V. pinque
CUL de poille. s. ni. *'
Sorte de fausse poupe dont on environne quelquefois le haut du gouvernail de petites embarcations; il se forme par un ou deux bordages au-dessous du plat bord,*qu’on laisse prolonger jusqu’en arrière du gouvernail , et qu’on réunit par une traverse en forme d’écusson ; c’est une affaire de fantaisie, sans objet d’utilité.
CULASSE, s. f. V. canon.
Partie de la longueur d’un canon, comprise depuis la lumière jusqu’en dehors du bouton. La pesanteur de la culasse depuis l’extrémité du bouton jusqu’à l’axe des tourillons, est plus grande d’un soixantième environ que la pesanteur de la volée depuis l’axe des tourillons jusqu’à la bouche.
CULER. v. n.
angl. to fait astero , Lo drop astern , to shieve , to makc stern vvay. — ttp. ir atra». — ail. deinsen. — if. rinculare. — port, andar por atrar., ir a traz.
C’est aller en arrière, c’est marcher le cul le premier; eu qui se fait quand toutes les voiles sont masquées. Il y a plusieurs évolutions dans lesquelles on cule : on eule en appareillant, en faisant l’abattée, on eule en virant devant, etc.
Cnier est aussi équivalent de perdre; de deux vaisseaux qui marchent ensemble, celui qui marche le moins cule. Il est quelquefois utile de se mettre dealer pour éviter un abordage ou un écueil imprévu.
On dit que le Yent cule quand il h51e de l’arrière , quand il devient plus favorable; il ne faut pas confondre le motculer avec reculer; la recule a une signification toute différente. V. recule.
CUItÉ. adj.
angl. scoured. — ttp. fondo tascado. — ail. reiniget. — il. foDdo raspato. — port, fundo raseado.
On dit qu’un fond est curé quand un grand cours d’eau en enlève toutee qui est mou, pour n’y laisser qu’un sol dur et de mauvaise tenue.
CURAGE, s. m.
Action de curer un port avec le cure mole.
CURER, v. a.
On cure un port pour en enlever les sables, les vases qui l’obstruent; cette opération se fait avec le cure mole, quand la marce ne découvre pas le fond.
CURE-MOLE. s. m.
angl. scouring liglher. — csp. limpiador de puerto. — ail. vor hafen grand rciniger. — il. piatta raspatore del molo. — port. alioipadiir de porto.
On dit aussi cure-mort. Le cure-mole est une machine dont on se sert pour curer un port; elle est établie sur un ponton carré; une grande roue fait mouvoir une grande bigue , au bout de laquelle est une cuiller à soupape, la bigue est assex longue pour arriver sur le fond, où elle s’incline, et, en se renversant en arrière, elle permet à la cuiller de se remplir; lorsque la roue a ramené la cuiller au - dessus de l’eau , une marie-salope se place dessous, on ouvre la soupape, et la cuiller se vide; on estime que chaque coup de cuiller peut
prendre à peu près une demi-heure de temps quand l’eau a une profondeur, de ao ou a5 pieds; la cuiller peut avoir à peu près 4 pieds sur tous les sens; on e3time leur capacité à 80 pieds cubes, leur charge à 9 ou 10 milliers à chaque coup.
L’application des forces par la vapeur a fait établir depuis peu des cure-mole à vapeur et à chapelet, dont le service est extrêmement rapide et bien moins embarrassant que celui des anciens ; il est à présumer qu’on les adoptera pour les ports du roi , en prenant des précautions contre l’incendie. CURSEUR, s. m.
Nom qu’on donne à un contre-poids mobile qu’on fait glisser à volonté sur un corp$ qu’on veut tenir en équilibre.
CUTTER, s. in.
angt. cutter — etp. cuter. — ail. kutter. — it. cotre. — port. outre.
Les Français prononcent cotre. Le mot anglais signifie coupeur; nom qui peint leur facilité à fendre les flots, et, en effet , ils sont en général bons marcheurs. Le cutter a son maître bau extrêmement en avant, et la largeur du bâtiment décroît rapidement jusqu’à la poupe, qui est fort étroite. Leur gréement est celui du bateau; un seul mât fort incliné en arrière, un beaupré horizontal et mobile, qu’on saille et qu’on rentre à volouté, une énorme briganline pour grande voile, une voile d’étaÿ ou trinquette, et un foc très-grand , par dessus tout cela hunier et perroquet. Le cutter a beaucoup de pied dans l’eau, et comme tous les navires à voiles auriques, il pince bien le vent; mais cet énorme fouet de mât n’étant pas assez appuyé , ces bâtimens sont sujets à démâter; on est allé jusqu’à en faire de vingt-six canons à barbette ; on commence à s’en dégoûter; ils ne sont bons que pour avisos ou pour la contrebande.
