‹ Répertoire polyglotte de la marine, à l'usage des navigateurs et des armateursChapitre 70 sur 140 · IP · texte numérisé non relu

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CARVELLE. s. f. V. clou de carvelle , et border en cervelle. CASERNET. s. m.

angl ■ 1 )g book. — etp. libre de to. — ail. Iog buck. — it. libre di locbe. — port, livro de to , caderno da bitacela.

Livre numéroté et chiffré , sur lequel on inscrit à la fin de chaque quart la route et le chemin parcourus, les manœuvres qu’on a faites et toutes les circonstances qui ont pu avoir

Heu, vent, dérive, observations ; ordres, signaux, etc. Le ca*erneL,ihit foi en justice; le capitaine agit prudemment quand il y inscrit tous ses ordres. Le capitaine marchand doit en outre tenir un registre particulier qui lui est preÿ&rii par le Code du commerce, liv. a, lit. 4, art. aa4*

CASSÉ, tidj. V. arqué.

CASSE-TÊTE. s. f. ' "t*

angl. r»ck over head netting. — etp. guarda eabera. —

'topf verwahrung. — il. guarda testa. — port, guarda ca-

beça.

Le filet de casse-tête est tendu sur le gaillard d’arrière depuis les haubans d’un bord jusqu’aux haubans de l’autre bord. Il est établi pour intercepter dans leur chute tous les objets qui pourraient, en tombant, blesser les personnes sur le gaillard. l .

C?est aussi un cordage qu’on amarre sur une poulie mobile , pour la retenir si son itague venait à casser ou si elle était coupée dans un combat. . ,

CASSER, v. a.

;Mot qui dans la marine n’a point d’autre acception qu 'ailleurs, mais qui trouve place ici pour la nomenclature étrangère, comme suit : • u ;

CASSER un câble.

angl. to part withacable. — etp. romper un cable. — ail. ein ankertau brueben. — «f. rompere la gomena. — port, romper hum amarra.

Câble mouillé, qui casse par la force du temps ou par toute autre cause , mais qui n’est pas coupé.

CASSER un mât.

angl. to carry away a mast. — etp. perder un palo , perder un mastelcro. — ait. eiuen mast ab segi'ln , einen mast ueber bord schlingeln. — it. rompere un aibero. — port, romper hum mastro.

Se dit d’un mât rompu par la force du vent: on dit aussi démâter de tel mât, avoir tel mât emporté.

CATACOAS. s., Ml.; , i

Les Espagnols et les Portugais nomment les girouettes

cala, vcnto : c’est à cette étymologie que nous reportons le

mot catacoas, raison pour laquelle nous préférons celle

19 emupn jons- 7 Ml* jnorti'mnc e* Mor-Mf-m i<Hp>rr

orthographe à cacatoas.

l«o" ,.noi lit. Mioq >al anst? •moi / , ini1qi,)*jri M n sirriurte

angl. royal. — esp . sobre juanete. — ail. oben bram segel. — bil. ctMrtra pappafico. — port, sobre joanete. r ^ mwfiO 9fllf

Le catacoas, ou plutôt le royal, est un perroquet nu-ddssus -’ï

du premier perroquet, et maintenant <>n porte nn catacoas '

au-dessus; du royal. Dans les commencemens, le royal étah ;

votant; il est maintenant garni; il a sfisbarres, son ohou<ïfu

quet, etc. V, royal, V,' papillons. .aiielilim oenig-v»

Nous pensons que partout où il y a royal garni, c’est jla »

voile carrée au-dessus, qui est le catacoas.

. '.«• >esJ. ioimd

CATIMARON. s. in.

alnajorinq anaiaan inp '*> »il< ’itf y (i>. ùrxttfiqqB ujP lolfî

ange, catamaran — esp. caümaron. — ail. katimaron. — liai. v catlmarone. —port, c&timaion.

Espèce de ra» insubmersible, composé de trois tronces d’ar-t ' bree liées ensemble avec des cordes de caire, et dont les Indiens font usage le long des côtes dans le golfe de Bengale ,<p et sur la côte du Malabar, mais surtout aux îles Nreobor; Ils q portent une voile énorme à l’aide d’un balaqcjer/, et,traver-;> sent le golfe de Bengale avec une prodigieuse vélocité. Ils chavirent souvent, et quand les requins ne les dévorent pas, ils ont bientôt rétabli leurcatimaron, qui, débarrassé de sa voita, se replace de lui-même sur sa plus grande dimensiotà, CAÜflïS: s. m. Coucha Veneris paruda.

Coquillage très-commun aux Maldives, d’où on le transporte aii Bengale, où il sert de monnaie ; il est pareillement très-recherché à la Côte-d’Or.

j.- -i t • 5 1 1 i , .• . ' fv - i^UÎ) ClUt

CAVE ou CANEVETTE. s. f.

- I , ; i t S. L1 jli d’i J HO . JL J.

angl. spirlt chest. — esp. caxa de aguardiente. — ail. brand wb ne*a k»«ten. — U. cantina. — port, caxa de agua

Petite caisse divisée par eomparlimens dans lesquels on

\lJ 'Oll'.

K; ru

. .la ■) • ou A j!io^

place six flacons ou plus, qui servent aux provisions de spiritueux- . » ...• -■ >■> • -i**qc 1

CAYENNE, s. f. " 1

Dépôt de matelots sans armement. Us y sont nourris et soumis à la discipline. A terre, dans les ports du roi, c’est une caserne ; dans les colonies, c’est un vieux vaisseau dégréé. La première colonisation de Cayenne fut très-insaUabre , c’était un malheureux séjour, aussi les matelots ont-ils donné son nom , par allusion, au dépôt où ils sé trouvent ma lheoreux parce qu’ils n’y sont pas libre», mais soumis *« régime militaire. ! i- 1 f 1

CAYES. s. f. ' -

angU lcys. — ttp. cscoflos. — ail. untiefe. — ït. seogli. — part.

baixog, penhaacos. r . | fit/JTx)

Mot qui appartient aux Antilles, et qui désigne principalement les rescifs de corail ; on l’a étendu à tous les dangers et l’on dit la caye de sable; il désigne aujourd’hui toute esL pèceid’écueil sur lequel il y a peu d’eau. «cr II esté remarquer qu’à ces mêmes Antilles on nomme caye un endroit où l’on peut débarquer. ' • »••• ’• • « > •- 1 r I/- <0 ^ cl vus J»

CAYORNE. V. caïorne.

CÈÜNTRER. v. a

ntigl.1 lo frapp. — esp. ligar con las cintas. — ail. cin schiff -, nubien, >— i(. cignerc. — port, ciogir. " S ■ au »00 . t

Opération très-rare, et à laquelle on n’a reoomrs que dans

un pressant danger, lorsqu’un vieux vaisseau menace vjleyv

vrir par vétusté ou pourriture. On ceintre de deux manières,

suivant l’état de décadence du vaisseau : la première. consiste

à lier seulement les hauts ; on passe un grelin successivement

dans quatre sabords, dont deux de chaque bord ; en laissant

un, entre deux. Chaque tour de grelin sc souque à coups de

cabestan ; or» fait autant de tours qu’on juge à propos, et on

les bride ensuite tous ensemble fortement ; on fait trois cein-

0‘itiT »ntl Jnstioo

’ « v:, ï' tu-):.

<vt ,1

tt'én'téhî'jpafelfè parle trarers des mâts : cette manière s’etnplblè 'quand lés baux ont du jeu dans la bauqaière et quand lèS ôodlbes latgùerttv ! • -mfimni uni

Quand on soupçonne non-seulement les liaisons y mais quand On craint que le fond du vaisseaume s'entrouvre dans les mouvemens du roulis, on passe une attrape en vat et vient sous la quille, et l’on s’en sert pour passer un grelin ;par deux sabords correspondant, et sous la quille du vaisseau? on souque à coups de cabestan, et on fait autant de passes, et •par autant de sabords qu’on juge à propos, et on les .bride ensuite fortement pour les souquer davantage et égaliser leur hal.

Cette opération n’est pas très-rassurante, et ce que peut faire de mieux un vaisseau dans cet état, c’est de relâcher au

premier port ouvert.

CEIMTilEU uq câble.

angl. to be girt by a cable, cable girt. — esp. cercado por el cable. — ail. seincr tau samitiien. — tt. esserc clgnato per t lcgortetic. — port, cingido.

Un ruisseau ceintre son câble lorsqu’il est affourché sur des amarres trop raidies ; le talon ne pouvant passer sur l’un des câbles, l’accroche dans l’évitage. Si un navire mprchapd tuut-à-fail lège, prêt à charger, peintre son câble de grand frais, il peut chavirer; il y en a des exemples. Dans ce cas, il faut larguer en bande le câble ceintré, et même se préparer' à le couper, s’il ne fait que riper sur le sallran du gouvernail , sans tomber au-dessous, ce qui peut avoir lieu si le vent le charge beaucoup. Nous avons vu le navire te Tonnerre , de Bordeaux, chavirer ainsi sur la rade du cap Français.

CEINTRER ou sarper son ancre. V. sarper, pour les langues.

Lorsqu’un vaisseau mouille provisoirement une ancre sur une rade où il y a des cfcurans, du calme, des folles ventes, etc., il peut se çépandre dans plusieurs directions, et faire le tour

de son ancre; le cfible, alers, fait-le tour de la bègue non mordue pét cabane -l’ancre, qui n'a plus de tenue; et si elle était mordue profondément sur nne bonne tenue, elle pourrait ne-paseabaner , maie le cfible se couperait sur les oreilles; il. faut relever l’ancre et la mouiller de nouveau, ou en moufller une autre. •

CEINTURE, s. t

Nom qU'on donne parfois improprement aux prcceintes. V. précrinle.

