V. le 4e et 5e ordre de marche de Morogues fig. ao et a î
Les armemens pour l’Asie n’ont rien de changé, et le capitaliste peut ton jours envoyer en Chine, au Bengale, aux deux côtes de l’Inde et dans la mer Rôuge.
Il en est de même de la pêche de la morue de Terre-Neuve et sur le banc ; elle reste ouverte aux spéculations.
La découverte des bateaux à vapeur a fait espérer qu’on pourrait l’appliquer au commerce; des essais hardis ont été faits , et un navire de ce genre, parti d’Angleterre , s’est rendu au Bengale , après un trajet beaucoup plus court qu’il n’est ordinairement à la voile. D’un autre côté le génie maritime travaille pour tourner cette invention au profit de la marine militaire. Pour cet effet , H y a deux difficultés à surmonter : la première, c’est de placer l’appareil dans un lieu tel que l’arrimage des pesan teins qui entrent dans l’armement, ne fasse pas vivement arquer et même rompre le vaisseau, ce qui pourrait tout de suite le mettre aux veux. La construction et l’usage actuel de ces sortes do bâtimens n’ont point résolu cette question ; on ne les a point encore couverts de batteries, on ne les a point encore arrimésen plein, avec des corps lourds, on en a fait des paquebotsdont le chargement n’est qu’un faible lest *, leur succès n’a point du tout prouvé que lo commerce pût en tirer grand parti, ou que la guerre pût charger leurs extrémités de canons , en conservant le milieu vide pour l’appareil. La seconde difficulté est de placer cet appareil à l’abri des coups de l’ennemi : cette dernière difficulté est à peu près résolue quant aux chaudières, mais le tuyau, conducteur de la fumée, reste exposé, et on n’a peutêtre pas assez songé aux cnoséquences d’un coup do canon au travers de ce conduit, au-dessous d’un tillac, Quant aux roues, l’amiral Wuillaumcz les retire en dedans du vaisseau,
ARMEMENT, s. m.
angi. nul lit, armainent. — esp. armamcnto. — ail. aus rustung. — it. armamcnto. — port . armamento.
C’est l’action , c’est aussi le temps employé à armer, équiper un vaisseau ou une armée. On dit tel vaisseau est en armement, son armement est bien long, il y a peu d’armemens , etc. On dit armement en guerre, armement en temps de paix , armement au commerce.
Le négociant qui veut armer en guerre obtient une commission qui l’autorise à courir sus aux ennemis de l’État. Si son armement se mêle à des vues commerciales, il forme un projet d’opération dans lequel toutes les dépenses et les bénéfices espérés sont exprimés, il soumet ce projet à des capitalistes pour faire sa société , alors il choisit un capitaine et lui confie son navire , qui doit toujours, autant que cela se peut, faire retour dans le port d’armement. V. armateur.
et les rend invisibl -s au-dehors ; U le» met un me à l’abri des coups de l'ennemi, en les plaçant des deux côtés de la quille , et leur rotation su fait toul-à-fait intérieurement dans une longue coursive. L’effet de celte action intérieure sur le vaisseau n'est pas encore un théorème.
Quant au commerce, l’usage du vaisseau à vapeur offre aussi deux difficultés majeures, l’espace et la place de l'appareil. Si l’on peut résoudre la question de l’emplacement pour la marine militaire , elle se trouvera résolue pour la marine du commerce. Quant à l’espace, c’est une difficulté insurmontable ; car le point important pour le commerce, c’est de porter beaucoup, et tout ce qui peut diminuer la capacité lui occasionne un préjudice irréparable, et ce préjudice est inévitable, car il faut un très-grand espace pour les chaudières d’ébullition et pour tout l’appareil, il faut en outre loger le combustible nécessaire pour alimenter un feu constant. La seule question de l'espace donne donc lieu à rechercher si le préjudice, produit par la diminution de la cargaison, peut être compensé par les bénéfices que pourraient donner lus vaisseaux de ce genre. L’armateur doit examiner cette question avec des chiffres , en prenant pour données la grandeur de son ^aisseau et tout ce qui en résulte, chaque cas différent donne des chiffres différens et des proportions différentes. Il devra considérer que le vaisseau à vnpsur ne connaît ni le cnlme , ni le vent contraire ; mais il ne faut pas sc laisser aveugler par ces avantages appareils ; il faut les soumettre au calcul. Par exemple, un vaisseau destiné pour les Antilles n’a pas de calmes à craindre; les vents alisés le conduisent à sa destination avec un temps constamment favorable. Quant nu retour, le vaisseau k vapeur ferait une roule directe, par
ARMER. v. a. et n.
angl. to fil oui, to arm, to man. — esp. armai', tripular. — ail. aufirüsten. — il. armarc. — port, armar, tripolar, esquipar.
