‹ Répertoire polyglotte de la marine, à l'usage des navigateurs et des armateursChapitre 65 sur 140 · CALE · texte numérisé non relu

CALE

angl. chock. — esp. hencbimiento, ihoquc, — ail. kuutjes, kal ben, keile. — it. zep[;o. — port, palmeta.

C’est un attint d’une petite épaisseur dont on se sert pour

appuyer divers objets au roulis. La cale ressemble à un petit

coin.

C’est aussi une petite plaque de bois dont on se sert pour la mettre sous le pied d’un corps qui ne porte pas carrément, afin de le fendre solide.

CALE-BAS. s. m.

angl. down haul. — esp. braza, cargadera.' — ail. uieder bûler. — it. cargabatsao. — port, carregadeira.

L’usage a prévalu de nommer cette manœuvre haie-bas, quoique son vrai , son premier nom soit cale-bas. C’est une manœuvre propre aux voiles d’étny et aux focs. Le cale-bas est frappé sur le point de la têtière et passe dans toutes les bagues avec la draille; il sert à amener ces voiles qui font résistance sur la draille quand le vent les presse.

CALE. adj.

Un vaisseau est plus ou moins calé, selon qu’il est plus ou moins enfoncé dans l’eau. Il est calé à son tirant d’eau, il cale tant de pieds d’eau, etc V. caler.

CALÉ (tout), locution.

angl. apot toise, a port last. — csp. con masleleros arriados. — ail. mit gestrichenen masten und raa. — il. bu lato di gabic.

— port, con mastareos ariiados.

C’est avoir les basses vergues sur les portelofs et les mâts de hune amenés dans la noix des chouquets. Celte situation a

lieu dans les coups de veut lorsqu’il y a de la levée et qu’aucun appareillage n’est probable.

CALENDRIER, s. in.

angl. calendar. — esp. calent! ano. — ail. kalcuder. — U. calendatio. — port, calend rio.

Connaissance de la division et de la distribution du temps, en siècles, années, mois, semaines et jours. La grande difficulté est de faire cadrer l’année solaire avec l’année civile, qui ne peut connaître de fractions. Le meilleur ouvrage à consulter pour le calendrier est celui qui a pour titre : L’art de confronter les dates.

Romulus avait commencé par instituer une année de 10 mois, qui ne faisaient ensemble que 5o4 jours. Elle était si contraire au mouvement du soleil que cela ne pouvait durer. Aussi Numa s’empressa-t-i! d’y ajouter deux mois. Cette année ! était lunaire, et n’avait que 355 jours. Le désordre fut bientôt à son comble; enfin Jules-César entreprit d’y apporter remède. Il appela un astronome nommé Sosigène , l’an 708 de Rome , l\i ans avant l’ère chrétienne. Sosigène pour rétablir le désordre fit cette année de i5 mois ou 445 jours. On la nomma l’année de la confusion.

Sosigènc estima l’année solaire de 365 jours 6 heures , de sorte que la 4' année était de 366 jours. On la nomma bissextile. Mais cette année solaire était inexacte, car sans égard à la précessiou des équinoxes (ce qui est l’année sidérale) elle elle est de 565 jours 6 heures 9' 1 1 '' So"’, et si pour la rendre tropicale, on en déduit la précession des équinoxes 20' 26", ou aura pour résultat 565 jours 5 heures 48' 45"3o'" comme nousl’avonsditau mot année. Dans l’usage habituel, on la compte de 365 jours 5 heures 49’- Sosigène laissait donc derrière lui une erreur d’onze minutes par an. Elle en avait déjà produit une de plus de trois jours, lors du concile de Nicée. On la rectifia sans songer à l’avenir; en sorte qu’en

<582, l’erreur était encore augmentée de io jours depuis le concile de Nicée. Grégoire XIII était pape, il en entreprit la réforme ; et cette mèmè année il fut ordonné que le 5 octobre serait Ici 5. Cette réforme adoptée de toute l’Europe a été refusée en Russie, qui compte encore suivant le calendrier qu’on nomme vieux style ; tandis que le nôtre est le nouveau ou calendrier grégorien. Mais en conservant les bissextiles comme elles étaient, il devait arriver que les n minutes d'erreur produiraient une erreur séculaire de 18 heures 20 secondes, par conséquent 72 heures 1 ’ 20 " en 400 ans. Pour éviter la plus grande partie de cette erreur, on ordonna que sur quatre siècles, trois années séculaires seraient communes et la quatrième bissextile. (Au surplus, l’erreur ne se borne pas tout-à-fait à 1' 20" en 400 ans). Cette réforme a été refusée en Russie, aussi la différence de son calendrier avec le nôtre va en augmentant; et comme 1700 n’a pas été bissextile, la différence entre les deux calendriers est aujourd’hui de douze jours. A', les articles à consul 1er au mol lettre dominicale.

CALER, v. a.

Page 1