‹ Répertoire polyglotte de la marine, à l'usage des navigateurs et des armateursChapitre 92 sur 140 · V. bordée · texte numérisé non relu

V. bordée

COURIR â grasses écoutes, à grasses boulines. V. grasses. COURIR, v. n.

angt. totrend. — etp. correr. — ait. ver folgen. — it. reggersi.

— port, correr.

On dit qu’une côte court à telle aire de vent, pour dire que tel est son gisement, sa direction. , > t

COURIR sur son câble ou sur son ancre.

angt. to run foui of an anchor. — etp. correr contra le gomme. — ait. uni seinen auker tau rennen. — it. correre sopra le gomenc, correre contra le gomene. — port, correr sobre o cabo.

On court sur son ancre quand, n’étant pas affourché, le vent ou la marée poussent le vaisseau sur son ancre sans qu’il se répande t\ l’appel de son câble. Le résultat immanquable est de surjoualer l’ancre.

On dit aussi qu’un vaisseau court sur son câblé, quand , ayant beaucoup de mou dans ses amarres pendant un coup de vent, le ressac le ramène de l’avant. Le câble alors , par son élasticité, prend du mou après son effort et se détort, s’imbibe plus facilement et subit une sorte de trituration qui le fatigue et peut , à la longue, le faire casser. Il faut un peu

raidir l’affkwr ; mais si on est sur une ancre , le mal est sans remède d’un temps forcé.

COUROY. s. m.

angl. coat, stuff — ttp. bctun, sebo, zopissa , pendoles , zulaqoe. — ail. harpusc. — It. sevo. — port, betnme, galagata.

Composition de bray de suif et de soufre dont on enduit le fond des vaisseaux qui ne sont pas cuivrés. Le couroy n’empêche pas le ver de piquer, il ne repousse ni les saletés ni les coquillages, bernaches et autres qui s’attachent à la carène des vaisseaux dans un temps assez court. Pour faire un couroy, on met les huit dixièmes de bray sec, un dixième de suif et un dixième de soufre. On estime qu’une livre de couroy enduit un pied de surface; mais cette estimation est forcée , on peut couroyer avec plus d’économie.

COUROYER. v. a.

angl. to pay a coat, to give a stuff. — up. dar, sebo , dar pendoles. — ait. harpusc setzen. — U. dar sevo. — port.

' cifar, espalmar.'

C’est appliquer le couroy. V. l’article précédent. COURONNE, s. f.

angl. crown. — csp. corona. — ait. krone. — it. corona. — port, coroa.

Anneau lumineuxqu’on voitquelquefois autour des astres. Il y a des couronnes qui sont irisées comme l’arc-en-ciel, d’autres n’ont pas les couleurs, maisellesn’ensoDt pas moins toutes un effet de la réfraction de la lumière, au travers des vapeurs dontl’atmosphère est chargée dans la direction desastres couronnés. La couronne varie de grandeur ; elle dépend du plus oudu moins d’éloignement des vapeurs réfringentes parrapport à nous.

COURONNEMENT, s. m.

angl. staffarel. — isp. coronamento. — ail. hinter lheit , hackc bord. — ital, coronamento , screna. — port, gri nalda.

Le couronnement de la-poiipe d’un vaisseau est la sculp-

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ture qui termine le haut de la poupe d’une bouteille à l’autre. C’est une affaire d’ornement et de goût. On songe à les supprimer entièrement , en faisant des poupes rondes comme les galiotes hollandaises. V. poupe.

GOUriS. s. ni. Long cours.

On nomme voyage au long cours, tout voyage qui n’est point cabotage. Ainsi , tout navire qui sort d’Europe , fait voyage au long cours ; c’est cette sorte de voyage qui exige toutes les connaissances de la navigation.

COURS, s. m.

an#/, sctting, cnrrcnt. — esp. curso de corriente. — ail. lauf.

— il. corso del corrente. — port, curso de corrente.

Direction et action du courant, grand cours d’eau ; on dit

le cours du flot est au nord-ouest, etc.

COURSE, s. f.

angl. croise'. — * esp. corso. — ail. kreutz-zug. — . if. corso. — port, corso.