CYCLE, s. m.
Le cycle solaire est une période de vingt-huit années, après
lesquelles les jours de la semaine reviennent au même quantième, et dans le même ordre. Or, il est à remarquer que J.-C. naquit la dixième année du cycle solaire; ainsi, en ajoutant 9 à l’année de Père chrétienne , et divisant par 28, le quotient exprime le nombre des cycles écoulés depuis J.-C., et le reste l’année du cycle ; cet objet est utile pour la confection du calendrier.
Le cycle lunaire se nomme aussi cycle de meton : c’est une période de dix-neuf années, au bout desquelles les nouvelles et pleines lunes reviennent au même jour du mois , mais non pas la même heure , parce que la période de dix-neuf ans est d’une heure 27 minutes 33 secondes plus longue que les a55 lunaisons qui complètent le cycle. Il s’en suit qu’au bout de 3i2 ans et demi, les lunaisons anticipent de près d’un jour, c’est-^i-dire de 23 heures 58 minutes 58 secondes.
La lune est nouvelle le 1" janvier de la première année du cycle lunaire. J.-C. naquit la seconde année du cycle lunaire. Ainsi, ajoutant 1 à l’ère chrétienne, et divisant par 19, le quotient exprimera le nombre des cycles écoulés depuis J.-C., et le reste sera l’année du cycle ou nombre d’or. Les anciens calendriers l’écrivaient en or. Sa connaissance est très-utile pour la confection du calendrier.
DAILLOT. s. m. ou dayot. V. dés.
DALE de pompe, s. f.
angl. dale. — e»p. adala, dala. — ail. dahl. — il. acqitajo délia tromba. — port, adala, dala.
La date remplace la manche de la pompé dans quelques vaisseaux, c’est un conduit de bois qui dirige Peau de la pompe vers le dalot ; cela est abandonné , car l’humidité que
donne la manche, est ur\ très-petit inconvénient qu’uu coup de faubert répare.
DALOTS. s. m.
angl. ectippers. — csp. cmbornales. — ail. gpeigaten. -- il. scolalojtm , brymali. — port, enibornaes.
Trous oblongs percés dans le tire-point tout au travers du côté du vaisseau, au nombre de huit ou dix de chaque bord, pour laisser écouler l’eau qui se trouve sur le pont. Les dalots sont quelquefois formés d’un morceau de bois percé convenablement , et que l’on introduit avec un peu de force dans un trou de sa grosseur; ces dalots sont Çort étanches et ne donnent pas d’eau entre maille, parce qu’on les calfate aux deux hemts. Cependant on préfère généralement, ceux qui sont doublés de plomb, à cause de la facilité de les réparer et de les changer.
DAME-JEANE. s. f.
Grosse bouteille de verre conteuant à peu près vingt pintes et dont on se sert à bord des vaisseaux, comme partout, pour mettre des liquide^; on les achète transfilées en osier , mais on les transfile à bord arçec des tresses un peu épaisses qui amortissent mieuxlcs chocs et les einpêcheut do briser facilement.
DAMELOPJIE. s. f.
Embarcation qui navigue sur les canaux d’Hollande. DAMES, s. f.
angl. tho'es. — csp. escalmos. — ail. dullen. — it. scarmi. — port, toletes.
Morceaux de bois dur, plats, de demi -pouce ou trois quarts de pouce d’épaisseur, sur deux pouces et demi ou trois pouces de largeur. On les Enfonce dans des mortaises faites dans les tôletières, jusqu’à moitié de leur longueur; là elles sont arretées par un épaulement ; le bout inférieur traverse le sommier du bateau et le bout supérieur, à une hauteur
plus grande que l’épaisseur des avirons. On met deux dames pour chaque tôletière; elles présentent le champ à l’aviron qui se trouve placé entre deux avec un peu de jeu pour la . liberté de ses mouvemens. Cette manière de border les avirons, est en faveur du rameur, qui transmet l’effortila rame plus directement qu’avec un tolet et un hcrseau dont l’élasticité décompose la puissance appliquée au bout de la rame.