‹ Répertoire polyglotte de la marine, à l'usage des navigateurs et des armateursChapitre 23 sur 140 · ARRIÈRE GARDE · texte numérisé non relu

ARRIÈRE GARDE

angl. rear. — etp. retaguardia. — ail. nach trab. — it. rétro guardia. — port, reta guarda.

Troisième escadre d’une armée, ou troisième division d’une escadre.

En armée , l’arrière garde fait la queue de la ligne ordre naturel ; elle en fait la tête dans l’ordre renversé. Dans les ordres de marche, elle est sous le vent ordre naturel; elle est au vent dans l’ordre renversé. Vent arrière, elle est à bâbord, ordre naturel; elle est à tribord, ordre renversé. — Elle est commandée par le troisième officier en grade de l’armée.

Par extension , on donne ce nom au navire qui ferme la marche d’un convoi. — On le donne aussi dans le port au bâtiment qui le termine à l’opposé de l’entrée.

ARRIMAGE. ». m.

angl. stowage, stowing. — etp. estiva. — ail. Malien. — Hat. iativa, ativa. — port, estiva, arrumaçao.

Ce mot a deux acceptions; la première est celle que lui donne la marine militaire. C’est l’art de distribuer les pesanteurs à des places fixes , selon les lois du calcul, de telle sorte que le centre de gravité soit placé à une distance assez grande du métacentre, pour que le vaisseau résiste aux efforts hydrostatiques et hydrodynamiques; il fautaussiquecespesaateurs soient distribuées dans le sens de la longueur , de ma-

nière que le vaisseau soit placé à une différence de tirant d’eau, telle que scs lignes d’eau soient dans la situation lu plus favorable pour la marche et le gouvernail, d’où il suit que c’est de l’arrimage que dépendent toutes les qualités du vaisseau à la mer. C’est l’objet des calculs les plus habiles de l’ingéuieur.

Mais il ri’en est pas ainsi de la marine du commerce : porter beaucoup, et porter les objets de ses spéculations, voilà ce qu’il lui faut. Les pesanteurs se distribuent à l’estime et à peu prés. C’est déjà quelque chose quand on a égard aux objets les plus lourds pour les mettre dessous. Du reste, on prend toutes les précautions pour que l’arrimage soit parfaitement solide. Aussi , la partie mécanique de l’arrimage des vaisseaux du commerce est-elle toujours très-bien faite. Il y a même des ports où il y a des arrimeurs jurés; et lorsqu’un coup de vent ou autre fortune de mer, ocoasionne des avaries dans les cbargemens faits dans ces ports, les capitaines sont tenus de justifier aux assureurs que leur vaisseau avait été arrimé par un juré.

Au surplus, quoiqu’un navire marchand ne soit jamais calculé, cependant le constructeur en a tracé le plan et les lignes d’eau, suivant une différence de tirant, que le capitaine doit demander, et s’y conformer, en prenant un peu de lest pour l’obtenir, s’il ne le peut par son chargement.

Règle générale : un peu de lest ne gâte rien. Si le navire a déjà navigué, on a dû observer ses qualités, et sous quelle différence de tirant d’eau elles sont prédominantes, et il faut en profiter pour donner au navire la plus grande stabilité possible , la marche la plus avantageuse, et l’eau vive nécessaire au gouvernail pour bien évoluer.

ARRIMER, v. a.

angl. to stow. — esp. arrimar, estivar. abarrotar. — ait. stauen.

— it. gtivaie. port, arrumar, estivar, abarrotar. irr / •

C’est l’art de placer avec solidité les objet» divers dan» la

cale d’un vaisseau, mais surtout les futailles, qui surtout exigent de grandes précautions.

On n’engravc point le premier plan sans antre appui que le lest, parce que le lest tasse par l’effet du mouvement du vaisseau , et les futailles n’auraient pas la solidité nécessaire pour soutenir tout l’arrimage supérieur ; il faut toujours que ces futailles portent sur leurs pailles et coins ; condition sans laquelle il ne peut exister de bon arrimage. Les futailles s’arriment à côté les unes des autres; leur longueur se place dans le sens de la longueur du vaisseau. Tout un rang transversal se nomme une antenne; les deux pièces les plus voisines du bord se nomment les ailes; la réunion de toutes ces antennes se nomme plan.

Aujourd’hui la marine militaire lait usage de caisses de fer, au moins pour le premier plan. V. caisse.