C’est la croisière d’un corsaire. Cependant course n’est pas synonyme de croisière , les vaisseaux du roi font une croisière; mais les corsaires font la course contre les navires marchands ennemis, et ils évitent les vaisseaux armés. ( V. corsaire). La course est de trois mois.

COURSIER, s. m.

angl. cha»c. — esp. camion por la caza. — ail. jagd cannon. —

— if. cannone di caccia. — port, cachorro.

Canon de chasse d’une chaloupe canonière, par allusion

aux coursiers des galères qui sont pareillement des canons de

chasse.

COURSIVE, s. f.

angl. gang v»ay. — esp. corrcdor. — ail. lauf graben. — if. corridojo. — port, corrcdor.

On nomme ainsi, tout passage dans le sens de la longueur du vaisseau , entre des soutes ou des compartimens quel-

conques formés par de;» fronteaux. La galerie fie- combat est une coursive. , !. >■ .

COURSIVE, s. f.

angl. vraijt , main deck. — etp. plaza de armas. — ail. k»hl.

— iia/. pozzo. — port, ponte corrida.

Espace du pont compris entre les deux gaillard? , op Juj

donne aussi le nom de grande rue , ou grand vun.

COURT, ad). ‘ •'

angl. short. — etp. escaso. — ait. kurz. — it. scarso. -r port. .....

escasso.

Le vent est court quand il permet à peine (Je présenter eu route au plus près.

COURTE, adj. Mer courte ou lame courte.

angl. short sca. — tsp. corta mar. — ail. kurz see. — it. onda corta. — port, onda curia.

ta mer est courte quand il y a peu d’intervalle entre les lames, cet état de la mer fatigue considérablement les vaisseaux. Si dans un coup de vent la mer est courte , un Vaisseau est exposé à acculer, et il reçoit facilement des coups de mer en acculant ; c’est ce qui arrive i\ Paccor de quelque banè du des hauts fonds inconnus. On trouve la mer courte à Paccor du banc de Terre-Neuve et à Paccor du banc des Aiguilles, etç.

COURTIER, s. m. . - , s -

angl. broker. — etp. corredor. — ail. makler. — it. seusatç. — port, corretor.

Agent qui dans les ports trouve du fret, procure la vente ou l’achat de marchandises; les courtiers lèvent lés expéditions d’un vaisseau et le mettent en règle.

Dans le Levant ils sont aussi interprètes et généralement ils sont fort utiles en pays étrangers.

COUSSIN, s. m.

Corps intermédiaire d’une substance mçllç et destifléÇ .à.ffir cevoir le frottement dont il garantit l’objet &tr lequel il est appliqué. Il faut excepter de cefte définijjqq,. Jlgi c^ussiq à

■ l . .Il »T ,01 ». ) ' :o / K

«mon qni n’eat qa’un billot de remplissage destiné à élever la culasse du canon dans le pointage, > j

COUSSIN de beaupré.

angl. bccl, pillow. — esp. dragante del baupres. — ail. kusaeo.

— il. CUS8ÎDO del bopresso. — port, coxim de gurupes.

11 y a deux coussins de beaupré : le premier est le morceau de sapin dont la face Supérieure est concave et surquirepose le mât au-dessus de la tête de l’étrave ; on fait ce coussin de sapin pour qu’il ne soit pas plus dur que le mât et qu’il ne l’endommage pas. Le second coussiu est un bloc de bois qui supporte le pied du mât coincé entre le coussin et la clé. Nous observons que les matelots prononcent volontiers couessin.

Nous avons fait connaître le coussin de bitte au mot bittes.

COUSSIN de cordage ou de fourrure. ■ . ,

angl. bolater — esp. atmohadillas. — ait. kussen. — it. paglietli, atramauetti. — port, almofadas, roalhctca.

Garnitures faites avec du cordage défait, ou avec de l’étoupe renfermée dans de vieille toile ; ou bien ce sont des paillets On les place partout où ils peuvent amortir les effets des frottemens. V. paillets lardés.

COUTEAU à deux manches.

angl. racing knife. — esp. cuchillo de dos. — ait. krabber, krab passer. — if. coltello con due manubrii. — port, culelocom dos manobrios.