Mot générique qui a bien des acceptions. Ondit qu’on arme quand on est attaché à un vaisseau en armement. La phrase suivante est commune. » Je me rendis à Brest où j’armai sur le Terrible. »
On arme un vaisseau quand on l’équipe prêt à servir. Un vaisseau de guerre armé est prêt à prendre la mer ; mais le vaisseau marchand tout armé, équipé, n’est pas prêt pour cela; car, s’il charge à fret et à la cueillette, il est tout armé en attendant des chargeurs. Le complément de l’armement du navire marchand, est l’expédition et la remise du rôle d’équipage.
conséquent pins courte ; mais les forts vents d’Oueal qui régnent généralement au nord des Açores» secondés des courans invariables de l'ouest dans cette latitude» ramènent un ▼aisseau à Toiles avec une telle rapidité qu'on connaît plusieurs traversées de Saint- Domingue , en retour pour France, dont la durée n’a été que de 1 8 ou 20 jours ; voilà donc un voyage dans lequel le vaisseau à vapeur n’offre pas une grande supériorité quant à la vitesse. D’un autre coté, il faut cependant reconnaître qu’il n’a pas besoin de mâture, de gréement, de plusieurs jeux de voiles, et d’un équipage assez nombreux pour la manœuvre. C'est, il est vrai, une dépense de moins ; mais cette économie est compensée » car il faut payer un appareil qui coûte très-cher , il faut payer assez de combustible pour entretenir continuellement I’ébulition ; il fant de plus perdre k chaqne chargement une partie du fret que j’estime le cinquième: car sur un navire de 3oo tonneaux » l’emplacement de l’appareil et du combustible n’occuperait pas moinsque la place nécessaire pour arrimer soixante tonneaux ; l'espace qu’on allouera à tout l’appareil occupera dans le milieu do la cale de ce navire une tramlie an moins de dix pieds de long ; cela fait la longueur de trois antennes de barriques. Un pareil vaisseau peut avoir 26 pieds de ban et i3 pieds de cale; les an’enncs seront de iS barriques, et il aura six plans de hoageen bouge, cela fera cinquante-huit tonneaux et demi seulement dans la cale sans compter l’épaisseur des rambades et de leurs monlans. Si le vaisseau augmente de force, l’apport il augmentera de volume, et à ces désavantages il faut ajouter qu’on ne peut arrimer dans le voisinage de cette tranche, ni vins, ni corps gras ou résineux , ni caisses d'objets précieux, enfin rien que la chaleur puisse endommager. Tout cela rédnit en chiffres donne pour le produit de l’appareil et du combustible , une somme qui égale bien le prix d’une mâture, voilure et gréement, ce qui n’empêche pas d’avoir cependant
On arme une prise quand , après l’aroir amarinée , on lui donne un équipage.
Ou arme un bateau quand on met à bord des hommes pour le conduire, et les choses dont il a besoin, comme câbiot, grapin, sabaye,etc.
Ou arme le cabestan quand on place les barres en mettant du monde dessus pour Tirer. V. garnir. V. cabestan.
On arme les avirons quand on les place sur le bord, prêts à ramer.
ARMURE, s. f.
angl. clamp. — esp. armadura. — ail. backe, schaale- — it. armatura. — port, armadura.
C’est une jumelle. V. ce mot ou garde.
ARMURIER, s. m.
angl. armourer. — esp. armero. — ail. schafter. — it. armajuolo. — port, armeiro.
Ouvrier chargé des ouvrages de serrurerie et de l’entretien des armes.
de petits mâts et de petites voile® ; et certainement le loyer d’un équipage ne s’élève pas an cinquième du fret à chaque chargement. On vient de voir qu’on gagne si pen do vitesse dans le voyage des Antilles, qu’il y a des exemples en faveur de la voile.
Qnant au voyage au-delà dn cap do Bonne-Eapérance , le vaisseau à vapeur a de la supériorité parce qu’il n’est pas retardé par les calmes de la ligne , et que sa route est di-» recle. 11 n’est pas obligé de prêter le flanc aux vents généraux pour aller chercher le vent d’ouest. Il peut gagner un tiers de vitesse jusqu’au cap ; et de l’autre côté, il peut naviguer contre mousson, et n’est jamais forcé de faire decircnit pour prendre le dessus i du vent ; mais il ne doublerait pas le cap à contre— saison aussi facilement qn’un gros
vaisseau à voiles; et avec ses roues , il ne saurait affronter et prenire de bout les hautes mers de ces parages; il lui reste eu outre le désavantage de la diminution de son fret, sacrifice d’autant plus sensible que les cargaisons sont précieuses « et l’emplacement de son appareil le lui rend inévitable.
