V. racage
BIGUES. s. f.
angl. sheers. — isp. cabria, puntales de cabria. — ait. bock, Tcrk zeuge, masten atutzen. — ital. bighe, puntclli. — port, ponla Ictes de cabrea , cabrea.
Ce sont les fourches à rnâter; fourches de la machine à mater. V. machine à mater. V. fourches.
BILLARD, s. m.
angl. billiard. — isp. billarde. — ail. bock. — il. trucco, inazza di ferro. — port, bilbar.
Longue barre de fer ronde, ayant à un bout, une tête, comme une cheville, et à l’autre bout, une masse carrée et bien trempée. la longueur du billard est telle qu’on puisse ranger dessus une certaine quantité d’hommes; il y eu a pour huit jusqu’à vingt hommes. Celui qui est auprès de la masse, empoigne la barre et dirige le coup , ce qui demande une grande dextérité ; les autres la fout mouvoir. C’est avec le billard qu’on chasse les cercles des mâts.
BILLETTE. s. f.
angl. logwood , billet. *— c*/>. lcna de Cbtiva. — «//. stau Loiz.
— it. legno j er stivare. — port, madeira de estiva.
Petite bûche droite, ronde, propre à l’arrimage des vaisseaux. Il faut moins de billettes sur les vaisseaux du roi, depuis qu’on a remplacé les futailles de bois par des caisses de fer, et depuis qu’on brûle beaucoup de charbon de terre dans les nouvelles cabannes à feu. Cependant les vaisseaux de commerce en font toujours un grand usage.
BILLOT, s. m.
Bloc de bois. V. entremise.
BISCAYEN. s. m.
Petit boulet dont on compose la grappe de raisin.
BISC AYENtNE. s. f.
Sorte de chaloupe pointue des deux bouts, gréée en chasse-marée, et qui navigue aussi bien à la voile qu à la rame.
BISCUIT, s. m.
angl. bisket, bread. — esp. viscoclio, galetta. — ail. schiff, b root. — it. biscotto. — port, biscouto.
C’est le pain qu’on embarque sur les vaisseaux pour la nourriture de l’équipage.
» Après la découverte du levain et l’invention des fours, » on lit du pain fort épais qu’on partageait par le milieu dans » son épaisseur après qu’il avait éprouvé un commencement » de cuisson , et qu’on remettait cuire une seconde fois, d’ou » est venu le nom de biscuit.» ( ParniGiitiev ).
Le nom de biscuit est resté, mais lé procédé est bien
changé, on ne cuit plus le pain deux fois, maison le cuit plus long-temps que le pain ordinaire, afin qu’il se dessèche davantage pour mieux se conserver.
Il n’est point dans la marine d’objet plus fertile en opinions diverses, en systèmes difTérens, sur la fabrication. Nul accord sur la manière d’extraire les moutures, sur les espèces de moutures qu’on emploie, sur le plus ou moins d’épurement de ces moutures, sur la qualité et la quantité du levain, sur le degré de fermeté de la pâte, sur la quantité d’eau nécessaire pour pétrir, sur la forme de la galette, et sur la température du four, etc., etc. Ce dernier est rarement vérifié, et ou s’en remet au tact que l’habitude donne au boulanger.
Pour le pain ordinaire, la température du four doit être élevée à i85 degrés de l’échelle de Réaumur; le biscuit en' exige une plus grande; mais il n’y a rien de fixe à cet égard; on n’est d’accord que sur la nécessité de le faire ressuer après la cuisson, eneore varie-t-on sur la durée du ressuage. Nous indiquons à l’homme de mer le mémoire de M. Parmentier et celui de M. de Courcelles, il y trouvera toutes les instructions relatives à celte matière.
L’homme de mer ne peut diriger la fabrication de son biscuit; mais dès que ce pain est cuit, l’attention du marin doit se porter sur cet aliment. Il doit donc veiller dans lesports marchands à ce qu’il ne soit point misa ressueravant d’être parfaitement refroidi. Les soutes de ressuage doivent avoir des issues pour l’évaporation qui, sans cela, retomberait sur le biscuit, et tendrait à le vicier. Ces issues doivent être disposées de manière à n’adinettre, ni air froid, ni air humide; elles doivent être fermées d’un grillage assez serré pour qu’il n’y puisse passer ni vermine, ni insecte, et le local doit d’ailleurs être purgé de tonte saleté quelconque.
Six semaines de séjour dans la soute de ressuage suffisent, surtout quand elle est assez yoisine du four, pour en sentir l'influence. C’està ce moment que i’hoinine de mer est chargé de son biscuit , pour l’embarquer bien sec et le placer le mieux possible à bord de son vaisseau : c’est là qu’il est exposé aux deux plus grands agens de corruption, l’humidité et la chaleur. On repousserait facilement l’humidité , si on embarquait le biscuit dans des futailles revêtues de chemises intérieurement, ou dans deseaisses bien faites; mais l’emplacement si précieux sur les vaisseaux repousse ce procédé; on l’arrime dans des soutes dans lesquelles on prend beaucoup de précautions contre l’humidité; on en 'prendrait en vain contre la chaleur. Il n’est point du tout indifférent de s’assurer de la propreté des hommes qui arriment le pain dans les soutes; il convient de les relever souvent afin que leurs émanations, leurs transpirations, n’occasionnent pas une vapeur humide qui produit de fort mauvais effets sur le biscuit. V. soute et clin.
Le biscuit détérioré peut se réparer en le repassant au four, lorsque cela ne provient que des vers ou des insectes qui s’y sont introduits; mais si cela provient de l’humidité, c’est irréparable. Le four ferait disparaître le mal en apparence , sans le détruire, le pain contracterait un mauvais goût et ne tarderait pas A pourrir. V. farine.
La ration de biscuit est de 18 onces par jour; elle n’est pas réputée machemore si les morceaux sont gros comme sine noisette.
Peu de diamètre, peu d’épaisseur sont des qualités essentielles pour les galettes, afin qu’elles se dessèchent mieux, et qu’elles s’arriment plus facilement.
LlSEAli. s. tu.
fin/,-/, bearded. — esp . bise’. — ail. ablaul. — it, taglio com€ un scarj'-cllo. — port, bizrl
Une pièce de fer ou de bois est en biseau quand un chanfrein est tout-à-fait abattu d’un côté : un ciseau de menuisier est en biseau, une liermineltc est en biseau, une hache est en hiseau des deux côtés , le saffran du gouvernail est en biseau des deux côtés sur la face qui supporte les ferrures.