On fait plusieurs plans les uns au-dessus des autres; la hauteur de la cale en détermine le nombre. On mesure la longueur de l’antenne à arrimer, et on divise cette longueur par le bouge des futailles qu’on se propose d’arrimer, le quotient donne le nombre de futailles qui doivent composer l’antenne. Si ce nombre est pair, on en met une de chaque côté du milieu de la carlingue, et cela est préférable , à cause des épontilles ; si le nombre est impair, on place la première futaille sur la carlingue.

La condition expresse de l’arrimage est de débouger la pièce, c'est-à-dire de faire en sorte que son bouge ne touche à rien.. Pour cet effet, on place à peu près sous le second cercle, après le jable , une bûche que l’on nomme paille. Son élévation est telle que la pièce portant bien à plat sur cette partie ne porte sur rien par le bouge. Elle doit pareillement être débougée par le côté, en sorte qu’elle ne touche pas sa voisine. Alors on prend soin qu’elle soit dirigée à peu près suivant une ellipse, qui , passant par son eehtre , vienne

ahoutir à l’étrave ou bien à l’étambot; c’est-û-dire que si l’on arrime en avant du grand mât , le bout d’avant doit regarder en dedans; mais si, au contraire, on arrime en arrière du grand mût, c’est le bout d’arrière de la futaille qui doit incliner un peu en dedans.

Les fonds doivent être bien verticaux. La bonde en-dessus et les deux jables, l’un par rapport à l’autre, dans une ligne horizontale, dont on s’assure avec une règle et un niveau. Quand cela est bien, on place sur les pailles, quatre coins que l’on frappe tous les quatre en même temps La pièce est alors inébranlable. On coule du lest ou du bois de billette entre les pièces que l’on vient d’arrimer, et ainsi des autres. Quand on est rendu sur les ailes, on emploie des futaillesplus petites, si on en a, et, dans tous les cas, on remplit de bois le vide des ailes, de manière que ce bois serve à acorer l’antenne , dont le dessus doit être horizontal.

Il est plus.solide d’arrimer bouge sur bouge , mais l’économie de l’espace fait qu’on arrime souvent bouge, en bouge.

Il est encore une autre manière d’arrimer, qu’on nomme bouge en jable;, c’est ce que les Anglais nomment hilge and cunt Une. Cette façon d’arrimer a lieu pour les ebargemensde vin , parce qu’on y gagne beaucoup d’espace. Dans cette méthode, il n’y a pas d’antenne , les barriques sont alignées dans le sens de la longueur du vaisseau : c’est assez peu solide.

Pour arrimer en grenier , voyez charger.

On dit qu’on arrime en breton, quand on place la longueur de la futaille dans le sens de la largeur du vaisseau , ce qui est fort rare : c’est ce que les Anglais nomment a burton.

ARRIMEUR. s. m.

angl. stower. — esp. «stivador. — «//..slaner. — it. stivatore. — port, arrumador.

Celui qui arrime. Il est juré dans certains ports. Son ininis-

1ère est utile dans les navires affrétés. Son certificat met le capitaine en sûreté, dans bien des cas, envers les affréteurs’et assureurs.

ARRIOLÉE. V. arioléc.

ARRISER. vicieux. V. riser.

ARRIVÉE, s. f. V. ce que nous avons dit au mât abattée. V. le suivant.

ARRIVER, v. n.

angt. to be ir up, to bear away. — esp. echar en vêla, arrivai-.

— ail. anluven, auf duven. — it. ammollare. — port, arribar largar, ir de lo, metter de lo, aguçar de lo.

Faire uue arrivée.

C’est éloigner le devant du vaisseau de la direction du vent; et comme dans l’arrivée le vaisseau court de l’avant, c’est le derrière du vaisseau qui se meut et se rapproche du lit du vent. — - Ou arrive toujours depuis le plus près jusqu’au vent arrière, terme de la plus grande arrivée, au-delà de laquelle le mouvement giratoire se prolongeant, c’est une élofée. L’arrivée ne peut se faire qu’avec le vent dans la voile; ainsi elle commence à six pointes du lit du vent. L’arrivée se fait à l’aide du gouvernail , et il ne faut pas perdre de vue que dans ce mouvement c’est l’arrière du vaisseau qui se transporte : c’est le contraire de l’abatlée.

On dit qu’on arrive à plat quand ce mouvement est entier et brusque jusqu’au vent arrière.

