‹ Répertoire polyglotte de la marine, à l'usage des navigateurs et des armateursChapitre 32 sur 140 · V. livarde · texte numérisé non relu

V. livarde

BALISAGE, s. m.

angt. beaconage, tonnage. — esp. dcrechos de balizas. — ait. baaken gcld, tonnen geld. — il. dritti di gavitclli. — port. direitos das balizas.

Droit qu’on paye dans certains ports pour l’entretien des balises et bouées placées sur les dangers de l’entrée.

Action de baliser, de placer les balises.

BALISE, s. f.

angl. beacon. — esp. balisa. — ail. baake. — it. marca. — port. baliza.

Signal placé sur un danger pour annoncer le lieu où il existe. La balise est une perche , un matereau , une vergue

de fer plantée sur le danger. On surmonte la balise de quelque chose d’apparent, comme baril ou un gros balay, afin qu’on puisse la voir de plus loin. Il serait à désirer qu’on piélât toujours les balises, surtout dans les ports de marée. Par extension, on nomme vaisseau balise, un bâtiment mouillé sur un danger hors de vue de terre. Ce navire porte un phare la nuit, et fait des signaux de brume le jour, quand cela est nécessaire, pour avertir du danger. II y en a un de cette espèce à la pointe du nord du banc de Godwin , au Pas-de- Calais.

BALLE, s. f.

angl. shot. — esp. bala. — ail. bail. — it. j alla. — port. bala.

Globe de plomb qu’on lance avec le fusil. Dans le service de France , les balles sont de dix-huit à la livre Le fusil de munition qui les lance a sept lignes neuf points de calibre.

BALLE à feu. V. roche à feu.

BALLE à queue.

angt. loggcr head. — esp. bala con una cola. — ail. schwant bail.

— it. patla con una coda. — port, bala com humacauda.

Gros boulet sur lequel on soude un manche de fer, à l’aide duquel on le fait rougir au feu. On le plonge tout rouge dans le bray qu’on veut fondre pour l’employer, ou même dans le goudron qu’on veut appliquer à chaud. La balle à queue ne s’emploie pas dans les ports; elle ne sert qu’à bord.

BAKC. s. m. ,

angl. bank, shallow, Hat, sand. — esp. banco, banco de arena, seco. — ail. bank, sand bank. — it. banco, banco de arena, secco. — port, banco, banco de arena.

Sommité, élévation au-dessus du fond, de quelque nature età quelque profondeur que ce soit, lls’en suitqu’ilya nécee-

sairement plusieurs espèces de bancs, comme sable, gravier, coquillage, vase, roche, etc., etc.

Les bancs intércsseut diversement la marine, selon la profondeur de l’eau qui les recouvre ; les uns sont dangereux quand on ne peut les franchir, les autres, dont la position est avérée, sont utiles pour rectifier l’estime. Dans les pays de marée, il y a des bancs qui couvrent et découvrent.

Le banc a une grande étendue relative au lieu où il se trouve ; on donne ce nom à un danger renfermé dans une baie; et ce même banc serait à peine une vigie dans l’océan. En définition exacte, le mot banc est embarrassant, car qu’est-ce qui distingue le banc, du haut-fond, et quelle différence entre un banc de roches à fleur d’eau et une bature? II n’y a rien de précis sur la ligne de démarcation entre ces mots. Un haut-fond peut s’élever sur un banc, dont il diminue alors le brassiage. La mer déferle toujours sur la batture, qui prend le nom de brisant. Si la batture est d’une trèspetite étendue , ce sera une basse. Si elle a une grande longueur sur une petite largeur, ce sera une chaîne; au surplus, cette nomenclature géographique n’a rien de fixe, et la marine ne l’a soumise à aucune loi.

bakc de glace.

angl. ice bank, ice ridge , icc island. — esp. banco de hielo. — ail. eis feldcr. — il. banco di ghiaccic. — port, banco de gelo.