Outil dont le tonnelier se sert pour parer ses douvelles et les fonds, c’est avec ce couteau que le perceur fait scs gournablcs.

COUTURE, s. f.

angl. scam. — esp. costura., — ail. natben. — it. cimento, incimenlo. — port, costura. ^

Divers exemples pris dans les temps anciens et modernes , prouvent que dans l’enfance de la navigation les bateaux étaient enveloppés de peaux cousues; et voilà sans doute A’od vient le nom de couture qu’on donne à l’intervalle rem-

-pli d’étoupe qui sépare deux bordages dans nos vaisseaux ; nous avons dit tout ce qui concerne la couture à l’article calfater. Les chelinguesde la côte de l’Inde, ont leurs bordages cousus avec du fil de caire, ce sqnt de vraies coutures,

couture, s. f.

an.nl. scan). — csp. costura. — ait. nathcn. II. cucttura. —

— port, costura . 1

Assemblage de deux toiles dans la façon d’uue voile; il, y a des coutures plates et des coutures rondes. Les rondes servent aux menues voiles et aux lentes, elles consister^ assembler les deux lists par une couture simple. Les tplales sont doubles, les toiles mordent l’une sur l’autre plus ou moins, mais au moins un pouce; chaque lut est cousu par une couture plate.

COUTURES. Repiquer les coutures.

angl. to prlck the seams. — csp. recocer las costuras. — ait. ein recs auf die nath. setzen. — it. ricucire le cucilure. — port, recozer as costuras.

Précaution que l’on prend quand on soupçonne une vieille couture plate de ne rien valoir ; on la renforce en faisant des points en zigzag entre les deux coulures à plat.

COUVERT, adj.

angl. dusky vreatber, thick vveathcr. — csp. tempo cubierto. — /

ail. dunklcs wetter, — if. tempo coperto. — port, tempo cuberto, tempo nevoado.

On dit que le temps est couvert quand on ne voit pas le soleil.

COUVRIR, v. n. Se couvrir de voiles.

angl. to crowd sail. — csp. hacer todas vêlas. — ail. piaugen.

— if. velarsi. mettere tutte le vele. — port', metter todas as vêlas, dar todo pano.

C’est mettre dehors toutes les voiles qu’on peut appareiller.

Pour se couvrir de voiles, il faut un petit temps, car tout doit être dehors, royaux, etc. Il ne faut pas confondre cette expression avec celle forcer de voiles , car on peut ftfreer de voiles

dVèKPtfWri tiék 'rte aux huniers, cela dépend de la force du VéWfi * Hlli *'* ,,T' -ut» I: j- ■ '.•*<<! i . ,»ri; )<! '•*)* i

arig/.Jio sbeftér.*-- '«jliViKHr;’ ocnltar. — atl. débtfeh!' J- 'frJ coprire. — port. esconder , cobiir.

Couvrir un vaisseau dans un combat, c’est se mettre entre

lui et l’ennemi , pour lui donner le temps de. réparer quelque désordre , .ou, la facilité de ;so retirer du feu s’il est trop paîtrai tén net r i.t, :i #; , ,

CflACflEfl. Vi fr/ L’étoùpe. »'■ >;i /*u t

nV -■'ongt’-ta Work ou» oakum. i— s esp. eicupir la «topa.— atl. dat ,

. (ij wrik. aus kauep. — , il. sputare la stopa. — port, cuspir o ca-

u,‘ On dit qu’hu vaisseau crache on vomit l’étoupe, quàndla pression des bordages la force à sortir des» coutures; oela arrive surtout quand les liaisons ont du jeu. Ainsi, règle générale, c’est mauvais signe ou preuve de peu de solidité; dans un vàisseau déiif lès contlircs des œuvres mortes sont

.1: i •• ‘ <Sfi »'i l* ,) O*-* •

^(ipjpttes à cracher , parce qu’ordinairement on des remplit

iSPBr, ■ '.;•!/• Vq

CRACHERlegOudron.il - . - ;

angl. to lct out tar. — esp. cscupir alquitran. — ail. theer aus kauen. — it. sputare l’incatrame. — port . cuspir o aleatrao. i

On djt qti’un cordage craché le goudron quand il eh èittrop

chargé et quand cette matière soft entre les fils et les torons

’idu tilain, à l’instant où il fait effort.