On dit qu’on arrive lof pour lof quand on vire vent arrière. On arrive en dépendant quand on arrive peu à peu, jusqu’au point nécessaire.

On arrive dessus, en portant résoluement sur un vaisseau pour le couper ou le combattre; ou sur une terre sans hésiter. On arrive par la contre-marche en escadre , quand chaque

vaisseau de la ligne vient arriver successivement dans les eaux du vaisseau qui le précède. V. contre-marche.

ARRONDIR, v. n.

angl. to round. — etp. montai-, — ail. umaegeln. — il. ritondare, montare. — port, dobrar.

Naviguer autour d’un objet, décrit une route A peu près circulaire autour de lui, en le conservant à la même distance , ou à peu près.

ARSENAL, s. m.

angl. arsenal, dock yard. — etp. arsenal naval. — ail. see arae-

nal. — il. arsenale. — port, arsenal naval. I

Dépôt fortifié, où l’on trouve tout ce qui peut entrer dans la construction et l’équipement des armées navales. C’est la réunion de tous les chantiers, bassins, ateliers, forges, corderies, magasins^ armes , munitions de toute espèce de guerre et de bouche, et autres, boulangerie, etc.

ARTIFICES, s. m. V. brûlot,

ARTIFICIEL, adj. V. pôle; voy. boussole.

ARTILLERIE, s. f.

Réunion de ce qui concerne les canons et le caqonnage de la marine. Jadis, il y avait un corps royal des canonniers^de la marine ; il a été converti en infanterie , pour la garnison des vaisseaux. Les canonniers sont pris, aujourd’hui, dans les classes, parce qu’en effet les officiers de vaisseau doivent seuls commander l’artillerie de leurs vaisseaux. Toutes les parties d’une marine militaire doivent être dans les mains des officiers de combat. On n’a conservé que les directions , et un seul régiment, qu’on fera bien encore de supprimer.

ARTIMON, s. m.

angl. mizen. — csp. mczana. — a//, bcsalin. — it. mezzana , arlimonc. — port, nicsena.

Voile la plus de l’arrière, près du timon. C’est nue voile d’évolution, et, à la distance où elle est du point giratoire, elle agit puissamment sur l’arrière du vaisseau. L’artimon était jadis une voile latine; elle était enverguée sur une antenne, au bout inférieur de laquelle était une hourse. Ce dernier mot est resté seul par abus et on nomma cette antenne une hourse. On a commencé par supprimer la partie inférieure de la voile, et, de latine, elle est devenue aurique trapezolde. Elle est arnurée au milieu du vaisseau. Enfin , on supprima la partie de l’antenne en avant du mât, et cette vergue devint la corne d’aujourd’hui. Il est devenu d’un usage presque général de border l’artimon sur un gui. L’artimon se cargue le long de sa vergue. V. oargues. V. mizaine.

ASCENSION — droite.

angl. ascension. — esp. ascension recta. — ail. anfsteigenrecht.

— il. ascensione diritta. — po t. asccnsao, direita.

Arc de l’équateur, compris entre le premier point du bélier, et un méridien passant par le centre d’un astre. Elle se compte de l’ouest vers l’est, et par degrés, jusqu’à 36o ; en partant du premier point du bélier, elle se compte 9ur l’équateur, et la longitude de l’astre se compte sur l’écliptique. Pour le soleil, on dira :

Le cosinus de l’obliquité de l’écliptique Est au rayon ,

Comme la cotangente de la longitude du soleil Est à la cotangente de son ascension droite.

A SEC — de voiles. - i

angl. ululer b are pôles a bull. — tesp. a. palo seco, abretonar , a arbol scco. — ait. top und takel. — il. asecco, at.dnrc a

1 ' seccoi — port, a arvore se ua, Caseo.

C’est n’avoir aucune voile au vent. V. fuir.

a sec. — être à sec , assécher.

angl. dry. — e»p. «eco. — ail. stranden. — il. a secco. — port ■ acbicar.

Situation d’un vaisseau échoué, et totalement abandonné par la mer, au point de pouvoir s’y rendre à pied sec. — État d’un rocher ou d’un banc de sable que la mer laisse complètement à sec. V. découvrir.

ASSEMBLER, v. a.

angl. to join. — etp. ayuatar ail. schcrben. — il. giongere. —

port, cndcatar.