Amas de glaces réunies qui occupent une grande étendue. V. hanequise.

banc de brume.

angl. fog bank. — etp. banco de bruma. — aH. mist bank. — it. banco de nebbia. — port, banco nevoao.

Amas de brume qui se fait apercevoir sur la mer. Cet amas a l’apparence d’un nuage épais, qui intercepte la vue de tout

objet au-delà. Quelquefois le banc de brume se montre sous l’apparence de la terre. 11 y a des exemples d’une illusion si complète, que les marins les plus exercés y ont été trompés : quand on ne s’y trompe pas, on la nomme terre de beurre.

banc de quart.

Ce banc est supprimé.

banc de la chambre.

angl. lockers, stem sheets. — csp. banco de la caméra, stüa de la cameia. — ail. kammern bank. — il. banco de sedia. — port, caixa, cadeira de camara.

Bancs qui environnent la chambre de conseil et la grande chambre; ces bancs sont fermés à clé, et servent comme caissons; ils servent aussi comme sièges ; et , dans les navires de commerce , ils servent de lits.

Le compartiment de derrière, dans les chaloupes et canots, est aussi environné de bancs pareils qui servent de sièges aux personnes passagères ou aux officiers.

banc de rameurs.

angl. twarts. — esp. banco , escagno.— ail. rojer banc. — il. scanno di rematori. — port, banco de remadores.

Ce sont les baux des bateaux; ils sont encastrés dans la bauquière, et servent de siège aux rameurs; leur distance doit être telle, que le rameur puisse allonger les jambes, pour avoir pied à tôle, il faut qu’il puisse porter son corps en avant sans donner de son aviron dans le dos du matelot placé devant lui quand il rame.

banc de poisson.

Réunion de poissons de même nature, dans la saison du passage, comme hareng, sardine, maquereau; enfin, on nomme banc d’huîtres, l’étendue de l’huîtrière, lieu où les huîtres se trouvent agglomérées.

BANCQUIER. s. m.

angl. banquer. — etp. banqueru. — ail. bonker. — il. baucbiere. — port, banqueiro.

Bâtiment qui ya faire la pêche de la morue sur le banc de Terre-Neuve. Ces petits navires ne prennent point connaissance de terre , ils se tiennent sur les sondes du banc, mettent à la cape et pêchent sous voile ; ils salent leur morue au fur et à mesure qu’ils la pêchent et l’apportent eu frais sel : c’est ce que dans le commerce on nomme morue fraîche ou morue verte. Leurs principaux marchés sont Saint-Malo, Granville, Honfleurct Dieppe.

BANCQUISE. s. f.

Nous croyons devoir conserver cette orthographe, Vil— leucle l’a conservée au mot banequier, et l’a supprimée an mot banequise ; nous croyons que le c est radical et ne doit pas s’effacer.

angl. body of ice, fart ice. — esp. banco de liielo. — ail. eis bank — it. banco di ghiaccio. — port, banco de gclo.

Banc considérable de glaces, qui défend les approches de terre aux vaisseaux. Les Français destinés pour la pêche sur la côte de Terre-Neuve, sont souvent arrêtés par la banequise à une grande distance au large ; mais l’intérêt et une émulation réciproque leur font mépriser le danger. C’est une régie reçue qu’il ne s’établit qu’un seul navire dans un hâvre; et la côte de l’ile, hachée à l’infini, en offre une très-grande quantité; mais les meilleurs sont recherchés, tant pour l’abri que pour l’abondance de la pêche dans le voisinage : le premier vaisseau établi dans ce port eu reste maître, ainsi tous les efforts des capitaines tendent à prendre tel ou tel havre de préférence. On méprise donc la banequise, et on essaie de la traverser. Les navires terre-neuviers sont solidement construits; ils diminuent de voile, et tâchent d’aborder la glace de-