Il s’ensuit qne les avantages notables des vaisseaux à vapeur se réduiseut à la navigation des fleuves, des lacs , et au cabotage dans les pays où les vents sont variables; ils peuvent être utiles dans la bande de vents généraux et alisés pour remonter de côte eu côte. Mais ccs avantages n’ont point tenté le commerce, et n’ont point paru hssC* décisifs pour qu'on les ait employés jusqu’à ce jm»r.
ARQUÉ. adj.
ungl. broken barkcd, cambcred, hagged. csp. rompnlo. — ail. kalzen rurken, bruch. — i/^rotto. — port, rompidy, ctirvado.
Qui a contracté un arc. V. le suiv.
ARQUER, v. n.
Un vaisseau qui s’arque, baisse par ses deux bouts, cet arc parait bien une seule courbure inverse dans les hauts du vaisseau ; mais la quille qui marque mieux qu’aucune autre partie, l’altération de sa forme primitive, contracte des sinuosités qui se composent de plusieurs arcs, ce qui lui donne une forme irrégulière difficile à déterminer. Indépendamment des acculons de la mise à l’eau ou de la vétusté , il y a beaucoup d’autres raisons qui contribuent à donner.de l’arc à un vaisseau. Ce vaisseau, tenu long-temps lège à flot, n’est porté que dans son milieu, ses façons tendent A s’affaisser, le poids des amarres et la direction de leur hal, h/itent ce dépérissement. Une mauvaise distribution de chargement force ù rappeler le vafsseau de guerre en tonture par du lest volant ; ou, dans un vaisseau marchand , par des pesanteurs que l’on porte de l’arrière ou de l’avant, ce qui fatigue d’autant les extrémités du vaisseau et les sollicite à s’affaisser.
ARRAISONNER, v. a.
nngl. to apeak witb , to haie. — ctp. bablar, parlamcutar. — ail. anreJen. — il. parlarc, parlamcntare. — part, chaniar, fallar.
Parler à un vaisseau, lui demander qui il est, d’où il vient, où il va, quelle est sa longitude , la dernière terre qu’il a vue et depuis combien de temps; et les nouvelles politiques.
WRftT. s. in.
angl. embargo. — csp. embargo. — ail. ambaigo. — it. sopra Ktallia, embargo, im ; cdimeiitu. — port, embargo.
C’est l’arrêt ilu prince. U u. vaisseau est arrêté et n’a pas la permission de continuer son voyage. Il y a aussi l’arrêt particulier, ce cas est prévu par l’ordonnance. <> On ne peut arrêter » et saisir un navire prêt à faire voile, si ce n’est pour dettes » personnelles au navire et au voyage entrepris. » Code de commerce, liv. II, lit. II, art. 21 5.
Pour les arrêts, embargo, blocus et causes y afférentes , voir le code du commerce , liv. II, tit. VI, art. 276 et suiv. — Et pour ce qui, dans ce cas , concerne les assureurs, voy. le même, liv. II, tit.. X , sect. II, art. 55o.
ARRIÈRE, s. m. adv. et prép.
Le mot arrière s’emploie de beaucoup de façons :
ARRIÈRE. adV.
angl. abaft, aft, a'stern. — esp. in popa. — ail. binter. — il. in . poppa. rt- port, em popa.
Partie du vaisseau en arrière du grand mât. -r- Extérieur de la poupe. 1 ■ .
en arrière du grand mât.
angl. abaft the main mast. — esp. detras de! pain înavor. — ail. hinter ricin grossen mast — il. dietro del albero maestro. — port, a re du mastro teal. ,
Tout ce qui, dans le vaisseau , est entre le grand mât et le couronnement.
en arrière du vaisseau, lin navire est vu en arrière du vaisseau.
angl. ship astern. — esp. nave de pupa. — ail. hinter. — it. nare in |>uppa. — port, navio de popa, atraz.
arrière, de l’arrière, qui appartient à la partie de derrière d’un vaisseau.
Ainsi on dit Voiles de derrière, pour désigner celles qui,
dans'un trois-mâts, sont en arrière du grand-mât.
angl. after saits. — esp. vêlas de popa. — ail. bintern segel ,
• ûinter aegel.; — iti vole di poppa. r— port, vêlas de popa.
abbièbb; droit de l’arrière, dans ce sens, c’est hors du vaisseau.
angl. right abaft. — etp. detras la popa. — atl. hinter. — Hat. dietro ia puppa. — port, atraz, detraz la popa.
abbièbb. De l’avant en arrière , c’est de bout en bout.
angl. fore and nft. — etp. por proa y popa. — ail. vorne und hinter. — U. per proae poppa. — port, pela proa e popa.