CEINTURE de sau.e.ige,

° . / Il

angl. swifter. — esp. cingtilo de salvamiento. ■ — al.. leur» gnrt. — il. cintura de salvaraento. — port, cinto de salva-

câo‘ . , „ Cor<J(j en 3o ou 36 fils que J ou cloue a la flotaison d un

vaisseau ou d’une frégate; un espace les clous de deux pieds

en deux pieds, sans trop raidir le lilain, afin qu’un homme

tombé à la mer, et qui peut rallier le bord, trouve sous sa

main quelque chose à saisir pour se sauver.

La eeinture d’une embarcation est un bourrelet eu queue

de ratj dont on environne Tayaut,, depuis la jpu,e d’uq l?ord à

l’autre , embrassant 1’étrave à, la hauteur du c^rrpaq.ni| t; > , » , » l •

CENTAINE, s. L . • • • • - • '• •

C’est' une commande. Le motl centaine tombe en désuétude^ V. commande. . ■ . •■■-•' i ;’ 1 ''«'e

CENTIMÈTRE, s. m. ■ * ■ ’•’*'«

•Nouvelle mesure qui vaut 4 lignes 43*44 1

CENTRE de gravité.

angt. cent'rick point of gravity. — esp. ccntro di gravedad. — ait. mittel punft ben schwere. — it. centro di gravita. — port . <1

ccntro de gravidade.

Le centre de gravité d’un corps est celui sur lequel toiite sa masse est en équilibre. Si l’on coupe un cube dans ses trois dimensions par trois axes, l’intersection de ces trois axes sera le centre de gravité de figure du corps. Plus un corps est

tu}.;

*l; ».« • ; •stl* \cif»

( 3oo )

symétrique et homogène, plus son centre de gravité est faciltf

ù déterminer. Si un globe est homogène, son centre de gravité de système sera dans le centre de gravité de figure; mais si le globe est hétérogène , le centre de gravité de système abandonnera celui de figure pour se porter vers la partie la plus lourde. Voilà donc deux centres de gravité; le premier sert à calculer les déplacemens; il se trouve dans un vaisseau qui n’est pas bordier, dans un plan vertical passant par le milieu de l’étrave et de l’étambot. Si on suppose ce plan longitudinal traversé perpendiculairement par un autre plan vertical latitudinal, dont la situation soit telle que le volume du vaisseau en avant de ce plan soit égal à son volume en arrière, le centre de gravité de figure sera dans l’intersection de ces deux plans. II n’y aura plus que sa hauteur ù rechercher, en connaissant les pesanteurs de tous les matériaux qui composent le vaisseau.

Le centre de gravité de système est celui sur lequel se réunissent toutes les pesanteurs : c’est lui qui conduit à la connaissance de la stabilité du vaisseau.

Le vaisseau chargé est un composé de parties hétérogènes dont il faut avoir une connaissance parfaite ; il faut connaître leur situation, leurs dimensions et leurs pesanteurs spécifiques; ce calcul est long : il faut multiplier la pesanteur de toutes les parties du vaisseau et de sa charge par l’élévation de leur centre de gravité, au-dessus d’un plan horizontal, passant au-dessus de la quille, faire une somme de toits les produits, et la diviser par le poids total ; on aura alors ta hauteur du centre de gravité de tout le vaisseau dans une ligne verticale, élevée sur la.fnce supérieure de la quille, et passant par le centre de gravité du volume de lluide y déplacé quand le vaisseau est droit.

On trouver» dan» l.’j Encyclopédie le modèle d un caleiil dé eè genre par don Juan. V. au surplus les Éteincn.*

Duhamel . page 399. ton* iosb «o boi uÇt

al. jlSi> jj 4

J.' Sl'pOi • jtV

tmMww tàmaV'imMoÂ? ^ 1,0 -i:,mumlJb 1

«JUO^aUnUt sf» -.j il. 13 .ÿ’fiin) al aiiub i.i3« «male** 9b 9»*' CENTRE d impulsion ou d effort. , , . ■

unni-'V ’»■ ,, ■ ■ ..>n >i‘,d leu üdolj j1 u

C est le centre de gravite d une surface. , .

bi 9itvaq c* 6 i '• »>• ; • • »•' 'ii.iobnfids

ÇPiy^E.ide roütirc,; * •• •" !

■.iÇpw trouver Je cenlre.de la voilure d’un vaisseau , il fàuf ep.jfaire le plan d’élévation et tracer les voiles principales*/ ç,’ety-à-dire les quatre voiles majeures, le perroqtiet de foiP-1 gup , l’artiiuon , le grand foc et lesperroquefs. On les reprê-" sente toutes dans le plan de la quille, c’est-à-dire, rues du travers; ensuite on divise ces voiles en triangles. On conçoit que cela est inutile pour les voiles triangulaire^, et quaùtansé trapésoïdes, une seule diagonale les dlvise^en deux trlartljldr dont cette diagonale est la base commune. Du milieu de cetft? base, on tire une droite à chacun des deux sotnmfefey’blfi prend le tiers de ces droites, ùpartirdela base1,' et on wtek à ce, point une caractéristique, que nous suppdsofi^V1^* V4ij* en observant de les placer toujours dù même IcôtéJ'tfêSHSP dire y<- toujours en avant, et V ' toujours en arriéré: C’ist au point marqué de la caractéristique que se trouve lé cenrtrié d’efibrt.du vent sur chacun de ces triangles; on en fâit autant sut chaque voile : ensuite, on sait en trigonométrie, que lit surface d’un triangle est égale au produit de sa base par la’ moitié de sa hauteur; on déterminera donc facilement la sür^* face de chaque triangle. Cela fait, on trace une verticale suri l’arrière du vaisseau ; on mesure sa distance au centre d’effort de chaque triangle, et on multiplie cette distance par la surface de chaque triangle ; la somme de ces produits donne le premier moment. Ensuite on mesure l’élévation du centre d’effort de chaque triangle au-dessus de la ligne de flotaison , et pn.la multiplie par la surface de chaque triangle. La somme de ces produits donne le second moment. »

Quand ces deux momens sont obtenus , on divise le second

moment par la somme des surfaces des voiles; le quotient donne l’élévation du centre de voilure au-dessus de la ligne de flotaison. Lorsque cette élévation est connue, on divise le premier moment par la somme des surfaces des voiles; le quotient donne la distance de voilure en avant de la verticale; que l’on a élevé sur l’arrière du vaisseau, l’intersection de ces deux axes des momens, donne le centre de lu voilure du navire.

Si au lieu de tracer la verticale à l’arriére on l’avait prise air milieu delà longueur du vaisseau, il faudrait prendre séparément la somme des momens en avant et en arrière de la vprticale , soustraire la plus petite de la plus grande , et diviser le reste par la somme entière de la surface de la voilure ; le quotient donnera la distance à la verticale.

nfutod u

CEP. s. m. V. jas ou jouail , voy. chomard.

CERCLE. s. tu.

* angl. cjrcli'. — esp. circulo. — ail. zirkcl. — it. circolo. — port. arco, circulo.

Ligne supposée, tirée circulairement dans le ciel, autour d’un des corps célestes. L’équateur, l’horizon, l’écliptique , etc., sont des cercles.

Le cercle de réflexion est un instrument dû à M. Déborda; c’est un perfectionnement du sextant, qui lui-même est construit sur le principe de l’octan, ou quart de reflexion. CERCLE de latitude. V. luuc.

CERCLE de fer ou de bois.

angl hoop, rim. — etp. arco, sunclio. — ail. bande. — it. corchio. — port, arco, arco de pao, arco de ferro.

Bande de fer plate et soudée, ou liée dans la forme d’une circonférence destinée à réunir les parties d’un objet d’assemblage, ou pour empêcher l’autre d’éclater.

Le cercle de futaille est de fer ou de bois ; celui de bois est

ordinairement de saule ou de châtaignier, et formé d'une pon&Aè Wu d’On jet fendu èn deux : c’est ce qu’on nomme fçnil-

lard; on en lie les extrémités avec de l’osier , après les avoir engagées l’une dans l’autre par une forte encochure à contre l’une de l’autre. Celui de ferestfait d’une bandedefer, plusou moins forte, suivant la pièce è laquelle il est destiné. Les extrémités sont assemblées avec un ou plusieurs rivets.

Le cercle de mât est forgé sur les proportions du mât , et chassé en place avec le billard. Le cercle de pompe est fait et plaçé de la même manière. Le cercle de la tête du cabestan est,. forgé sur les proportions du cabestan, un peu juste, et placé.chaud. Les cercles des vergues sont forgés sur les proportions de la place qu’ils doivent occuper et dans la forme « de la vergue, exagone ou octogone; ils sont aussi chassés en place, chauds mais avec la masse et la chasse emmanchée. II. y a de ces cercles de vergues qui sont de vrais chouquets, dans lesquels passe le bout dehors; d’autres sont munis d’un rouleau tournant comme un davier. V. bague.

Enfin le cercle de hune est de bois; c’est une sorte de latte clouée sur la garitte , et qui environne toute la hune. >

CHAFALD. s. m.

angl. stage, banging stage. — ttp. planchas, planchas de vient».

, — ail. stelling, stcllasche. — liai, bazigu, bazigo volante. — port, andainic, andaime volante.

Il est certain que le vrai mot français est échafaud, mais il n’est pas moins certain que dans la langue de la marine, le matelot dit chafnud, et tout aussi souvent chaufaud.

Plate-forme que l’on construit autour d’un vaisseau en chantier, pour que les ouvriers puissent travailler â son extérieur.

A flot, on suspend les chafauds; ce sont des carrées pendues par quatre filains et sur lesquels on place des planches volantes. Quanti le chafaud ne sert pas, on le cabane en abraqunnt les filains du large. Lorsqu’on n’a pas de carrées, on y supplée par deux espqres, deux anspects ou deux bar-

res de cabestan sur lesquelles on place des planches volante». C’est là le chafaud volant.