bout au corps et sur leur air, dans un endroit où ils voient une clarière; dès qu’ils touchent la glace, ils forcent de voile, et parviennent à séparer les glaces qui ne sont qu’agglomérées sans faire masse. Il leur arrive souvent d'y rester enfermés jusqu’à ce que les glaces leur livrent ellcs-mCmes passage. Lorsque la kanequise paraît inabordable, on prend le parti d’envoyer un bateau en avant, prendre havre. L’ordonnance dit bien de ne l’envoyer qu’après avoir vu la terre ; mais on esquive cette ordonnance, et on l’envoie à de très-grandes distances. Ce bateau n’hésite pas à aborder la banequise , et s’il se trouve embarrassé au milieu des glaces, il est muni d’une forte cheville à glace, qu’il y enfonce, et qui lui sert à établir une forte caillorne, à l’aide de laquelle il se hisse à sec. L’équipage s’établit là comme à terre, allume du feu , fait sa cuisine, chasse , et tue parfois des ours blancs qui se sont trouvés sur les glaces au moment où elles ont débâclé du rivage; il reprend ensuite la mer aussitôt qu’il en voit la possibilité. ■" '»

BANDE, s. f.

angl. lût, hcel. — «/>. banda. — ail. kielung. — il. banda. — port, banda.

Inclinaison d’un vaisseau . de quelque cause que cela provienne, soit d’un faux côté ( V. bordier), d’un défaut d’arrimage, ou de l’impulsion du vent sur les voiles.

Un vaisseau qui donne la bande n’est plus dans ses lignes d’eau et perd de ses qualités.

BANDE (donner la), être à la BANDE.

angl. to list, to beel. — csp. tumbar , dar et costado. — ail. ana aie reile krengen, auf die aeite legen. — il. dare alla banda — port, dar a banda, dar lados.

Situation d’un vaisseau incliné sur un côté. •

BANDE, demi-bande, donner la demi-bande.

angt. boot topping, parlement hcc!. — esp. pendoles dar pendoles. — ail. halbe kielung. — il. dar pendoli. — port, pendorar hum uavio, dar pendor ao navio.

On donne la demi-bandeaux vaisseaux dont on veut visiter une partie de la carène, pour la nettoyer, l’espalmer, réparer une voie d’eau, ou des coups de canon après un combat. On ne se sert point d’appareil ; on donne la demi-bande en légissant un peu le vaisseau, et en portant les pesanteurs du côté qu’on veut incliner. Par ce moyen on peut éventer sept ou huit virures, ce qui n’est pas sans danger. Le Royal- George, vaisseau anglais à trois ponts, a chaviré sur la rade de Spithead dans une demi-bande trop forte qu’on ne sut pas maîtriser.

BANDE, passer à la bande.

angt. man the shrouda. — esp. llan;ar a las jarcias. — ait. leute um die wand wafFnen. — it. chiamare in di costieri. — port. chamar cmçarcias dentre.

C’est garnir les haubans et Ie3 vergues de matelots pour saluer de la voix.

BANDE de toile.

angt. band. — esp. capa, faxa. — ail. bander, band. — U. roaniche di loua. — port, forro.

Espèce de ruban large comme la moitié ou le tiers d’un lé de toile, ou plutôt lé de toile à voile coupée dans sa largeur et réduite au tiers ou è la moitié suivant l’usage qu’on en veut faire. Les gaines des voiles, les bandes de ris, les croix de Saint-André ou barates, sont des bandes de toile cousues sur les voiles pour les renforcer où cela est nécessaire.

BANDE de ris.

ang. reef band. — csp. faxa de los rizoa. — ait. reef bander, reef bande. — il. banda di rizze. — port, banda doa rizei.

Bande de toile transversale que l’on coud sur l’avant d’une

voile , pour renforcer la toile dans laquelle on perce les œils

destinés à recevoir les garcettes de ris.

BANDE de fourrure.

ang/. parcelling. — csp. cinta, capa, faxa de vieja tela. — ail. schmarting. — il. imbroglio, maniche di lona. — port, forro.

Bande coupée dans de la vieille toile, dans de la fourrure.

On l’emploie pour envelopper le filain sous la garniture ,

garnir les câbles dans l’entalingure, etc., etc. V. fourrure.