CRAIER ou crayer.

angl. craier. — esp. crayer< *rb ail. crayer. — . it. c rayera. +port, crayero,

Bâtiment du Nerd, mâté à trois mAts et à pible , avec un beaupré fort court.

CRAMPE, s. f. .

angl. stapple , cramp. — esp. grapon. — ail. kramp. — - it. crklttpa. — port, tesôura. •' '••• ■' ' • u-;..4 t*

" Morceau Ile ferpliépar son milieu et se terminant en deux

’ !. /.ff

jointes comme deux clous, lu crampe sert à y aiguilleter divers objets, à crocher un palan, etc. Il y a des crampes roipdes, d’autres sontcarrées par le collet, ces dernières serycn^ùçpçsolider des ferrures, on en met toujours sur les ferrures de gouvernail.-

Il y a des crampes qu’on nomme mains de fer, ce sont des anses de fer dont les deux bouts se terminent en branchés plates percées de plusieurs trous pour les clouer, ces branches portent à plat sur la surface à laquelle on veut les attacher. On en fait grand usage dans les chantiers de consiniption; il y en a d’autres dont se serrent les charpentiers de mâture. Ce sont des verges de fer d’à peu près un pied de long, dont chaque bout recourbé se termine en pointe;, c’est arec de semblables crampes que les charpentiers fixent un mât, enfin un corps rond , pendant qu’ils le travaillent,

CRAPAUD, s. m.

angl. goose neck. — ttp. suspensorio. — ait. cranish haken. — it. raspatore. — port, suspenaorio.

Espèce de croc de fer qui supporte la barre du gouvernail, en s’appuyant sur la tamisaille. Le crapeau se cheville de dessous en dessus.

CRAPAUD, s. m.

angl. pump shoe. — esp. zapatu. — ail. pump schuh. — it. zoccolo. — port, a apato. 'il

Plaque de plomb percée de trous et qu’on place sous le

pied des pompes pour les empêcher d’aspirer des ordure .

CRAQUÉ, adj.

angt. gprung, cracked , shivered- — esp. rompido. — ail. ges paltener. — if. danneggiato. — port, rachado.

Un mât, une vergue, sontcraqués, lorsque dans un effort, quelques-uns de leurs fils ont cassé. Une craqu’ure est en travers du bois ; c’est une vraie rupture : les marins de la Manche disent qu’un mât est coti pour dire craqué.

CRAQUELIN, s. m. ..» * .A.l ».»* J'IJDIJ

Petite pâtisserie très- fragile , è’est par allusion que lés marins pnt nommé craquelin une embarcation frêle, mémo un

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navire faible de bois.

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CRAQUER. F.ni

angl. to crack, — ■ e$p. crtixir. ~a.lt. kracben. — il. scoppiare.

— poil, estalar.

Un vaisseau craque lorsque ses liaisons font du bruit dans lès agitations que la lame occasionne; cela provient du jeu ’cjüè prennent tous scs assemblages. Au surplus , plus les craquemens ont un bruit sec et aigu, plus on en conclut que le vaisseau est bon ; car dans un vieux vaisseau, le bois est si tendre, les liaisons si émoussées dans leurs jointures, qu’à peine y a-t-il un léger craquement dans les plus forts roulis.

CRAVATE, s. f.

ançl. helt, preventer ropc. — csp. corbata. — ail. halstuch. —

1t. cravatta. — port, gravata.

Filain destiné à seconder un appareil dans le cas où il viendrait à casser. La cravate embrasse l’objet auquel elle est destinée; elle n’a ni poulie, ni aiguilletage, ni tour mort; c’est comme une gance coulante dans laquelle passe l’objet sur lequel on fait effort. Elle fait office de balancine ; on l’emploie quand on rnâte un vaisseau avec des bigues; elle sert aussi quand on abat un vaisseau en quille, et embrasse la tête des mâts au-dessus des francs filains. Une chaloupe qui porte une ancre pendue à son arrière, tient la verge avec une cravate ; et c’est en larguant cette' cravate qu’elle mouille. C’est aussi un artifice. V. brûlot.