Il y a un chafaud en triangle , formé de trois planches assemblées de demi à demi , et les côtés peuvent avoir à peu près quatre pieds , le milieu est vide , on le suspend par ses trois angles; ce chafaud est bon quand on n’a qu’un ouvrier à placer. Il y a un autre chafaud volant triangulaire dont on se sert pour travailler à un bas mât ;i I est formé de trois barres ou anspects liés l’un à l’autre autour du mât qu’ils embrassent ; on les suspend par trois cartahuts, il est rare qu’on y mette des planches.

CH AFAUD — de pêche.

rmgl. stage loft, fUhing stage , flake. — rsp. sotechado por la pesca. — ail. fischeren stelling. — U. bazigo de pesca. — port, andaime de pesca.

A celui-ci l’usage consacre le nom de chaufaud, c’est un établissement fait sur la côte de Terre-Neuve pour la pêche delà morue; il est construit sur pilotis qui s’avancent dans la mer assez loin pour que les bateaux chargés de poisson puissent ranger le long du chafaud. C’est-là que se prépare la morue avant de la mettre à sécher ; cette préparation consiste à la décoler et à l’habiller, deux mots par lesquels on entend couper la tête du poisson, l’éventrer, le vider et le nettoyer pour recevoir le sel.

On nomme chaufaudiers, les hommes employés dans le chaufaud ; leur service est très-dur quand la pêche est abondante, point de repos jusqu’à ce que tout le poisson ne soit habillé , afin qu’il n’ait pas le temps de se gâter.

CHAINE, s. f. Mot générique.

La chaîne du port est un corps flottant qui barre l’ouverture du port, pour empêcher les navires et bateaux d’y entrer ou d’en sortir, quand cela est nécessaire au bien du service. Les ports marchands n’ont point de chaîne , mais tou» les ports militaires en ont une.

CHAINE de haubans el de g.ilhaubans.

r angl. ohuins. -i- etp: cadenas de (a jaroia . cadenas de la* bigo- ' tas. — ail. puttingen. — it. catene delle sarchic, lande delle , sarchie. — port, cadenas de abotoadilra , Yradeas dos bran- )t l 4aca, cadenas de enxarcia. i- • , f ,«• . '» v il

Chaîne de trois mailles fortement chevillée' avec un étrier

sur |eji carreaux d’un vaisseau, et sur la plus haute virure de la précinle des frégates; la dernière maille passe dans l’enchaîaure qui enveloppe le cap de mouton , et s’entaille de son épaisseur dans le can du porte-hauban. Les chaînes doivent haler le moins possible à l’étrive et se trouver placées de tpanière à ne pas gêner le pointage des cauoas; on songe à supprimer les porte-haubans, pour atteindre ce but. Les chaînes de hauban sont indifféremment de fer carré ou rond, il suffit qu’elles soient bien forgées et bien corroyées, que la soudure en soit bien soignée. Pour la chaîne à croc , V. cap .tje^oulon. ,..î , ... ;r„ ,^oh', t

câble. V. câble, > t c ,

CIJÀINES dugouvernail. V. sauve garde, i frt CHAINE de roches. . ,

.V}Sl\ tedgp, i.idgeof rocks. — tsp. cscolios, abrejos — ail. unlifle.

‘ — it. gidgaja di scogli. — port, penhascos, abrolhos.

Rideau, barrière de rochers qui s’opposent au passais dans Une grande étendue. *• ■

CfFALAW. s. ; >qecj bnstas

angl. ligbter. — tsp. gabarra. — ail. cverlichfer. ‘ — il': miné-1'*"

: i r -~Wrt' bâtco carg»> bareo de'lMtro. .()

^oÇ.’est une allège absolument plate dans le font} et , sans «e navigue point, on le retqorque.

CH ALANDQC,; |. mot. cqr P nüs , àllidcd

Injure pour un matelot qu’on compare ù^mcondj^lçjude gQflHP&lf /^Jui.disait marin tl’ea^u dDc^Jriyj.l , -fifÿ ÿUxbtbisd J9 «Oli vi>u sal 3“;j . ..us laotj <jioq ub siuj ifi w la» cîaj acap , ùtioa ns'b «o as--

». *(• r • Vq-'T

ij

On songe à les supprimer sur les vaisseaux, et A ne ^es conserver que pour le service des ports; on les veut remplacer par de fort grands canots à treinie. V. ci-après chaloupe à puits.

La chaloupe est un bateau de charge à cul carré, et à qui l’on ne demande pas de célérité. Elle navigue à l’aviron et à la voile, elle porte des fardeaux lourds, porte les ancres les plus fortes en cravate, les déplante toutes par l’oring; et embarque toutes les ancres à jet; ces bateaux trop lourds pour être facilement embarqués , sont aujourd’hui répudiés sur les vaisseaux de guerre, dont toutes les opérations doivent être rapides. Mais dans les ports elles sont d’un excellent service . et dans les coups de vent elles portent en rade des câbles et des ancres aux vaisseaux qui en ont besoin.

CHALOUPE canonnière. V. canonnière.

CHALOUPE à puits.

C’est un bateau beaucoup plus léger que la chaloupe ordinaire, elle a les extrémités faitescoinme un canot, elle navigue bien à la voile et à l’aviron; elle est percée d’un trou dans le fond au milieu de sa longueur , le trou est carré et fait l’orifice d’une trémie qui s’élève en dedans du bateau; cette trémie est bien calfatée et bien étanche; au-dessus de cette trémie est établi un virevaut dont l’axe est reçu tribord et bâbord de la chaloupe, dans un encastrement solide. C’est par cette trémie qu’on fait entrer le bout de l’oring de l’ancre qu’on veut lever, et on le garnit au virevaut. On comprend que cette chaloupe , travaillant par son milieu , offre bien plus de résistance, fait un plus grand elfort et fatigue moins qu’en travaillant par une extrémité, comme les chaloupes à davier.

CHALOUPIER. s. m.

Homme de l’équipage d’une chaloupe; cet équipage se compose d’un patron, d’un brigadier, et d’autant d’hommes

qiié d’avirons, les hommes qu'ou y met de supplément pour lever une ancre, etc. ne sont pas chaloupiers.

CHALUT; s. m.

Filet de pêche consistant en un grand sac terminé en pointe y et dont la moitié de l’ouverture est enverguée sur un espare, dont les bouts sont supportés par un étrier de fer d’à peu près dix-huit pouces de Jiaut , qui élève l’espare de cette quantité au-dessus du fond.

CHAMBRE, s. f. Chambre de canon.

angl. flaws, cracks, honey comb. — esp. magana. — ail. zim mer. — if. fessura nel anima d’un cannoue. — port, camara.

Vice, cavité qui se trouve quelquefois dans l’âme d’un

canon , on s’en assure avec le chat , on la sonde ensuite , et si

elle se trouve entre les tourillons et le fond de l’âme avec

trois lignes de profondeur, la pièce est rebutée. Si la chambre

est entre les tournions et la volée, on ne rebute la pièce que

quand la chambre excède quatre lignes de profondeur et trois

de diamètre.

CHAMBRE d’assurance.

angl. iusuiaucc room. — csp. camara para asegurar. — ail. hauss von assccuranz. — if. camcra per assicurare. — port. camara du seguro, casa du seguro.

La chambre d’assurance est composée d’une société d’assureurs solidaires, instituée sous la garantie des lois, elle prend touslcs risques en commun. Il est plus commode à un armateur de s’adresser à une chambre, que de faire assurer à risques séparés, et à la cueillette ; une seule lettre en fait l’affaire. Celte commodité entraîne bien des négociatis; mais il y a des inconvéniens cependant à s’adresser ainsi ; car si l’ou n’est pas présent, on ne peut veillera la rédaction de la police. La chambre d’ailleurs dicte souvent ses termes; et dans le cas

de sinistre, elle est bien plus dilBcultueuse que les assureurs particuliers qui souvent s’exécutent sans frais. La chambre est plus solide . mais par cela même , elle a plus de créditât

*e montre toujours prête à plaider; elle a un conseil, 'un avocat, un avoué , etc. , l’assureur particulier, isolé, est plus facile et paie sans chicane.

CHAMBRE de mortier.

C’est le fond de l’fime, que la poudre occupe quand le 'mortier est chargé.

CHAMBRE de conseil.-

angl. ccaoh, round hou se. — esp. camara. — ail. cajute, kamrner. — if. caméra. — porf. camara.

Chambre que les poupes circulaires tendent à supprimer.

Dans l’installation encore existante, c’est l’appartement de

parade d’un vaisseau portant dunette; elle est de plein pied

avec la galerie, précédée par la timoni rie e tpar quelques

chambres d’officiers qui laissent entre elles un espace libre,

dont on fait tout la fois, un vestibule, une antichambre,

une salle à manger pour le capitaine. La chambre de conseil

appartient au capitaine quand il n’y a pas d’amiral.

CHAMBRE. Grande chambre.

ant^l. \vard room. — esp. camara mavor. — ail. gross cajute , kanimer. — H. caméra. — port, rabada.

Espace ^clairé par la poupe dans les vaisseaux, situé dans la batterie d’une frégate et dans la batterie haute d’un vaisseau. Dans la frégate, elle appartient au capitaine , mais dans les vaisseaux, elle sert de salle à manger aux officiers.

Les officiers ont de petites chambres très-peu plus grandes que leur lit , nous en avons parlé au mot cabane.

On nomme par allusion , chambre d’un canot, l’espace de derrière garni de bancs, c’est là que les officiers prennent place.

CHAMBRÉ, adj.

Se dit d’un canon qui a des chambres. V. chambre de canon. 1

CHAMBRIÈRE. s. f.

angl. span, becket. — tsp. bardago. — ail. bullen tau. — il. bardagu. — port, bardago.