BANDE de fer.

angl. piale. — csp. < bapa. — ait. eisern plattern. — il. lancine de ferro. — port, chapa.

Morceau de fer plat, long, étroit et mince. La bande de fer sert ù garnir ou préserver , et renforcer des pièces de bois.

BANDE du nord.

angl. nortward. — csp. banda de norte. — ail. seite von nord.

— il. banda da tramontana. — port, bauda de norte.

Moitié de l’horizon du côté du nord , et quelquefois improprement tout l’hémisphère. On dit, la bande du sud est plus étoilée que la bande du nord.

BANDE de terre. v-—

angl. tract of land. bel; ofland. — csp. banda de terra. — ail.

Iant bander. — it. banda de terra. — port, banda de terra.

Usité dans les colonies, pour désigner une étendue longue

et étroîtè en plaine, entre la mer et le pied des montagnes.

BANDE (en).

angl. todouse. — esp. largar. — ail. aufein mal lo» uiachen. — it. largare. — port, largar.

Larguer en bande, c’est ouvrir les mains, et laisser entièrement aller un cordage sur lequel on faisait force, ou sur lequel on tenait à retour.

Un cordage en bande forme un arc susceptible de balancement; s’il fait plus qu’un arc, il est en double.

BANDEROLLE. s. f.

angl. small pendant. — esp. banderola. — ail. klein wimpel. — it. bandelia. — port, banderola.

Longue bande de couleur, de la forme d’une flamme, sorte d’ornement qui ne dit rien, qui n’indique ni nation, ni grade, et que tout le monde peut arborer.

BANNE, s. f. V. tente de nage.

BANNIÈRE (en), f. f.

angl. flowingsheets. — esp. escotas volantes. — ail. raumschooten.

— it. scotte larghe. — port, escotas volantes.

Unevoile est en bannière lorsque ses écoutes sont largues, elle pavole comme un guidon, soit que les écoutes cassent, ouqu’on les largue à dessein pour signal de très-loin.

BAPAUME. s. f.

Vieux mot qui signifie qu’un vaisseau est sans action, soit par un dégrément complet, soit par calme, ou par confusion dans l’orientement de ses voiles. On dit alors qu’il est à la Bapaome. V. pantène.

BAPTÊME, s. m.

angl. duking. — esp. bautismo. — ail. die taufe. — it. batte, aimo. — port, baptismo.

Ancien usage établi à la mer. Sorte de bienvenue qu’on fait payer à ceux qui, pour la première fois, passent l’équateur. ou même un tropique. Le vaisseau neuf est lui-même

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soumis à cette cérémonie burlesque dont les passagers et principaux officiers se dégagent avec quelque argent, les autres subissent une aspersion copieuse d’eau de mer après avoir, au préalable, prêté un serment comique. Cette farce est queiqueiois plaisante, quand un équipage en gaieté joue la scène du message du père la ligne et l’arrivée triomphante de Neptune armé d’une fouine et accompagné d’Amphytrite, l’un et l’autre goudronnés de la tête au pied, et saupoudrés de toute la plume d’un oreiller, tramés dans un affût en guise de char , etc. , etc. , etc.

BARACHOUAS. s. m.

angl. inlet. — csp. laguna. — ail. canale. — it. laguna. — port. tagoa.

Sorte de port renfermé entre des rescifs de corail , et dans lequel on n’entre que par un petit canal coupé à pic dans les rescifs qui sont à fleur d’eau. Tout l’Océan indien abonde en barachouas. Par extension , on donne ce nom à des espèces de lagunes comprises entre le rivage de la mer et la végétation. Ces lagunes sont quelquefois considérables, s’opposent à l’arrivée à terre, et quand elles ne sont pas guéables, forcent à de longs circuits. La côte d’Afrique dans l’Océan atlantique est couverte de ces barachouas , que les raz de marée ouvrent ou ferment fréquemment.

BARAQUETTE. s. f.

Sorte de petite moque à plusieurs rouets bout à bout, que l’on place entre des haubans de hune et de perroquet, tout auprès des capelages, pour servir de conduite.

