V. tôletière
DAMIER, s. m.
Oiseau de mer, dont le plumage semble àcarreaux blancs et noirs , il s’éloigne peu de terre et se voit dans les environs du cap de Bonne-Espérance, dont il annonce l’approche.
DANGER, s. m.
angl. danger. — etp. etcollo. — ail. kipp, untiefe, blinde klippen. — it. erta, formica. — port, cscolbos, penhascos, ratos restingat.
Nom générique par lequel on entend tout ce qui peut être dangereux pour un vaisseau, comme bancs, rochers, brisans, rescifs, battures, haut-fonds, etc. ©n dit une côte hérissée de dangers, etc.
DAOli. s. m.
Mot arabe qui signifie à moka, tout grand bateau non ponté.
On retrouve ce nom dans les îles arabes de l’Océan indien, telles qu’Anjouan et Comore.
DARSE, s. f.
angl. dock. — etp. darsena, ensenada. — ail. binnen hafen. — it. Uargcna, — port, porto interior.
Mot de lu Méditerranée, il signifie un port fermé par une chaîne, une sorte de grand bassin où les vaisseaux sont ù l’abri. A Toulon, le port du roi se distingue en vieille darse et darse neuve; c'est un mot purement local.
DARDS, s. m. V. harpon.
DARD à feu. s. in.
angl. fire arrow. — etp. dardo incendiario. — ail. brand stifter pfeil, — il. dardo incendiario. — port, dardo incendiario.
Situ n’es le plus fort, sois le plus adroit; principe qui a guidé les Anglais dans l’invention des moyens les plus destructeurs à la guerre; ils avaient inventé une flèche incendiaire, composée d’une baguette A laquelle on attachait des étoupesenflamméesetautres matières combustibles qu’on lan çait dans le gréement d’un vaisseau ennemi; l’atrocité de l’inrentionetlapeur de la réciprocité, les ont fait abandonner. Il en est de même de la fusée à la congrève D’AVANT. V. avant.
D’AVANT en arrière. V. arrière, n. 6.
DAVIER, s. m.
angl. davit. — esp. gavieta, pcscante. — ail. jutte. — it. arganello, pescante. — port, gabieta, serviola.
Le davier, proprement dit, est uh rouleau de gavac qui tourne sur un essieu, comme un rouet de poulie; on place le davier sur l’avant et sur l’arrière d’une chaloupe pour paumoyer un cêble ou lever un ancre par l’oring.
On fait aussi usage d’un autre davier volant établi au bout d’un fort arc-boutant, qui saille au large du cul de la chaloupe et dont le pied est assujetti par une cheville sur un des bancs de la chaloupe , ou entre deux montons , mais son usage est assez rare, si ce n’est dans les ports. Avec ce davier, peu de monde relève facilement une ancre en virant sur l’oring, avec un virevaut placé près du grand banc. Lorsque l’ancre est haute, l’oring enlève le davier qui sert alors de levier pour la cabaner dans la cljnloupe.
Dans les gros vaisseaux on met des daviers dans les bagues des basses vergues, pour aider aux bouts-dehors à se saillcr plus facilement.
Il est un autre davier que les vaisseaux du Nord emploient
beaucoup; c’est un madrier volant qui ne se met en plaee qu’au moment de traverser l’ancre. Le pied armé d’un croc, se place de dessous en dessus dans un piton placé au ras du porte hauban de misaine ; sa tête suspendue par une sorte de balancine qui lui permet de se placer horizontalement, est fendue d’un clan ouvert, dans lequel il y a un rouet, on y passe la traversière de l’ancre quand elle est caponée. Ce davier a l’avantage d’appeler du large et d’empêcher l’ancre de frotter sur la joue du vaisseau , ce qui diminue sa résistance et l’effort des hommes qui la traversent; le davier monte à mesure que l’ancre monte elle-même, et quand il est perpendiculaire il place comme de lui-même l'ancre sur le bord. Ce davier convient beaucoup aux vaisseaux faibles d’équi-
PaSe- . -
DAUPHINS, s. m.
angl. chceoka of the licad. — esp. dcifincs. — ail. «chliess knien am nallion. — il. delfinj. — port, golfinhos.