Il y a plusieurs espèces de chambrières; ce sont des suspensoires; la chambrière la plus en usage, sert A suspendre, au premier hauban sur l’avant , les écoutes et amures de revers de la grande voile et de la misaine. Quelquefois ce n’est qu’un carantenier frappé avec deux demi-clefs sur le hauban et dont les deux extrémités ont l’une un œil, et l’autre un cul de port en guise de bouton. Cette chambrière est incommode quand il faut promptement parer les écoutes et les amures ; il vaut mieux faire la chambrière avec un morceau de bois , à deux branches, dont l’une est fixée sur le liauban; l’autre reçoit, comme un chandelier, le double de la manœuvre qui, dans un besoin , se largue d’elle-même. On nomme mal à propos, chambrière, deux suspensoires de chaque bord et servant à suspendre les grands bras, pour empêcher leur double de s’engager. Y. suspcnsoire.

CHAMEAU, s. ni.

angl. came). — up. camello. — ail. l anie.ci. -- il. caui tnctlu.

— port, camclo.

Sorte de bateaux qui dans certains ports servent A soulever les vaisseaux pour diminuer leur tirant d’eau ; on les emploie eu -Hollande, et à Pétersbourg en Russie. Les chameaux s’accouplent au vaisseau, un de chaque bord ; le bord qui se colle à la carène est gabarisé sur la forme de cette carène, de sorte que les chameaux joignent parfaitement le vaisseau qui, placé entre les deux, en est supporté parfailementdans toutes ses façons. Dans cette situation, le fond des chameaux est plat, et le bord extérieur a un peu de saillie; il y en a qui s’élèvent tout droit verticalement. On unit fortement les chameaux l’un à l’autre, par sous la quille, par les deux bouts, et lelungdu bord, mais auparavant on les remplit d’eau et ou lescaleautaut qu’on le. peut sans les couler, alors on roidil le» appareils qui

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le* unissent au vaisseau ; on y ajoute de fortes pièces de bois passées dans les sabords du vaisseau et fortement appuyées sur les chameaux; on a soin, pendant cette opération, de consulter sans cesse un niveau pour s’assurer qu’on les établit bien carrément, et on prend toutes les mesures possibles pour faire que ces chameaux soient également au même tirant d’eau; quand tout est prêt, on les pompe en consultant toujours le niveau, parce que leur intérieur est à compartimens , afin qu’en les pompant on puisse les tenir dans la situation désirée. Les chameaux, en légissant, soulèvent le vaisseau d’autant de pieds qu’ils légissenl eux-mêmes; avec cet appareil on fait, à Pétersbourg, passer des vaisseauxde 80 canons sur la barre où il n’y a que 8 pieds d’eau; on les enlève de 10 pieds. Le vaisseau, dans cette opération, n’éprouve aucune fatigue.

CHAMFRAIN. s. m. Ancienne ortographe. V. chanfrein. CHAMFRAINER. v. a. En désuétude. V. chanfrer. CHAMP, s. m. C’est le can. V. ce mot.

CHAMP de lumière. V. canon.

CHAMP d’une longue vue.

Étendue que découvre une lunette immobile, ce qui dépend de la grandeur de l’oculaire et de la longueur de son foyer; plus ce foyer est long, plus le champ s’agrandit, à objectif égal.

CHAMP de glace.

angl. fieidofice. — etp. campo de hielo. — ait. eis feldcr. — . it. campo di gliiaccio. — port, campo de gelo.

Le champ de glace n’est pas la banquise, c’est une plaine, une grande étendue de glaces sans élévations et sans interruption, sans forme déterminée. Cela ne se voit que dans les mers Polaires.

CHAMPAN. s. m.

angl. sampane. — esp. sain pane. — ail. suinpan. — il. sampane. .

— port, sampane.

•-> Mauvaise embarcation d’eau douce, en usage à la Chine et au Japon ; on s’en sert comme d’allèges, il y en a de plaisance. 11 est rare qu’ils s’exposent sur la côte. CHANDELIERS, s. m.

angl. crotcbi'S, >1 .nichions. — ctp. candcleros, borcM, horquillas. — ail. regeling stutzen, zepters. — il. candellieri, poggiuoli. — port, balaustes, mocarros.

Supports de fer ou de bois, à une ou deux branches, employés à divers usages, comme suit.

CHANDELIERS de plat bord.

angl. crotchcs of tlie gunnei. — esp. caodeleros de bordo. — ail. sfutzen obeo bord. — if. caudelieri di bordo. — port. balaustc de bordo.

Bien des petits navires marchands n’ont point de vibord entre leurs deux mâts majeurs ; ils placent sur leur plat bord deux chandeliers à branches courtes et becs ouverts, qui reçoivent les mâts et vergues de rechange. C’est-là ce qui forme leur vibord.

CHANDELIERS de bastingage.

angl. crotcbes of the ucttiug. — etp. candelcros de Glarete. — ‘

. ail. finke zepters, finice stutzen. — if. candclieri di cassero.

— poit. balaustes dé trinebeiras.

Chandeliers à deux branches qui se placent sur les rabatues des gaillards d’arrière et sur le plat bord des passavans. Ces deux chandeliers ne se ressemblent pas; ceux des gaillards embrassent le plat bord et sont assujettis par des crampes, leurs branches supérieures se terminent en un œil dans lequel un passe les deux baguettes de fer sur lesquelles sont transfilés les filets de bastingages; c’est dans l’entre-deux de ces branches que se placent les hamacs.

Les autres sont composés de deux branches dont l’une s’enfonce jusqu’à son épaulement dans le plat bord, l’autre, extérieure, est courbée par le bas et saisit la première avec un œil qui la rend mobile; cette seconde branche se termine en haut par un œil, mais la première porte un fourcal qui reçoit la lisse de bois dont se compose le garde-corps. Les filets de bas-

tingage sont transfilés sur cette lisse et sur la baguette dé Ter ou le filain qui passe dans les œils qui terminent par en haut les branches extérieures.

Ces derniers chandeliers ne se trouvent plus que sur quelques vaisseaux depuis qu’on a supprimé les passavans, le bastingage de la grand-rue est un vibord percé de sabords pour des caronades.

CHANDELIERS de tire vieille.

angl. stanchion of the en te ring ropc*. — etp. condeleros de guardamancebo. — ail. fall reep stutzen. — U. candelieii di guardamano. — port, balaustes de gnardarnao, ferros de portait».

Ce sont des montans de fer terminés par une tête ronde au-dessous de laquelle est un trou dans lequel passe la tirevieille au-dessus de l’escalier d’embarquement. V. tirevieille.

Les chandeliers de bataïoles sont ceux qui soutiennent les garde corps des hunes. V. bataïoles.

Les chandeliers des tentes sont des montans de bois siir lesquels on roidit les drailles des tentes de derrière.

Les chandeliers de canot sont ceux qui soutiennent la tente de nage et detandclet, et souvent la mâture pour mettre les rameurs à l’aise.

Le chandelier de pierrier est un fourcat â pivot dont les branches reçoivent les tourillons du pierrier; deux dispositions qui permettent de pointer à volonté.

CHANFREIN, s. m.

angl. edge. — esp. chafla •. — ail. ablauf. — il. angolo abbatulo. — part, cbanfro.

Dans une pièce d’écarissnge, c’est la suppression de l’arête qui se forme par la rencontre de deux surfaces. Ainsi, en abattant les arêtes d’un carré, on en fait un octogone, etc.

CHANFRER. v. a.

C’est faire le chanfrein, c’est abattre l’arète que formé l’intersection de deux surfaces.

CHANGÉE, adj. V. couleur. ■ n* ” ■

CHANGEE. V. tantôt actif, tantôt neutre. " " ! 1 ‘ u

Mot qui s’emploie dans les acceptions suivante^1!

CHANGER le guis.

angl. togybe. — esp. cambiar la cangreja — ail. die bcsahn dnrch iLaien. — il. cambiare. — port, oainbiar a vêla de borne.

C’est faire passer le guis d’un bord à l’autre, ce qui se fait facilement de bout au vent; mais ce qui demande des précautions s’il faut décharger la voile, surtout si elle est grande et s’il vente beaucoup; manœuvre toujours délicate dans un cutter. Le guis est toujours retenu par deux puissances, l’écoute et le palan de retenue; on borde donc l’écoule en filant avec précaution la retenue; mais quand l’écoute es| à joindre, il est un moment où, si on largue la retenue,^ le vent emporte le guis sous le vent avec violence et saccqdes, ce qui n’est pas sans danger. C’est pour cela que lespqulies d’écoute, fixes, sont bien préférables à celles qui se promènent sur une barre de fer. ■ ,.,i

CHANGER les voiles. . . U

angl. to sbift the t*ila. — asp. cambiar la» vêlas, mudar la* *elas.— ail. segel ansclilagcn, segel um legeo. — il. cambiare le vele, mutare le vele. — port, cambiar as vêlas, nnidar a* >' vêlas.

Les orienter, les faire servir sur le bord opposé à celui sur lequel elles servaient. V. décharger. C’est aussi deverguer des voiles pour en enverguer d’autres.

CHANGER la barre.

angl. to shift the helr’. — esp. cambiar la cana. — ail. stcuer uber drebn , ruder schmeissen , ruder liber rlrebu. — r cambiare la ribolla. — port, cambiare la barra.

Mettre la barre du gouvernail au bord opposé à celui oô elle était avant.

CHANGER un mât de hune.

angl. to shift a top mast. — esp. mudar un maslelero. —

ail. ein andcr mars tnast setzen.

gabbia. — port, mudar un mastareo.

il. mutarc un albero di

C’est dépasser un mât de hune pour en guinder un autre à sa place; cela se fait quand un mât de hune est craqué ou consenti.

CHANGER t — le tourne vire.

angt. to shift tbe messenger. — dp. cambiar el virador. — ait. andern der kabelaring. — il. cangiare la torna vira , mut.ire la torna vira. — port, mudar o virador.

C’est garnir l'autre bout pour virer sur un câble de l’autre bord; pour cela, il faut dégarnir le cabestan et garnir le tourne vire en sens contraire.