BARATE. s. f. .

angl. ballance reef. — csp. cru 7. de san andreo. — ail. kreuti von aanct andres. — it. croce de san endrea. — part, cru* de san andreo.

C’est la croix de Saint-André. Ce sont deux sangles dont

on renforce le fond de la inizaine, en les plaçant diagonalement, attachées aux quatre coins de la voile , pour résister aux violentes tcmnêtcs.

On place des croix de Saint-André de toile neuve pour renforcer le fond des vieilles voilcs.'Elles sont cousues sur la voile, à partir des pattesdu bas ris dans les huniers, jusques aux points d’écoute : dans ce cas, c’est seulement une croix de Saint- André, ,cc n’est plus unebaratequi ne peut être faite que de sangle ou de baderne.

BARATERIE, s. f.

angt. baratry. — esp. barateria. — ail. bartcrie. — U. barratteria. — port, barateria.

Fraude, dol, malversation du capitaine, tendant à détourner, à déguiser des marchandises, à supposer des accidens, ou la nécessité d’une relâche, faire fausse route, s’entendre avec les ennemis de l’Etat, leur livrer son vaisseau , Cire de connivence avec les armateurs contre les assureurs, altérer les faits en conséquence, se faire des avaries pouraugmenter ceux qu’on a contractés, afin de les élever assez pour les faire payer aux assureurs; tous ces délits sont prévus par l’ordonnance et constituent la baraterie de patron. V. l’ordonnance de la marine, de 1681, tit. 1, liv. 1.

Le crime de baraterie emportait jadis la peine capitale, aujourd’hui tous les cas de baraterie retombent dans ceux du Code pénal, loi du i5fév. 1810, liv. 3.

BARBE, s. f.

angt. hood, whoodings. — esp. rabezas de tablas encajadas en el alcfris. — ail. kopf einer plank, 1 lanken kopfe. — it. teste di bordaggi iudentatc nella battit ura. — port, cabcças de ta boas encaixadas no aleftis.

Barbe de bordage, bout de la tête d’un bordage qui se noie dans la rablure de l’étrave ou de l’étambot. Les premières se nomment barbes de devant et les autres barbes de derrière.

Dans la construction de >!. Ducrest , construction qu’oa n’a pas assez appréciée, il y a des enveloppes de bordages perpendiculaires, qui portent leurs barbes dans la rablure de la quille.

BARBES, en barbes, mouiller en barbes.

angl. uoder foot, drop an anebor. — csp. ancta perpendicular, —

port, ancora sobre alefris de roda. - ail. anker falten lassen

il. ancora sobre la battidura de asta.

Ancre qu’on mouille provisoirement, quand on craint qu’un autre câble ne casse , là où il n’y a que peu de chasse. Dans cette situation , le câble se dirige comme les barbes des bordages ; mais cette manœuvre n’est bonne qu’autant qu’on file du câble de l’autre ancre pour faire mordre celle en barbe. Cette opération est dangereuse par la facilité de surjounlier l’ancre en barbes.

On dit aussi qu’un câble d’affourest en barbes, quand il tombe perpendiculairement de l’écubier, sans appeler. En général, tout câble qui n’appelle point est en barbes, c’est-àdire dans les barbes des bordages.

BARBE, sainte-Barbe.

angl. gun room. — ctp. santa barbara. — ail. konstape! kammer.

— U. santa barbara. — port, s.inta barbara, praça de armas.

Retranchement entrepont depuis la barre d’estain jusqu’à peu près le mât d’artimon. Cet espace , jadis à la disposition du maître canonnier, n’a plus cette destination : c’est un magasin sur les frégates à la disposition du capitaine, c’est dans la sainte-barbe qu’est le jeu de la barre du gouvernail.

B ARBETTE, s. f.

Batterie non-couverte; les frégates aujourd’hui sont percées d’une batterie à barbette de bout en bout sur les passavans,

en plutôt sur le pont sur gueule, car aujourd'hui elles n'ont plus de passavans.