Courbes placées deux de chaque bord de la guibre , pour
la marier au corps du vaisseau, ou si l’on veut, à la joue du
vaisseau, d’où leur vient aussi le nom de jotleraux, que leur
donnent exclusivement les Anglais. Le dauphin le plus haut
est immédiatement au-dessous des écubicrs.
DAYOT. s. m. Y. dés. V. clavet.
DÉ. s. m. V. dés.
DÉBÂCLE, s. f.
angl. disorder. — etp. deaurdt n. — ait. unordnung. — it. disurdinc. — port, desordem.
Mot vulgaire qui signifie confusion, désordre, dans l’acception ordinaire, et qui dans son vrai sens veut dire la rupture des glaces d’un fleuve. V. le suivant.
DÉBÂCLE, s. f.
angl. bicaUingof the lVnst. — csp. desyelo. — ail. eUfahrt. — it. sciuglimento dei ghiacci, -- port, dcscongetocâo repentina.
, C’est le moment où la glace d’une rivière vient à se briser.
A co moment il y a ordinairement des avaries par force majeure. (V. avarie.) Les amarres sc coupent et les vaisseaux peuvent se trouver en danger.
DÉBANQUÉ. adj.
lin vaisseau est débanqué quand, volontairement ou malgré lui, il quitte la sonde du banc ojl il est en station pour pêcher ou tout autre motif.
DÉBARCADÈRE, s. f.
angl. lading place. — csp. dcsembarcadero. — ail. bequemer ort za landen. — it. sbarcatojo. — port, desembarcadouro.
Mot qui de l’espagnol a passé dans la langue française pour •désigner un lieu propre au débarquement ; c’est la même chose que l’embarcadère, car on peut s’embarquer partout ort l’on peut débarquer. Le débarcadère a lieu dans les bayes ouvertes, dans les rades ou en pleine côte; c’est une cale qui s’étend jusqu’au-delà du brisement de la vague ; elle est par fois de pierres, par fois elle est de bois. Les chaloupes et autres embarcations viennent ranger le long de cette cale où elles déchargent quoique par fois il y ait de la houle. DÉBARQUEMENT, s m.
Lieu du débarquement. — Action du débarquement. On dit le débarquement est facile. — On dit un bateau rendu au débarquement. Un débarquement de troupes, etc.
DÉBARQUER, v. n. et a.
angl. to land. — csp . dcsembarcar. — ail. ans ohiffen, landen.
— il. sbarcarc, approdare. — port, descnibarcar.
C’est sortir de la barque, quitter le vaisseau ou la barque. On débarque du vaissepu pour embarquer dans le canot, et du canot rendu au débarquement, onfiébarque à terre. Ce verbe s’emploie aussi dans le sens actif comme ci-après.
DÉBARQUER, v. a.
angl. lo laud, to dischaigc , lu lien over. — csp. desembatcar.
— ail. ans chiffe». — il sbarcarc. — port, descnibarcar.
On débarque les marchandises qu’on envoie à terre ou qu’on transvase dans un autre vaisseau ; on débarque un officier, un matelot, quand on le congédie pendant le voyage ou avant le désarmement. L’individu débarqué d’un navire du commerce , ne suit plus les chances de la navigation et doit être payé en débarquant, et s’il est débarqué sans cause valable, il a droit à une indemnité contre le capitaine , code liv. a tit. 5, art. 270 et 264. Un capitaine du commerce ne peut trop sepénétrer de la lecture de tout le titre 5 du second livre du code de commerce, loi du i5 septembre 1807.
DEBITER, v. a.
angl. to parcel, to lay out. — etp. aserrar. — ail. schneiden fur arbtit au machen. — il. smembrare. — port, cortar madeira.
On débite du boisquand on réduit une grosse pièce en déplus petites; ainsi, pour faire des planches, on débite une pièce écarrie , on fait de la bordaille en débitant de gros madriers.
DÉBITTER. v. a.
angl to unbitt. — etp. desbitar, quitar la bitadura. — ait. von der beting nefamen. — if. abittare. — port, desabitar.