CHANGER — le quart.

angt. to turn up tbe watcb, to set tbe vvateb. — tsp. rendïr la guardia. — ail. die waeche ablosen. — it. rendere la guardia. — port, render o quarto. \

Appeler la portion de l’équipage qui est couchée, la faire monter sur le pont pour faire le service , et envoyer coucher ceux qui viennent de veiller. V. quart. Faire le quart. Un matelot ne doit jamais quitter le pont que son matelot ne soit monté pour le relever.

CH ANGER. v. n.

angt. to sbift. — dp. virar. 1 — ail. laufen uin. — itat. girare. — port, saltar, virar.

Le vent change quand il souffle dans une direction différente de celle où il soufflait auparavant.

CHANTER, v. n.

C’est donner la voix. On interdit aujourd’hui de donner la voix sur les vaisseaux quand on haie. Fait-on bien , fait-on mal? On fait, il est vrai , moins de bruit, mais le bruit excite et convient à notre nation, à son caractère. Manœuvrer à la sourdine, c’est imiter les Anglais, c’e9t perdre la gaîté au travail.

CHANTIER, s. m.

angt. sotek. — esp. astillero. — ait. slapel.- — it. canticrc, scalo, casso. — port, cstaleiro.

Bloc de bois sur lequel porte immédiatement la quille d’un vaisseau en construction, en refonte ou en radoub. Une seule semelle est intermédiaire entre la quille et le chantier. Quand on veut mettre le vaisseau à l’eau, on fend, avec des coins, la petite semelle qui est sur chaque chantier, et on fend même le chantier si cela est nécessaire, pour le retirer à l’écart. CHANTIER — de construction.

angl. yard, ship wright yard. — esp. aatillcro. — ail. zimmer wciftjholz plaU. — il. canliere. — port, estaleiro.

Place considérable dans l’enceinte de laquelle se trouve la cale de construction, et s’il n’y a pas de cale, le vaisseau en construction s’y trouve renfermé, avec les bois nécessaires pour être façonnés par les charpentiers sur les gabarits des couples. On doit y trouver aussi les ateliers nécessaires. V.

arsenal. Dans les ports marchands on se contente d’y tenir une forge.

On appelle chantier de barrique , un fort morceau de bois entaillé pour recevoir le bout d’une barrique. On met deux chantiers pareils sous une barrique en consommation sur le pont, elle y repose comme dans un bert, en sûreté contre le roulis.

CHANTIER — de chaloupe.

. angl. scaotting. — csp. astiltero. — ait stapprl. — il. scalo.

— port, estaleiro.

Fortes pièces de bois posées de can et cabarisées sur les façons de la chaloupe à laquelle elles servent de bert. Lorsque la chaloupe ou le bateau qui en tient lieu, sont embarqués , ils reposent sur deux chantiers pareils, attintés par de forts attints. Les drousses de chaloupe achèvent de rendre cet établissement solide.

CHANVRE, s. m.

angl. bemp. — csp. canamo. — ail. hanf. —il. canapa. — port. canapo, canhamo.

Matière dont sont faites les cordes et la toile à voile.

Cet objet est intéressant à connaître, non-seulement pour

Je marin militaire, mais plus encore pour l’armateur qui , chargé de s’approvisionner lui-même et de faire fabriquer ses cordes, ne peut trop se garder des mauvaises fournitures qu’on peut lui faire. L’éclairer dans ses achats , c’est le servir ; ce motif va nous faire entrer, à ce sujet, dans quelques détails utiles.

Le chanvre est une plante annuelle, son écorce fournit la filasse dont on failles cordes et le fi! A voile et la toile elle-même. La tige de la plante est creuse et remplie d’une moelle tendre recouverte d’un bois mince et fragile qu’on nomme ohenevotte. Sur cette chenevotte est une écorce mince , fibreuse, et adhérente é la tige sur pied, c’est cette écorce qu’on relire pour en composer la filasse. Il y a du chanvre mâle et du chancre femelle; le premier se récolte plus tôt, et le second plus tard, afin de laisser mûrir le chenevis. Ce délai le rend plus dur et plus élastique , par conséquent , moins bon. Le négociant doit exiger, dans une fourniture, une quantité égale de chaque espèce. On le reconnaît au toucher et à la couleur. Le chanvre femelle est plus dur, plus roide et plus brun.

La première préparation que reçoit le chanvre récolté, c’est de rouir. Cette opération consiste à le laisser macérer dans l’eau. On rouit pour disposer l’écorce de la plante ù se détacher facilement de la chenevotte , mais comme roui n’est autre chose qu’un commencement de pourriture , il s’en suit que trop rouir, c’est trop pourrir, par conséquent c’est détériorer le chanvre. D’un autre côté, s’il n’est pas assez roui, il ne peut se bien affiner. Le talent consiste ji saisir le point précis, ce qui est difficile, car l’état de la température , la qualité de l’eau , le sol où la plante a crû, ces diverses circonstances ralentissent ou précipitent l’opération, et la preuve de la difficulté qui s’y trouve, c’est qu’on s’y trompe journellement-

Lorsque le chanvre est roui, on peut détacher l’écoree de la chenevotte. Il y a pour cela deux procédés. L’un consiste à le tiller, et l’autre à le broyer.

Pourtiller, on casse la chenevotte à la main et on sépare l’écorce des fibres avec les doigts. C’est un travail de patience.

Pour broyer, on haie le chanvre. Cela consiste à l’exposer à l’action d’un feu modéré, afin de bien le sécher. Ensuite on le passe dans l’instrument à broyer qu’on nomme la broie, c’est une espèce de treteau dont la table est composée de trois lames de bois taillées en couteau et posées de champ. A l’un des bouts est une espèce de grossière charnière dans laquelle s’ajuste une sorte de battoir de la longueur du tréteau et terminé par une poignée. Ce battoir est composé de deux lames de bois affilées qui s’engrènent dans les trois autres. On présente le chanvre entre le tréteau et le battoir qu’on fait agir à force de bras. Les lames, en s’engrenant, rompent la chenevotte, la détachent et même brisent la partie trop rouie du chanvre vers la pointe. Cette pointe est la partie la plus sensible, c’est celle qui se rouit la première et le plus vite. C'est en cet état qu’on le livre à la marine; il est arrangé par queues de deux livres ; mais , dans ces queues , il faut observer que la partie du chanvre qui était vers le pied de la plante, n’est pas aussi déliée que la pointe, il y trouve ce qu’oty nomme des pattes. Ces pattes restent grosses, plates, et la broie ne les affine pas. Mais comme elles doivent sauter sur l’espade, c’est un déchet qu’il faut prévenir en rebutant les queues trop chargées de pattes.

La couleur du chanvre est un mauvais indicateur de ses qualités; elle dépend des eaux dans lesquelles on l’a fait rouir. 11 suffit qu’il ne soit ni noir ni blanc. Dans le premier cas , il serait trop roui; dans le second, il serait échauffé par l’humidité. On doit s’attacher à son odeur. Le chanvre est bon quand il est fin, souple et d’une odeur forte et saine. Quant

à sa longueur, elle est suffisante. Si le premier brin a trois pieds et demi ou même trois pieds, le négociant qui achète du chanvre doit observer qu’à grosseur égale le ballot le plus lourd, est le plus fin, par conséquent le meilleur.

Voilà le moment où l’homme de mer s’en empare pour le* convertir en corde à son usage. Le premier soin est de le purger des chenevottes et des pattes qui restent dans la filasse. Ensuite on l’affine en séparant les brins les plus longs des autres et en divisant les fils qui tiennent encore au tissu de l’écorce. Pour le purger des chenevottes, on l’espade ; cela consiste à le battre, à le tourmenter sur un sabre de bois, opération qui le nettoie et l’affine. On reproche à l’espade de briser le chanvre pour détacher les pattes, mais elle ne rompt que celui qui est maigre et de mauvaise qualité, c’est donc un bien qu’il n’entre pas dans la fabrication des cordes.

Lorsque le chanvre est espadé, on le peigne. C’est alors que se forment le premier, le second brin et l’étoupe. Le / premier brin est ce qui reste à la poignée quand elle a suffisamment passé dans le peigne. Le second brin se fait en peignant de nouveau ce qui était resté dans le peigne, et l’étoupe est ce que le peigne retire du second brin. Il y a plusieurs peignes plus serrés les uns que les autres; les plus fins servent pour le chanvre destiné au fil de toile, au fil à voile, aux lignes et autres menus ouvrages. /

Lorsque le chanvre est peigné, on le passe sur le can d’une lame de deux lignes d’épaisseur dont le can est bien émoussé. Ensuite on le passe r.u frottoir. Ces deux dernières opérations ne sont pas indispensables, souvent on les néglige, surtout pour la corderie.

Les ports et arsenaux du roi Ont, pour la réception des chanvres, une machine d’épreuve que les ports marchands n’ont point. Lorsqu’un fournisseur fait un marché , il livre une vingtaine de queues qu’on peigne, et on retire le pre-

mier brin qu’on file aussitôt et on commet un cordage d’une petite grosseur, c’est-à-dire en trente-six ou à peu près, et on soumet ce cordage à la machine.

La machine d’épreuve est une très-grande romaine à laquelle on attache un bout du cordage sur lequel on fait effort avec une roue d’engrenage qui peut faire un effort de plusieurs milliers. On fait contre poids sur la branche de la romaine, et on observe sous quel effort se fait la rupture. On compare alors la force du cordage avec celle de plusieurs expériences antérieures, et on accepte ou on rebute le chanvre selon que sa force s’est plus ou moins rapprochée des expériences précédentes.

Je finirai cet article déjà bien long par le tableau de quelques expériences sur diverses espèces de chanvre ; elles seront utiles au négociant pour le diriger dans l’achat de cette denrée, et dans l’emploi qu’il en doit faire.

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CHAPE, s. f.

angl. Socket. — etp. capa de aguja nautica. — a//, kappe der kotnpass. — il. cappa di bussola. — port, chapeo de bussola.

