V. bord, son synonyme
L’épaisseur des bordages va graduellement en diminuant jusqu’à 3 ou 4 pieds au-dessous de la flottaison. De cet cn-
droit jusqu’au gabord, l’épaisseur reste la même : les premiers sont bordages de diminution, les autres sont bordages de point. Le bordage qui se noie dans la rablure de la quille est le gabord, celui qui le touche est le ribord.
Le bordage, devant se ployer aux formes du vaisseau, doit être contourné suivant la place qu’il doit occuper, on le dompte au feu, ou à l’étuve dans de l’eau bouillante. On fait pour les gros vaisseaux des pièces de tour de gabarit, mais ces pièces donnent beaucoup de bois contre-coupé, à moins de les débiter dans une pièce courbe, ce qui fait une dépense excessive. Le meilleur procédé est de les dompter au feu pour les vaisseaux de médiocre grosseur.
BORDAGE à clin. V. clin.
BORDAILLE. s. f.
Planches brutes débitées d’épaisseur et propres à faire des bordages; ce mot ne s’emploie que collectivement : on dit qu’on achète tooo pieds courans de bordailie.
BORD AILLER, v. n.
C’est battre la mer bord sur bord infructueusement; c’est une expression méprisante.
BORDÉ, s. m.
Synonyme de franc-bord. On dit le bordé d’un vaisseau ,
le bordé est fini, etc.
BORDÉE, s. f.
angl. stretch, boanl, tack, trip. — csp. bordata, buelto. — ait. gang. — it. bordata. — port, bordo.
On nomme bordée le chemin parcouru et l’aire de vent où
l’on a couru sur un bord au plus près. On dit nous avons
tenu la bordée du nord; on court à petites ou grandes bordées.
On dit qu’un état-major court la grande bordée quand on ne fait que deux quarts.