CRÉANCE, s. f.

V. au mot affourcher, porter une ancre en créance , et surtout mouiller en créance. • 1

CRÉMAILLÈRE, s. f. V. écart à croc.

CRÉPUSCULE, s. m. t,< - /\ 1.1 !<»/)> .

angl. twilielit. — up. crepusculo. n//. dantunereng,

crépuscule). — port, crepusculo.

Le crépuscule suit et précède la présence du soVèit sur l’horizon : c’est une prolongation de la lumière du |our. Le crépuscule a lieu tant que le soleil n’est pas ou-ddù do 1 8 degrés au-dessous de d'horizon. C’est une réfraction des

rayons solaires au travers de l’atmosphère. Il s’ensuit qu’il

, . jiÛ lnôl>nbéuuTV>” ^Dr^-juTSnjvnn ïléSîë ,

n y a point de nuit close pour un lieu de la terre , lorsque Je

soleil a minuit est moins de îo degu-s sous lhonzon. Ainsi,

sous

dans le solstice, le soleil est à 67 degrés du pôle, donc

il ion ti.L .[ l' y ) lia no ?rll(l'.jl"ic h 17? fTcnfT tfll TITO ensil

le parallèle de Go degrés, le pôle étant élevé de 60 degrés

« Pk • 1 1 1 < . .

sur 1 horizon, le soleil n est a miuuit qu a 7 degrés sous

l’horizon, et le crépuscule dure depuis le coucher jusqu’; k«r du Sokil. I "> "a ■i- e* ^ »■< «=»

CREUX, s. m. " ll -/'JI )

i)à! OU'

au

cmgi, depth of the hole. — etp. bodega , pontal. — ail. holl , hohl. — ital. pontalc. — port, pontal du porao , abertona bo porao. ■ ■’ 0‘‘ h 1

Elévation de la ligne du premier pont au-dessus de la quille. C’est sur cette ligne qu’est placé le champ supérieur des bauquières. Dans le langage ordinaire, les marins entendent par lecreuxde leur vaisseau, l’intervalle compris entre le dessous des barrots du premier pont et le dessus de la carlingue au grand panneau. Mais les ingénieurs l’ont défini comme nous venons de le dire. C’est l’élévation de la ligne du premier pont au-dessus de la quille; aussi, dans le corn*merce, le capitaine qui calcule la place des futailles de son arrimage a-t-il bien soin de dire, tant de pieds de creux sous barrol. .»

CREUSE, adj. mer. V. creux de la lame. .. , , y CREUX, s. m. de la lame. • no» mi

angl. trough of the sea. — esp. espazio entre dos olas. — ail. rauœ zwiseben zwey wellen, hohe see. — M. spazzio tra due ondate. — port, spacio entre dua* ondas.

Intervalle entre les sommets de deux lames qui se suivent. Ce creux est quelquefois asseï considérable pour qtle deux vaisseaux, à deux ou trois encablures de distance, perdent réciproquement leur bois de vue.

CREVÉ, adj. ■

angt. bilged, bulged. — esp. agujereado, horadadu. — ail. geborsten. — if. crepato. — port, qucbrado.

Un vaisseau est crevé quand, dans un choc, ou dans ùn échouage, son fond s’ouvre par la rupture de quelque membre , et de quelque bordage entre-maille : un écart largue ne constitue pas un vaisseau crevé.

Un cordage est crevé quand un toron ne travaille plus avec les autres , ou quand il est rompu , ou seulement quand plusieurs de ses fils sont rompus. V. rafraîchir.

Une pompe est crevée quand elle fait vent et que l’air s’y

introduit; elle est alors hors de service.

CREVER, v. n.

angt. to burst, to split. — esp. reventar. — ail. zebertten. — if.

, ' crepare. — port, quebrar. , ,

Un canon crève lorsque l’action de la poudre le fait éclater en morceaux, soit que la matière dont il est composé soit de mauvaise qualité, ou qu’il ait des chambres trop profondes, soit enfin qu’il ait une trop forte charge. Cet accident produit à bord des effets désastreux.

CREVER, v. n. .

angt. to stave. —esp. deifondai. — ait. einschlugen. — if. slbiidare. t- port, desfundar.