Chapiteau de forme conoïdale, dans lequel entre le pivot

de l’aiguille aimantée. V. boussole.

CHAPEAU, s. m. du fréteur.

angl. primage. — etp. sombrero, cappa. — ail. kaplakcn. — il. primaggio, cappa. — port. capa.

Gratification que l’affréteur accorde au capitaine frété ; par préciput, et sans qu’il en tienne compte au propriétaire, le connaissement doit le stipuler pour qu’il soit exigible.

CHAPELET, s. m. V. pompe à chapelet.

CHAPELET de pièces ou futailles.

Ce sont plusieurs futailles saisies ensemble, qu’on remorque pour les mener à destination.

On nomme aussi chapelet de cabestan les rouets placés sui les flasques pour le faire choquer tout seul.

CHAPELLE, s. f.

angl. chape!. — etp. hira. — ail. eiilc. — U. tombolata , tombolo, alluamento. — port, sargo.

Situation d’un vaisseau qui, de petit temps, prend vent devant inopinément.

CHAPELLE faire.

angl. to build achapel. to broacli to. — etp. tomar porta lura.

— ail. eine eute fangen. — il. tombolare, far la tombolata. far un alluamento. — port, tomar sargo.

C’est prendre vent devant inopinément de petit temps, soit que le vent geniile, soit que le timonnier se laisse surprendre par un faux lan, une fausse lame, ou enfin par le transport de la marée. Il y a deux manœuvres à faire, la première, de défaire la chapelle, la seconde, de laisser virer, c’est-à-dire faire le tour entier.

Dans le premier cas, le vaisseau etile; on laisse la barre

dessous, et on contrebasse virement devant en traversant les focs.

Dans le second cas on laisse abattre, en ralinguant les voiles d’arrière et brassant carré le grand hunier; le vaisseau vient vent arrière : on oriente de nouveau derrière , et on laisse venir au vent.

CHARBONNIER, s. m.

angl. collier. — esp. carbonero. — ail, kohlen schiCf. — !t. carbonajo. — porl. carvociro.

Navire cabotier qui n’est employé qu’à porter du charbon de terre. La plupart sont anglais. Il y en a qui portent trois mâts : on les reconnaît à leur peu d’élégance, à leur aspect noir, à leur forme nue et sans ornemeus.

CHARBONNIÈRE, s. f.

Mot trivial , et que les marins vulgaires donnent parfois ù la grande voile d’étay, c’est-à-dire la voile du grand étay.

D’autres lui donnent aussi le nom de pouillouse; l’homme de mer, instruit dans sa langue maritime, nomme cette voijjS grande voile d’étay. V. voiles d’étay, V. pouillouse.

CHARGE, s. f. /

angl. bulk, lading, loading. — esp. carga. — ail. ladang. —

U. carico. — port, carga.

Ce que le vaisseau peut contenir. On dit qu’un vaissead •

est en charge ou en chargement; dans ce cas, ces deux mots sont synonymes. On dit qu’il est chargé à morte charge, quand il est surchargé , c’est-à-dire quand la ligne de flottaison est noyée ; un vaisseau, dans ce cas, perd toutes ses qualités et principalement sa stabilité.

La charge d’un canon , d’une arme à feu, est la quantité de poudre nécessaire pour chasser le mobile à la plus grande amplitude. V. canon.

CHARGE, imp.

angl. arnain, let go. — esp. largi. — ail. loi machin lie. — if. farga. — porl. larga.

Corpmandement qui fait connaître qu’un objet amené est rendu en place ej qu’pn.peul larguer le garant. A ce comrnandcuient, les hommes rangés sur le palan ouvrent Ipsm.jips, et celui qui lient A retour, dégarnit. Un contre-maitre impétueux fait par fois charger de trop bonne heure, de-là ! les accidens.

CHARGÉ, adj.

ansl. laden. — csp. cargado. — ail. laden. — il. caricato. — port, cargado.

l)n vaisseau est chargé qûand son chargement est embarqué.S’il estsur son lest, ou s’il est trop lége, il n’est pas chargé ou n’est pas assez chargé; s’il est trop calé, il est trop chargé. Il y a donc un point qui délérmine qu’un vaisseau est bien cha rgé, c’est sa ligne de flottaison. Un marin la juge au coup d'œil , un ingénieur la fixe avec précision.

CHARGE en côte.

angf. pressed on tlie sliorc. — tsp. empujado a la tierra. — ail. ' zu kuslc treiben. — il. «pie mute su la terra. - port, enipuxauo a la costa.

-•Un vaisseau est chargé en côte, quand il est affalé sur la côte, et que le vent et la mer le poussent vers la terre , dont il a peine à se relever.

CHARGÉ par un grain.

angt. heeling under a squalle. — e.ip. inelînado sobre una turbouada. — ail. um bo geladen. — if. forzato per un turbine.

— port, coinpressado. per hum chuvaaco.

Un vaisseau est chargé par un grain , quand il est surpris avec trop de voile» dehors ; dans cette situation il peut engager. V. engager. Le résultat est de perdre des voiles, de démâter ou de sombrer.

CHARGÉ de voiles.

angl. stretching. under ai.reat press uf sait. — csp. hacer toda ftterra de vêla. — ail. mit a gel geladen. — if. caricato per le voie. — port, dar força de vêla. •

Ce mol n’a pas la même signification que couvert de voiles. Le vaisseau est chargé de voiles, quand il en porte plus que

la prudence ne le permet, quand il en Charrie trop. On peut être chargé de voiles sous une très^pelite Toiture. Cela est relatif à la force du vent.

CHARGEMENT, s. in,

angl. bulk , time and act of lading. — ctp. cargamento. — ail. I idung. — il. carico, caiicameuto. — port, cargo.

Chargement. Matières qui constituent la charge : dans un

vaisseau marchand, ce sont les vivres et la cargaison; le

chargement d’un vaisseau de guerre se compose de ses armes,

ses munitions et ses vivres.

On entend aussi par ce mot l’acte de charger un vaisseau , et le temps employé à le charger.

CHARGER, v. a.

angl. lo load. — erp. caigar. — ail. laden. — il. ca.icare. — port, carregar.

Charger un vaisseau, c’est embarquer son chargement. Eu navire chargé pour compte de son armateur, a chargé en cargaison ; mais il a chargé à fret s'il est loué à des chargeurs qui |ui sont étrangers , V. fret et affréter : et dans ce cas il est chargé à la cueillette , s’il est loué par petites portions à divers particuliers qui chargent plus ou moins. V. arrimer.

On charge un objet sur un vaisseau quand on l’embarque sous connaissement.

CHARGER en grenier, en grain, etc.

angl. to load î8 bulk. — csp. cargar con grano. — ail. mit sturz gutern laden. — il. caricare cou giano. — port, carregar corn trigo, coin grao.

C’est charger avec du grain, du sel, du charbon de terre, du sable, tout objet enfin qu’on re.mue avec des pelles, et qu’on n’arrime qu’en l’égalisant : ce chargement est dan- -gereux parce qu’il peut reborder et compromettre, même faire périr un vaisseau, s’il n’a pas eu la précaution d’élever strrsa carlingue tin fronteau longitudinal, pour empêcher le l'ebhrdement. V. reborder.

CHARGER la pompe.

angl. to lètch the pump. — esp. ecbar agna rn la tromba. — ait. Tairin die puuipe giessen. — it. carie are la tromba. — port. / derramar agoa na bomba.

C’est mettre dd l’eau dans la pompe pour supprimer la pression de l’air dans le tube, afin que cette pression ne s’exerce que sur l’eau delà cale, pour la faire monter dans le corps de la pompe.

On charge un canon en mettant la poudre dans son âme; on le charge à boulet , à mitraille, en mettant sur la poudre un boulet, un paquet de mitraille, etc. V. canon. CHARGEUR, adj. ,

Quiconque charge une quantité quelconque de marchandises à fret sur un navire est un chargeur, c’est un afl'réteup. V. ce mot pour les langues étrangères.

Eu terme de canonage, le chargeur est le second homme de la pièce, il suit le chef de pièce et le remplace si celui-ci est tué ou blessé.

CHARIVARI, s. m.

Cris tumultueux que poussent les matelots pour s'encourager à virer au cabestan. Les Anglais crient hourra; il n’est passage de les supprimer entièrement, car il est souvent utile de maintenir la gaîté dans un équipage quand l'ouvrage est dur. Le matelot qui rit, oublie la peine.

CHARNIER, s. m.

Barrique conique, sans fond au petit boift où elle est munie d’un couvercle fermant à clé. Dans l’acception du mol, c’est un vase où l’on tient des viandes salées ; da'ïis la langue de la marine, c’est une futaille où on met l’eau à la disposition de l’équipage. Mais à la mer, quand l’eau est à la ration, le charnier n’est plus à la disposition de personne, il reste fermé et ne s’ouvre que pour la distribution. M - ■ CHARNIERE, s. f./

angt. Litiges. — csp. bisagra. — ait. Latin gen. — it, gangliero,

commessura. •— port, charnfira.

La charnière est dans lu marine cc qu’elle est partout. V. penlure et ferrures de gouvernail.

CHARPENTIER, s. m.

ang(. cavpenter. — esp. carpinlero. — a//, zimmer. — itai. 1«guamaro, lalcgnamc di mare , legnaiuolo , macatru d’ascia.

' — port, carpinteiro.

Ouvrier qui travaille le bois; il est, dans bien des circonstances, homme fort important , il tient rang dans la maistrance après le maître cantonnier. Le maître charpentier d’un vaisseau, connaît la mâture, la construction des vaisseaux et celle des bateaux. Un a souvent confié au même homme l’emploi de charpentier et celui de calfat, c’est un vice: chacun son métier, c’est ici le cas de ce proverbe. Un homme qui les cumule tous les deux n’en fait jamais un bien. Les maîtres charpentiers sont ordinairement des hommes télés et dévoués, on ne peut trop les encourager; mais nous pensons, que dès qu’ils sont entretenus, on ne doit plus les embarquer , on ferait mieux de les employer dans le port.