C’est joindre , réunir, deux ou plusieurs pièces de bois ensemble. On les assemble en les faisant abuter, — en les faisant afTIeurer, — en les faisant s’endenter, soit à tenon simple, à queue d’hironde, ou par un écart, soit à caillebotte. V. mât. On a essayé d’assembler les jumelles des mâts avec des tenons rapportés, en supprimant les caillebotles. Cette méthode est bonne, facile, expéditive, et permet d’employer des bois de moindre échantillon.

ASSEZ, adv. V. tiens bon-là.

ASSIETTE, s. f.

angl. tiim. — esp. asiento. — ail. art wie einsclulF iiegN — «<• positura, sito. — port, situncao, assnnto.

Situation la plus avantageuse ort puisse sc trouver un vaisseau pour jouir de toutes ses qualités à la mer.

Un vaisseau peut être en tonlure, et n’être pas en assiette, c’est-à-dire qu’il est bien à la différence conforme à ses lignes d’eau; et cependant les pesanteurs peuvent être si mal distribuées, qu’il n’ait aucune des qualités qui lui sont nécessaires à la incr; il peut en résulter une sorte d’engourdisse-

uient qui lui fasse perdre sa marche. Le centre de gravité de système est-il trop élevé? le vaisseau perd sa stabilité. L’assiette dépend donc de l’arrimage et de la distribution judicieuse des pesanteurs : alors le navire a toutes les qualités dont il est susceptible.

ASSOURDIR, v. a.

angl. to nulle the oars. — etp. enaordecer. — ail. betauben. — ■

U. assordare. — port, ensurdecer.

On assourdit les avirons d’un canot quand on veut qu’il ne soit pas entendu de loin; c’est souvent une ruse de guerre. Cela se fait en les fourrant dans la loletière. On va même parfois jusqu’à leur graisser la pelle , pour qu’en entrant dans l’eau elle n’en fasse pas jaillir, non plus qu’en sortant de l’eau. Alors, en ramant avec précaution d’un temps bien obscur, on peut passer inaperçu, ou surprendre un ennemi mal sur ses gardes.

* ASSURANCE, s. f.

angl. insurance. — etp. seguro. — ail. aasecuram. — it. sicurta assicurazione. — port, seguro.

L’assurance est une gageure, un contrat par lequel un particulier, une société , ou une chambre d’assurances, répondent desaccidens qui peuvent arriver à un vaisseau, ou à des marchandises chargées sur un vaisseau. Pour indemniser l’assureur des risques de sa gageure, l’assuré lui paie une redevance sous le nom de prime d’assurance. Cette prime est arbitraire; elle se fixe en quotité pour cent, et doit être exprimée bien clairement dans le contrat qui se nomme police d’assurance. Cette police détermine de la manière la plus précise toutes les conventions passées entre l’assureur et l’assuré. La prime , le mode du paiement de la prime , si la prime sera acquise ou non dans tels ou tels cas , la quantité d’avaries que l’assuré ne pourra répéter, etc., etc.

L’assuré fait souvent assurer la prime, pour ne courir que le risque assez léger de la prime de la prime. V. code de eom, liv. a, tit. 10, art. 342*

L’assurance n’étant dans la réalité qu’un jeu sur chances et hasards, est soumise aux chicanes, aux discussions, à la fraude et à la supercherie ; aussi l’ordonnance s’est appliquée à prévoir tous les cas et à régler toutes les difficultés qui peuvent naître entre l’assureur et l’assuré. Mais comment tout prévoir? une condition de la police peut parfois s’interpréter de deux façons contradictoires.

Une police portait la phrase suivante : « L’assureur est bonifié de îo pour cent d’avaries.» Le capitaine fit des avaries qui furent réglées sur le pied de îa pour cent : il les répéta contre son assureur, et il ne lui fut alloué que a pour cent.

Ce même assureur avait assuré dans un autre port, et la police contenait la même clause : le capitaine réclama ao pour cent d’avaries survenues à son vaisseau. L’assureur, fort du premier jugement , prétendit être bonifié de 10 pour I

cent. Il perdit et fut condamné à payer la totalité. Le considérant établissait qu’en le bonifiant de îo pour cent on entendait qu’il ne lui serait rien réclamé jusqu’à ce que les avaries s’élevassent à îo pour cent et au-dessus.

Ces sources de chicane et les causes de nullité doivent être évitées avec soin. V. code du corn., liv. a, tit. îo, art. 347, 349, 357, 565.

