «P- csquadna. - a^ vjereclpn^
* r quadratura. — port, esquadna. *
■ L’équarrissage d’une pièce de bblfe , et la dîtneniidrt dé Sè'S quatre faces ; ainsi l’on dit réquarrissage de telle pièée wflfle 8 polices sur six. '«*»»■• J» snmipà'l, lit"?
ÉQUARRISSEMENT, s. m. u ,'d hu •’é7 " >ur H '
Réduction d’une pièce brute , au cube de sôn équàtrl^sk^é quand elleseré équarrie.- 1 ’ 'P-’1 ou quoonnait
ÉQUATEUR, s. m.
Grand cercle de la sphère; l’équateur terrestre cst'dh pïan qui coupe l’axe par son milieu et à angles droits ;Tâtè est la droite qui passe par les deux pôles, l’arc du méridien, entre le pôle et l’équateur, est de 90 degrés. Le mot équateur signifie égaliseur, parce qu’en effet, quand le soleil
est dans ce cercle , il égalise les jours et les nuits pour
7 0 ’ • «.v iisjiJK'inatn
tout le globe, c’est-ii-dire que pour toute la terre il se lève et se tcouche à six heures. On le nomme aussi ligné' eqiif— *
uoxtale , parce que c’est dans ce cercle que se fait l’équinoxe , mot qui signifie égalité de la nuit , on sons-entend arec le jour. V. équinoxe.
ÉQUATEUR magnétique. V. inclinaison de l’aiguille. ÉQUATION du temps, s. f. '
angt. équation of the time. — ap. cquacion del tiernpo. — ail. zeit gleich tnachung. — it. equazione dei tempo. — port. equaeâo do tempo.
C’est la différence du temps vrai au temps' moyen. V. temps. V. longitude.
ÉQUATION du centre, s. f.
angl. centrik équation. — etp. cquacion del centra. — ail. mil- ’ 1 1 tel punft gleich machung — it. equazione del centro. — port. equaeâo do centro.
Différence entre l’anomalie vraie d’une planète et son anomalie moyenne. V. auomalie. ,
ÉQUERRAGE, s. m.
angl. bevel. — ap. esquadradara. —ail. in wiukel zwiogen. — it. aquadratura, aquadro. — port, quadraeâo.
Talent de tailler une pièce de bois de telle sorte que se* faces forment entre elles un angle voulu, c’est cet angle qu’on nomme, équerre vraie ou fausse. Si l’angle est droit, les faces sont d’équerre et cette équerre est la vraie ; s’il est obtus , l’équerrage est gras; s’il est aigu, l’équerrage est maigre, ce sont deux fausses équerres; tels couples dévoyés demandent beaucoup de précision dans l’équerrage de leurs faces extérieure et intérieure. • '
ÉQUERRE, s. f.
angl. rectangular rulc. — csp. esquadra. — ait . vinkel ma as s.
— it. squadra. — port, esquadria.
Instrument de fer ou de bois à deux branches bien perpendiculaires l’une à l’autre , l’angle de leur union est droit et bien exact dehors et dedans, il sert à mettre les pièces, que les charpentiers travaillent, au carré c’est-à-dire à i’équerre. ÉQUERRE. Fausse équerre.
angl. iule eut nf square.. — esp. fa Isa régla. — ail. bcweglicbei vinlel maass. — if. falsa squadia. — port, falsa esquadria.
Equerre mobile dont les deux branches sont assemblées avec une charnière à tète de compas, afin d’ouvrir ou fermer à tous les équerrages possibles. C’est avec la fausse équerre que le charpentier donne le gras ou le maigre nécessaires pour former l’équerrage voulu. V. équerrage.
ÉQUINOXE, s. m.
angl ccjuinox.**— esp. cquinoccio. «— ail. eqninox. — it. equinozio. — port, equinoxio.
Moment du passage du soleil parles points où l’écliptique coupe l’équateur. Le soleil décrit alors à peu près l’équateur, je dis à peu près, car il ne décrit jamais rigoureusement un cercle; son mouvement diurne dans l’écliptique, fait qu’il ne se trouve jamais à la fin d’une révolution diurne, au même point d’où il a commencé cette révolution : il a plus ou moins de déclinaison , c’est-à-dire qu’il a fait un progrès sur l’écliptique , parce qu’au lieu de décrire des parallèles il décrit des spirales qui diminuent à mesure qu’il s’éloigne des points équinoxiaux, et qui se rélargissent à mesure qu’il s’en approche. Ainsi , les points équinoxiaux sont ceux où l’équateur intersecte l’écliptique, et les équinoxessontlesmomensoù le soleil se trouve à ces points, ce qui arrive deux fois par an , 2c mars cl 22 septembre. Le premier est notre équinoxe du printemps, c’est le passage du soleil de l’hémisphère du sud dans celui du nord ; l’autre est l’équinoxe d’automne. Trois mois après l’équinoxe, le soleil arrive au solstice, d’où il revient à l’équateur pour repasser dans l’hémisphère du sud au moment de l’équinoxe d’automne. Mais depuis l'équinoxe du printemps, la terre parcourt la partie de son orbite où elle a moins de vitesse , alors le soleil paraît mettre plus de temps à p'arcourir les signes septentrionaux de l’écliptique, qu’à parcourir les méridionaux. Cassini dit qu’il parcourt les septentrionaux dans 1 86 jours i/| heures 53 minutes, et les méridionaux
( 4gâ )
dans 178 jours 14 heures 56 minutes; différent,»' ç, jour» #3 heures 07 minutes.
La distance de l’équinoxe au soleil, est le complément de l’ascension droite du soleil, réduit en temps.
Pour la précession des équinoxes, V. précession. ÉQUIPAGE, s. çi.
angt. crew. — esp. tripulacion. — ali. manschaft , schifis volk.
— it. cquipaggio. — port, csquipaçao, tripolaçao. '(
L’équipage d’un vaisseau est la somme de tous les hommes embarqués pour le service de ce vaisseau. La force de l’équipage d’un vaisseau dépend du nombre et du calibre de ses canons. On a long-temps compté dix hommes par canon ; On a réduit cette proportion. Un vaisseau de 74 a 700 hommes, et ce nombre est un peu faible. Il y a équipage de guerre et équipage de paix. V. l’ordonnance.
Les droits de l’équipage d’un vaisseau marchand, sont fixés, par le code du commerce , et le capitaine marchand ne peut trop se pénétrer de la lecture du titre 5 du livre 2, loi du i5 septembre 1807.
L’équipage d’une chaloupe, d’un canot, se compose des hommes qui les conduisent, des rameurs, patron et brigadier.
La marine royale a des équipages de haut bord et de flotille, institués en 1808, réformés en i8i4el rétablis en 1827. Cette institution a de grands avantagés.
ÉQUIPÉ, adj. part.
angt. Glted ont. — esp. eqnipado, armado. — ait. see ru.it. — it. equipaggiato, arroato. — port, equipndo, esquipado.
Y. équiper.
ÉQUIPEMENT, s. m.
angl. out fit. — esp. apresto. — ail. see rustung — it. armaraento, eqttipaggiamento. — port, armamento.