CHARRIER de la voile, v. a. Y. chargé de voiles,

Le mot charrier de la voile est un peu vulgaire; c’est porter toute la voile que la mâture et le côté du vaisseau peuvent supporter.

CHARRIER, v. a.

angl. to drag a long with. — esp. acarrear. — ail. taugen. -4- , il. btrascioaro. — port, arrastar

Action des courans sur les corps qu’ils entraînent, ils charrient un vaisseau hors de sa route , la marée charrie du sable, des vases, et comble les passes. Une rivière charrie divers corps dans ses alluvions , on dit qu’elle charrie quand elle entraîne des glaces.

CHARRIOT. Si m. . ■ ..

Il y a en astronomie le grand et petit charrie t, c’èfct un m»m .qu’un donne à la grande et à la petite ourse, ce sont

deux des 48 constellolrons 1 formées pi»r> Ptokméo» V» ourse», V. étoile polaire.- 1 "■•ii v-ii.iun- i

CHARRUE à chien.

Nom trivial que les matelots donnent à un empennelage . surtout quand il est mal fuit.

CHARTE-PARTIE, s. f.

angl. châtier part}-. — csp. caita parlida , iimtrata de Ilcla- ■niento. — ail. certe partie, charte partie. — <f. contralto di' ' nolieggio, di note. — port, càrta, contrat» de frckainetitv. 1 ,

Contrat, marché, engagement réciproque entre un particulier et une société d’une part ; et de l’autre , l’armateur ou le capitaine. Par la charte-partie, l’un s’engage à tenir dans un temps déterminé un vaisseau prêt à prendre charge dans un port nommé. Et l’autre s’oblige à le charger en tout qu en partie. Le titre 6 du Code de commerce n’a pas cette pery fection qu’on doit attendre d’une loi pareille , il n’exige pas le nom du port du chargement; de sorte qu’après être convenu verbalement de charger au Hâvre , l’armateur pourrait Vous faire charger à Bordeaux. Ce défaut d’indication est un vice du Code. Le même article veut énoncer le nom, du capitaine; en sorte qu’un armateur mécontent de son capitaine, ne pourrait plus le congédier après avoir signé la charte-partie; ou bien il ne pourrait affréter son vaisseau avant d’avoir uif capitaine : c’est un second vice.

Le reste de l’article est sage. V, Code du commerce, litre 6, livre a, articles 2^3 et suivans.

II n’est pas indispensable que la charte-partie désigné les marchandises qui seront chargées; mais elle doit énoncer la quantité de tonneaux qui seront chargés. Voilà pourquoi la charte-partie ne saurait dispenser du connaissement. Elle oblige à charger et à recevoir chargement , mais le connaissement certifie que les objets ont été chargés et reçus à bord du vaisseau. U rend le vaisseau, le capitaine et d’aiv

' maleur responsables des objets chargés; ,et telle est la force de ce connaissement devant la loi, que le capitaine, se .f^ej-ve une défense contre la surprise en ne signant qu’avec ces mots que dit être. Enfin, on ne peut assurer sur une chàrtepartie, quand au contraire on ne peut assurer sans connais* sentent. Et en effet, dans les chargcmens à la cueillette, il j a presque toujours connaissement sans charte-partie. L’assureur doit avoir la preuve que la marchandise est chargée sur ' le vaisseau , et qu’elle court véritablement le risque pour lequel il assure , c'est le connaissement qui le lui certifie. Les tribunaux ont souvent répudié la charte-partie pour ne faire droit qu’au connaissement. Et en effet, un négociant s’engage par la charte-partie à charger cent barriques de sucre, et cependant il n'en charge que quatre-vingt-dix ; il pourra bîeh être forcé de payer en indemnité, le prix du fret de dix barriques, si le capitaine ne le remplit pas par ailleurs; v mais comme le connaissement n’en exprime que quatrevingt-dix , il ne peut pas venir, la charte-partie en main, réclamer cent barriques. C’est donc le connaissement qui est la pièce essentielle. .

Nous ne devons pas manquer d’avertir ici ceux qui passeraient une charte-partie sous une juridiction anglaise, que Haie, et après lui Jonson, disent : que la churte-partie est un contrat dont les clauses ne sont point de nature maritime, par conséquent ne sont pas du ressort de l’amirauté.

CÜAUTIEU. adj.

Vent chartier’, ou traversiei. V. Iraversier.

CHASSE, s. f.

angt. cliate. — csp. cas*. ait. jagd. — it. caccia. — port. caca.

Action de chasser un vaisseau. \. cha-ser.

CHASSE. Doouer chasse; c’est chasser. V. ce mol.

CHASSE (appuyer). , . V«îAH ,

C’^( jVr, appuyer., ,v , . ,.

CHASSE (prehdre), >i > • > • I • n • • 1 »i.> 1 i\v. . j

angl. to take chase. — esp. tomar caza. -r ail. jagd oehmeu- — ital. prendere caccia. — port, tomar caça.

Fuir à toute voile devant un ennemi qui chasse.

CHASSE. Soutenir la chasse.

angl. to hold out ttir chase, to support the chase. — esp. sostenèr la caza. — ait. jagd unter haltea. — it. sostencre la . | caccia.— port, sosler a caça.

C’est envoyer du renfort aux chasseurs, si on les croit inférieurs aux chassés. , i,, i i i

C’est aussi fuir à égalité de marche sans être joint par le vaisseau chasseur. ,, , ,, ,, „ , .. ,.j .

CHASSE (maintenir la).

angl. to keep up the chase. — esp. coutiuuar la caza. — ait. jagd erhalten. — il. contiuuare ia caccia. — port, manter a caça.

Continuer la chasse malgré la brume, la nuit ou le mauvais temps, ou malgré tes accidens.

CHASSE (lever la).

angl. to give up the chase. — esp. quitar caza, alzar caza. — ail. jagd auf hureo. — it. riouiiziarc la caccia. — port, cessai caça.

C’est abandonner la chasse , cesser de chasser. CHASSE-MARÉE, s. m.

angl. lug sait boat. — esp. buque de lngre. — ail. logger boot.

1 — it. barca a terzo. — port, almocreve.

Embarcation française et surtout Bretone ; c’est un lougre marchand , ponté d’un pont avec coupée derrière , mais sans artillerie, sans batterie percée et même sans vibord. On l’emploie au cabotage. Cette embarcation marche supérieurement, porte on ne peut mieux la voile, tire peu d’eau, se loge partout, échoue chargée et ne coûte presque rien

d’entretien ; presque tout les chasse-marées ont des voiles

tannées. >' •» * . . , j

( 5ag )

CHASSE, s. f. ' '

Outil dont on se sert pour frajijier s iïr u n objet que' lé itiarteau ne peut frapper.- tes tonneliers chassent leurs cercles avec des chasses de fer ou de bois.

CHASSER, v. a.

an$l'. to ohase. — tsp. dar caia. — ail. jagd-machen. — U. cacciarc, dare caccia. — port, caçar, dar caça.

Chasser un vaisseau, c’est le poursuivre pour le joindre. Le succès d’une chasse dépend de la marche du chasseur. Le salut du vaisseau chassé dépend de la supériorité de sa marche. A égalité de talent et de chances, le meilleur marcheur joindra le chassé, ou celui-ci échappera ; mais le chasseur peut faire des fautes et l’autre en profiter, et réciproquement. Le chassé doit d’abord prendre chasse sous l’allure qui lui est la plus favorable; cependant, s’il s’apercevait qu’il perd, il pourrait essayer, si une autre allure ne serait pas défavorable au chasseur. L’homme de mer doit consulter sur cet objet, la tactique de M. de ftlorogues. Voici quelques-unes de ses maximes principales. , . •!-••/

« Si deux vaisseaux se relèvent sur la perpendiculaire du » vent; ils sont également au vent. Le vaisseau qui, parrap- » port à l’autre, est en arrière de la perpendiculaire du vent, » est sous le vent. L’autre est au vent, et le doublera au » vent.

» Les deux vaisseaux faisant même route se relèveront ré- » ciproquement. Celui des deux qui , après quelques mo- » qtens de course, relèvera l’autre à une aire de vent quifera » un plus grand angle avec l’aire de vent de sa route, que •> n’était l’angle du premier relèvement, marchera le mieux, » soit que les vaisseaux tiennent le vent ou qu’ils ne le tien- » nent pas. »

Toutes les théories sur la chasse se taisent devant une marche supérieure. Jamais un chasseur ne joindra un vais-

îeau qui marche mieux que lui, et réciproqueuieat tous les efforts du chassé seront raing. ppur échapper à un meilleur voilier; aussi nous ne nous arrêterons pas à détailler les divers cas od l’on peut se trouver dans une chasse et les manœuvres qu’il faut faire, ce serait à l’infini; nous renvoyons à Bourdé de la Villuette, à l’Encyclopédie et à la Tactique de Morogues.

On a observé qu’à marche égale un chasseur de force supérieure atteint presque toujours le vaisseau chassé, parce que l’inquiétude de ce dernier le porte à essayer continuellement les moyens d’accélérer sa marche, et souvent il la ralentit. On a recommandé au bâtiment en chasse la plus exacte immobilité à bord et la plus grande attention à gouverner.

CHASSER, v. n. à l’ancre.

an"/, tu drag the anchors. — ftp . garrar. — ail. vor anker tréi* ben. — if. straaciuarc l’ancora. — port garrar.

Un vaisseau chasse sur ses ancres, quand au lieu d’en être '

retenu, c’est lui qui les entraîne.

CHASSER, v. n.

angl . to corne home. — esp. quitar. — ail. treiben. — U. camminare, venire, atidare. — port • largar, aflrouxar.