ASSURANCE — prime d’. -

angt. premium of insurance. — ttp. premio di seguro. — ait. prcmie. — it. prima. — port, premio d' seguro

V. l’article ci-dessus, et code du com. , liv. a, tit. 10, art. 33a, 543, 364.

ASSURANCE. Chambre d’assurance.

Société d’assureurs solidaires qui prennent tous les risques

en commun. Ces chambres sont plus solides que les particuliers isolés, mais aussi elles sont bien plus diificultueuses.

ASSURÉ, adj.

an*>i. insured. — esp. segurado. — ait. versicliert. — it. assicurato. — port, assegurado.

Objet assuré, soit vaisseau, soit marchandises sur un vaisseau , même le propriétaire. L’ordonnance ne le nomme pas autrement.

ASSUREUR, s. m.

angl. insurcr. — esp. asegurador. — ait. assecurant. — it. mallovadore. — port, segurador.

Celui qui garantit les objets assurés ; il paie le dommage conformément à la police d’assurance.

ASSURER, v. a.

angl. to insure. — esp. asegurar. — ail. versichern. — it. as«icuiare. — port, assegurar.

Prendre sur soi le risque de l’assurance. On assure pour risques de paix ou pour risques de guerre. Un vaisseau qui ne serait assuré que pour les risques de la mer, et qui ne stipulerait pas le cas de guerre , ne pourrait rien répéter à ses assureurs s’il était pris.

ASSURER — le pavillon.

angl. to make a colour good. — esp. afianzar la color, afianzar la bandera. — ail. die flagge versichern. — it. assicurare 1a bandeira, — port, segurar la bandeira.

Vaine cérémonie qui fut jadis respectée , et dont on se rit

aujourd’hui. On ne pouvait alors agir hostilement sous un

autre pavillon que le sien, ce qui était conforme au droit

public. En conséquence quand on voulait faire connaître que

le pavillon déployé A l’arriére était celui de l’Etat auquel on

«appartenait, on tirait un ou deux coups de canon à boulet : c’était là ce qu’on nommait assurer le pavillon; mais aujour* d’hui que le succès à la guerre justifie toutes les ruses, on ne craint pas de tirer à boulet sous un faux pavillon , c’est une violation du droit de la guerre.

ASTROLABE, s. m.

Ancien instrument d’astronomie, abandonné depuis longtemps par la marine.

ATALINGUER — V. entalinguer.

ATMOSPHÈRE, s. f.

V. air, horizon, pompe, baromètre et thermomètre. ATONTURAGE. s. m.

Mot usité , quoique vieux. V. tonture.

A TRAIT — et à rames. Ancienne locution qui voulait dire à la voile et à la rame.

ATTENTION. — V. exécution.

ATTÉRAGE. s. m.

Voisinage, approches de terre hors de vue. Un vaisseau est sur l’attérage des côtes d’Europe , dès que la sonde lui donne fond au large de ces côtes.

ATTÊRER. v. n.

angl. to make the land. — esp. arribar. — ail. das land anthun.

— if. approdare, pigliare terra. — port, totnar terra.

Arriver sur l’attérage , s’assurer de laproximité de la terre.

ATTÈRIR. v. n.

C’est arriver à terre , la voir, et se rendre à sa destination.

ATTÉRISSAGE. s. in.

Du moment que le verbe attérir, quoique vicieux, a été reçu, et qu’on lui a donné un sens particulier; le mot atterissage a été de suite. On entend donc par ce mot l’action d’attérir.

Ainsi un vaisseau du Hftvre qui prend sonde au large de la Manche, est sur l’attérage, et bien loin de son atterissage ; il attére et n’attérit pas.

ATTINT. s. m.

angt chock, cirât. — tsp. choqur», benchimienlos. — ntl. lalben, kcile, kuntje. - il. incimcnti, tacclii. — port, < unho.

Coin, cale, crampe de bois, taquet, tout objet enfin dont on se sert pour en appuyer un autre au roulis, le rendre solide, et l’empêcher de céder au mouvement du vaisseau.

ATTINTER. v. a.

angt. to jam, to sccure. — esp. poner li s choques. — ait. kalbeo setzen. — il. mettere li incimcnti. — port, botar os cenhos.

C’est mettre les attints.

ATTOL. — Et son diminutif ATTOLON.

Mot qui , dans le langage des Maldives, signifie un groupe d’îles.

ATTRAPEE, imp.

Commandement extrêmement usité dans les ports de l’Océan. Il s’applique presqu’à tout; on l’emploie comme suit.

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