On crève une futaille à coups de pince pour la vider promptemént. Cela peut avoir lieu dans un échouage, quand après avoir jeté la batterie à la mer, on veut alléger promptement le vaisseau pour le mettre à flot. Cette opération a toujours pour inconvénient de ne pouvoir les reqnplir ensuite, par conséquent de ne pouvoir donner de la stabilité au vaisseau. V. défoncer.

CRIBLÉ de vers. . n. ■ >• i .

angt. worns enten»— «/> cubrapiado. — ail. yor die wn'ui siçte.

— it, ahrumato. — port . abrumado.

Un doublage est criblé de vers, quand il est percé i/n tous sens, et qu’il ne tient qu’à peine sur le franc-bordi Le vaisseau est dit criblé de vers quand son franc-bord est trèspiqué.

CRIBLÉ de coups de canon.

Un vaisseau est criblé de coups de canon quand il est percé d’une grande quantité de boulets qui ont traversé son bois. Les épreuves faites à Chatain pour déterminer la force du ricochet, ont constaté qu’il pouvait traverser le côté d’un vaisseau de guerre, à plus forte raison le plein fouet. La grande ancre de la Bretagne avait, à quelques pieds de la croisée , une épaisseur de verge de 1 1 p. sur 8 (V. la table): Elle fut rompue dans’le combat d’Ouessant, elle boulet y laissa pour empreinte , son lit d’une profondeur à peu prés du quart de son diamètre. Il n’y a donc pas de vaisseau à l’épreuve du boulet, et si, dans un combat, 11 n’est pas entièrement criblé, c’est que bien peu de Coups portent jtiste. ‘ *'*”"* "

On dit que les voiles sont criblées, quand elles sontconsidérahlement percées de coups de canon. ... ,

'• . , . il . -‘.«.IIP'

CRIC. s. in. . \

angt. handscrew. — esp. liron, gato. — a/t. dauin kraft. — it. grillo, crico, martinetto. — port. lAacaco. ! • •< " 1

Instrument mécanique qui sert à muLtiplier les forcefjpour agir sur des fardeaux très-lourds. Le mécanisme du cric consiste en une manivelle , au moyen de laquelle on met en mouvement deux pignons et une roue qui s’engrènent les uns dans les autres. Le dernier pignon s’engrène dans la denture d’une forte barre de fer, qui se meut dans lè j/faiVde l’instrument, et qui agit comme arc-boutant sur les fardeaux contre lesquels on l’appliqqe. Il faut envisager la manivelle conïme le rayon d’une roue, et dire : la puissance appliquée

à la manivelle est au poids que le cric enlève, comme le produit du rayon des roues est au produit du rayon des pignons.

CRIQUE, s. f.

angl. creek, cove, bight esp. abra. — ail. bugt,kleiner meer

busen. — it. lingua di mare, catanca, cala. — port, anseada , abra, angr».

Petite anse, en pleine côte ou à l’entrée d’une rivière. C’est la plus petite coupure dans les terres, et dans laquelle

on soit à l’abri.

CROC. s. m.

angl. hook. — eip. ganebo, pico. — ail. hacken. — it. uncino, gancio, — port, ganebo.

Morceau de fer recourbé qui sert à suspendre tous les objets qu’on veut enlever, soit avec un palan, ou avec un cartahut. Il peut aussi servir à établir un point d’appui; ainsi dans un palan à deux crocs, l’un est à l'appui , l’autre à la résistance. Le croc est un peu recourbé en dehors, et à peu près pointu à son extrémité; cette pointe est percée d’un petit trou, (dans les gros crocs ) pour y passer un bitord avec lequel on bride le croc quand cela est nécessaire, V. brider.

CROC du capon.

angl. cat hook. — esp. gancho de ta gata. — ail. kat baken. — it. gancio dcl capcne. — port, gancho do turco.

Gros croc de fer qui tient à l’estrope de fer de la poulie de

capon. V. capon.

CROC de la traverslère.

angl. Gsh hook. — esp. gancho para travesar et ancla. — ail.

' penter hacken , anker penter hackcn. — U. gancio che pesca l’aucora. — port, gancho por atravessar a ancara.

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