Une ancre chasse quand elle perd gueulée, quand elle ne fait point de résistance , quand elle ne tient pas sur le fond. Ce qui arrive par plusieurs raisons : légèreté de l’ancre, disproportion entre l’ancre et un trop gros câble ; mauvaise qualité du fond,’ trop petite louée, force du vent ou du courant , grosse levée , trop de tors dans un câble neuf. CHASSER — une cheville.

angl. to drive a boit. — esp. clavar una elavija. J — ait. ein bqllen Mossen. — if. entrara un perno. — port, pregar lulm.4 cavitha.

C’est enfoncer ou repousser une cheville à eoup de masse.

CHASSER — à l’ancre sur un vaisseau.

angl. to fall a boaid. - esp. etnbesür. — ail. auf ein ander treiben. — it. aricnibare. — port . abordar, garrar.

C’est lorsque, mouillé au vent d’un vaisseau , on chusse ri on tombe sur lui en l’abordant, o’esl cas de force majeure ; ce sont avaries grosse et mutuelles. V. ce que nous avons dit à l’article aborder par accident. •

CHASSEtRS. s. ni.

angl. scouts. — etp. cazadores — ait. jagdcr. — it. cacciatori.

— port, caçadorcs.

En escadre» les chasseurs sont des frégates ou autres bSliraens légers qui vont à la découverte. Leur talent est de masquer à l’ennemi la position de l’armée sans cesser de faire connaître à leur général la rencontre qu’ils ont faite; il ne leur est pas toujours facile de rallier, si le vent a changé et les a mis sous le vent. Ljn bon chasseur est toujours bon manœuvrier,

bon marin, c’est un officier très-utile dans une armée.

CHAT. s. m.

angl. c.it. — csp. gato. — ail. katzc, kat scliiff. — it. gatto. —

* - . port. gato. , ,

Sorte de grate à bra/iches élastiques de fer terminées par une pointe et dont on se sert pour visiter l’âme des canons , afin de découvrir les chambres qui s’y trouvent. Lorsqu’une des pointes est engagée dans une chambre et qu’on veut la retirer, on se sert d’un second manche au bout duquel est un anneau. Le premier manche passe dans cet anneau, qui prend et réunit toutes les branches en un faisceau.

On donne aussi le nom de chat à un bâtiment de construction de Nonvège, c’est une espèce de galiote à cul de pinque» mâtée en trait carré et à pible. Ce sont des bfitimens d’uu grand po rl,mais de mauvaises embarcations.

CHATTE, s. ni.

angl. ligtiter. — eip. chata. — ail. kater. —it. üarca d’allegio.

— port, aligeirator.

Espèce d’allége propre à décharger les vaisseaux. V. allège. Sorte de bateau de pêche à deux bouts pointus en usage au bas de la Loire ; quand cette chatte louvoie, les deux bouts

surtt'îfltei'fiatiVeilicnt l'avant et l’ arrière y elle ne Vitup**? é!lé!n>a lqéé'&$ aitoures à changer. *• >'• ' “• ■

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angl. crceper. — tsp. rezoo. — ail. kitse. — it. raspatorc. - f- 1 port, r&lador.

Sorte de grapin sans oreilles aux pattes et dont on se sert pour draguer le bout des cûbles cassés et restés sur le fond ou tout autre cordage perdu. Sa forme lui permet de suivre sans résistance la force qui la sollicité; dans sa course elle accroche ce qui se trouve sur son chemin. Si c’est un coédage , ellè en apporte le doublé.

il , 1 r ■ i - .. ■ I ' ■ , r i i • ' ,it - (*• ' 1 'I - ■

CHAUDIERE, s.f.

'i a » ‘. , (*ji . ■■■ «I i >i t ni , i n ■) J.! ni t il *i » . !

angl. kcttle. — esp. caldero. — ail. kessel. — it. caldaro, caldaja.

— port, catdeira.

Nous allons parler un ancien langage, parce que lè 'cdolmerce n’a point encore adopté les nouvelles cuisines. m » La chaudière, dans l’ancienne installation, était un vase de cuivre , une marmite qui souvent était de fer battu, ce qui est préférable à cause de l’usé de l’étamage et du verd de gris. C’est dans la chaudièr^ qu’on fait cuire les vivres de l’équipage. Plusieurs personnes ont droit d’avoir une petite chaudière séparée, mais les matelots njjangent à la grande chaudière. L’armateur qui fait construire une cuisine sur l’ancien modèle, trouvera dans les proportions des chaudières, cijoint les hauteurs qu’il doit conserver au-dessus des barres.

La grande chaudière d’un vaisseau de premier rang , avait invariablement les proportions suivantes :

t.OMCDkt'K

LAICEC»

noraaoin.

pied*

pouce*

pied*

pouces

pieds

pouces

Premier rang

Vaisseaux de ?4

Vaisseaux de (»4

Frégates

Corvettes

,.Mai» aujourd’hui, iout cela n’est plus exact, nos anciennes cuisines étaient si défectneu^es, qu’au a >01,11 üÿVt poules perfectionner. M . de Kemtnt a le premier construit upççuisine sur un nouveau plan ; on en fait d’autres plus perfectionnées encore. Dans toutes ces nouvelles cuisines, les chaudières sont encastrées. Le tout est de fopte , le feu s’allume dans un seul compartiment qui chauffe toutesleschaudièrcsù la fois, ces cuisines ont des avantages dont un des plus grands est l’économie du combustible ; ensuite elles sont moins volumineuses, mais elles ont aussi bien des vices. Enfin on en est venu à vouloir placer les chaudières duos le taux pont , pour les tirer des batteries et du voisinage des câbles. Cette installation n’étant pas encore perfectionnée , nous n’en rendrons pas un compte plus détaillé. „ , >.

CHAUDIERE — à bray. . . > ' t l' •■ ■■■' .*♦

angl. pilch ketlle, — esp. caldero de hrea. -r ait. pech. kcssel. )T^ \ — it, ealdaro per la pece. — port . taldeira pelo brea. ^

Marmite de fonte à trois pieds, dans laquelle on fait fondre le bray pour l’employer. Il y a dans les arsenaux des cabanes à terre bien isolées dans lesquelles on établit avec de la maçonnerie diverses grandes chaudières pour y fondre le bray et chauffer le goudron dçnt on a besoin pour le? carènes, radoubs et constructions. Daus les vaisseaux on dit aussi pot A bray. pour désigner la chaudière à bray.

CHAUDRON — de lu pompe.

nngt. pump shoe. — r <p . caldero de la bomba. ■ — ait. pomp t 1 l'uss kessei. — il. caldaja, ealdaro délia ! rom b a . — * /‘Or/ . cal-

deira do pie de la bomba. H- «jx.

Morceau de plomb dont on enveloppe le pied d’une pompe pour empêcher qu’elle n’aspire des saletés qui l’engorgeraient. Le chaudron est percé de plusieurs trous de vrille, pour laisser passer l’eau.

CHAUDRON — d’habitacle. V. cheminée d’habitacle. CHAUFFAUD. V. chafaud.

CWAfüPFAfifiJOi’inf'î'K ’-J '- ’i • •■■•»> »

I .(in#/, brearaing fnrilr, Airacp fuel.— erp. farinas, bre/.os — atf. «chqvcn. — it. frasclie, — poil. ipqlhns de çana.

On nomme ainsi les fascines dont on se sert pour chauffer

le dessous des vaisseaux. V. chauffer.

On nomme aussi bois de chauffage, le bois qu’on ciûbar-

que pour brûler q la cuisine.

CHAUFFER, v.a.

angl. to bream, — ttp. dar fircgo. — ati. brennen. — il. rfafc il l'uoco ad un bastimento. — port, queiruar bum navio, . , r, ...

On chauffe les vaisseaux sur chantier aussitôt qu’ils SOM calfatés, afin de faire faire un effort au bois el déterminer les gélivures à se déclarer pourqu’on les reprenne. On chatafô les vaisseaux toutes lés fois qu’on les carène, pour fondre le vieux brai, mettre le bois à nu, le nettoyer, afin de bien i*econnaîtro les coutures, les têtes de chevilles et de clous, tâter 1a tête des gournablés, découvrir les rombaillets, les gerçures et les trous de vers si le franc-bord est piqué : ainsi que les trous de clous de doublage qu’on aurait oublié d’épiter. Un Vaisseau abattu, a de l’eau à sa disposition pour prévenir l’incendie ; mais dans les ports oû l’on chauffe éehoué, on ne peut t / ' » — trop prendre de précautions pour éviter les accidens ; pu

place à la préceinte un bordage sur le can, qui sert de gardefeu, pour couper la flamme; on bouche toutes les issues par dû le feu . pourrait s’introduire, et si l’on n’a pas de petite pompe à incendie, on lient de l’eau en réserve et on arrose avec des escopes.

CH AliFFER — les soutes.

angl. to heat lhe bread rooms. — esp. secar lo» panulcs. — ail. die brodt kaoimem brennen. — it. dai il fuoco agfi pa.li- [( «oli, seccare la camara di biscoto. — port, queimar paiulcs.

C’est entretenir Un brasier dans les soutes à pain; on se contente., dans un vaisseau neuf, de passer au four {espion ches de sapin qui doivent les doubler quand le vaisseau est neuf; mais si les soutes ont déjà fait campagne, -si le vuis-

seau est vieux, s’il est resté long-temps désarmé* art allume un brasier dans une chaudière qu’on place au milieu de la soute, cette opération est longue et fertile en accidéns , elle

Vlltl'l il'j • l* • «! 1 et- ic O • 'it - • I>1 i- MO' **!• . -S< U ml

demande une grande surveillance, .

ÇH^IJFFER — un bordage. • • M

angl. to bend a planck hy heating. — esp. dar fuego a una tabla.

— ait. krum brennen. — it. scaldare le tavolc , picgaïc le la- 1

vole. — port, queimar huma taboa. , \ , 1/ )•

V,, l’explication de ce mot à l’article bordage. C’est le plier

par le moyen du féu. V. aussi courber.

Cfr&ÜM.4RD. s. in. V. ebomar.

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