C’est défaire les tours dont le câble enveloppe la bile. Ceht
a lieu toutes les fois qu’on veut virer dessus.
DÉBORDER, v. a et n.
angl. lo sheer off. — etp. echar a lo largo. — ail. abgieren. — if. spignere al largo. — port, lançai' a largo.
Quitter le bord , pousser au large d’un vaisseau , ou d’un
quai , d’une cale , etc.
DÉBORDER, v. 11.
angl. to get clcar, to get loose. — etp. desbordar. — ail. aus greifen. — if. separare. — port, deaarbordar.
Deux vaisseaux abordés dans un combat, ou par accident à la mer, en rade, dans le port, débordent quand ils ser séparent. Un vaisseau abordeur repoussé dans son abordage, déborde en poussant au large.
DÉBORDER, v. a. les avirons. •
angl. to unsliip llie o»rs. -- ap. desarmar los remm. — ail. die riemen los maclien. — il. disarmarc i remi. — port. desarmar os remos.
Déborder les avirons , c’est les retirer de leur place sur le bord du bateau pour les embarquer. Dans ce cas, déborder n’est pas laisser aller; on laisse aller avec des tolets : cela n’est pas possible avec des daines.
' DÉBORDER, v. a.
On déborde un vaisseau quand on enlève son franc bord. DÉBORDER, v. a.
angl. to lct go the sheet». — esp. descazar, largar las escotas.
— ail. die achoot los maclien. — it. largarc le «cotte. — port. largar as escotas.
On déborde une voile quand on file sou écoute; mais l’usage veut que cela ne se dise que des huniers et des perroquets, ce qui semble une ctintradiction , car les écoutes de ' ces voiles ne sont point fixées au bord, mais bien au bout des vergues inférieures; et l’on ne dit jamais déborder la grande voile, ni la misaine, ni les focs, ni les voiles d’étay; on dit file la grande écoute, file l’écoute des focs, etc. DÉBORDER à tête. de bois.
angl. to lct fly a trip. — ctp. descazar al tope. — ait. zu kopf den niast schoot los maclien. — if. largarc le scotte al toppe.
— port, largar as escotas a tope.
On déborde los huniers à tête de bols, quand on file leurs écoutes sans amener la drisse. Celle manœuvre est souvent forcée : par exemple dans une surprise par un grain, la voile tendue par le vent n’amène pas, parce que l’impulsion du vent excède la gravité de la vergue; mais dès qu’elle est débordée , elle amène, et si on est prompt à peser toutes les cargues à la fois, on peut sauver la voile.
On rléborde aussi presque toujours à tête de bois, quand on vient au mouillage ; la vergue en amenant ensuite , facilite la fonction des cargues.
DEBOSSER, v. a.
angl. to take thc sntppers of. — esp. llevar las bozas. — ail. die stopper ans tcchcn, die stopper los machen. — il. levare la boza, — port, levai la boça, desaboçar.
Lever les bosses : on débosse un cfible en larguant les bosses frappées dessus. On débossé un hunier quand on largue la bosse qui suspend sa vergue pour la faire supporter par sa drisse ; on débosse ses écoutes, on débosse les basses vergues quand on largue les bosses de combat.
DEBOUQUEMENT.
angl. charnier.— tsp. desembocadura, desem bocadero. — ail. das heraus schiffen ans den meerengen. — it. disimboccatura. — port, desembocadura.
Canal entre des terres, entre des îles parmi lesquelles il faut passer pour gagner la haute mer. On peut le dire des détroits, mais cependant ce mot est resté attaché à l’archipel situé au nord des Antilles.
C’est aussi l’action et le temps du débouquement.
DEBOL QUER. v. n.
angl. to disembogue. — esp. descmbocar. — ail. aus eioen kanal segeln. — it. disimboccare. — port, descmbocar.
C’est passer au travers du débouquement ; c’est sortir du débouquement pour naviguer dans une mer libre; c’est en général sortir d’un parage embarrassé de dangers, pour entrer à la haute mer.
DEBOUT, adv.
Mot qui s’emploie dans la marine au figuré et au propre comme suit :