BARBEYER ou BARBETER. v. n. V. fasier.

BARDIS. s. no.

angl. water boards. — etp. estacada. — ait. breter auf die scite einesgelcgtes scbiff. — il. steccato. — poil, estacada.

Faux passavant établi momentanément à bord des vaisseau* en carène, afin de pouvoir noyer leur plat-bord, sans craindre de faire entrer de l’eau dans le coffre , lorsqu’on veut éventer la quille.

BARGE, s. f.

Allège. V. allège. Le mot barge est local , et en usage sur la Loire.

BARIL, s. m.

En terme générique, le baril est un cylindre enveloppé d’une corde. Le treuil a pour cylindre la partie que le câble enveloppe ; la cloche du cabestan est le baril; le ventre du virevault est le baril ; le marbre de la roue est un baril.

BARIL, s. m.

angl. barrel. — etp. barril. — ail. kleine tonn. — if. barile. — port, barril.

Toute petite futaille qui prend le nom de l’usage auquel on la destine, ainsi que les proportions propres à cet usage.

BARIL à bourse.

angl. budge barrel. — etp. barril cartuchcro. — ail. patione tasche fassgen. — if. barile per gli car tocci. — port, barril cartuxero.

Baril dont un fond est enlevé pour faire place â une sorte de sac de toile ou de cuir, fermant avec des cordons. Il sert à porter des gargousses, etc.

BARIL à mèche.

Baril coupé par-devant jusqu’à une certaine hauteur, et dont l’objet est de conserver une mèche allumée pendant la nuit : une baille de combat est aussi bonne.

BARIL de galère.

*he vd‘r^â ba,,ril de &alera- - «II- Usine tonn de galeere. — it. banle di galera. — port, barri! de galé.

Baril tantôt ovale et tantôt rond, qui liententre 14 et i5pots. La bonde est dans l’un des fonds; il se place toujours debout, et sert principalement à porter de l’eau. Sa longueur doit être de 1 p. 7 p. Cl. dejable à jable;son diamètre au bouge est de 12 p. 6 1., et décroissant jusqu’à 10 p. 6 I. aux jables.

BARIL A poudre.

angt. gun powder barre!. — esp. barri! de polvora. — ait n„l. vora *°nn" **’ ba"le deUa P°lTere- — port, barri! da pol-

Baril cerclé en bois, et qui contient 100 livres de poudre généralement; mais pour la facilité de l'arrimage dans la soute, on en fait de 5o et de a5 livres. Celui de 100 livres égale celui de 3o pots; celui de 5o livres, un peu plus que celui de 10 pots; et celui de a5 livres est égal à celui de 6 pots. V. futailles.

BARIL de farine. V. farine.

BARILLAGE, s. m.

angl. can work. — esp. obra de tonelero. — ail. fas, binder xverk. it. opra di bottajo. — port, obra de taooeiro.

Nom collectif qui comprend les petits ouvrages de tonnelerie, baril, bidon, gamelle, etc.

BAR1QUE, ou plutôt BARRIQUE, s. f.

angt hog’s head. — esp. piperia, barril. ait. tonne, —il. barile. -‘■•port, barrica, tnnel da agua. *

Futaille qui fait le quart du tonneau. Elle sert à transporter l’eau dans les chaloupes : c’est dans les barriques qu’on achète et-qu’on embarque le vin. — La barrique de Bordeaux passe pour la plus juste : elle pèse pleine de vin 534 ou 535 livres avec le fût; le fût, bien sec et bien relié eu bois, pèse de 84 à 88 livres. Mais quand il est relié de huit cercles de fer, il pèse îao livres, c’est ce qu’on nomme alors barrique d’armement.

Cette barrique de Bordeaux contient 240 pintes de 47 pouces cubes; ses dimensions sont comme suit :

! longueur.

diamètre au bouge, diamètre dans la rablure i longueur.

En dehors < diamètre au bouge.

( au jable.

pieds, ponces, lignes-

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