AVIS D'AVOCATS, AVIS DE PARENS
les moyens de punir celui qui abuse de ses bienfaits, Pavocat doit employer tonte sa sagesse à calmer son courroux , et lui apprendre qu'il est quelquefois des momens dans la vie où il faut savoir faire le bien sans espoir de reconnaissance. De même, si ce client e'tait décide' à faire une libéralité' sans y avoir asseï réfléchi, il conviendrait de lui mettre sous les yeux tous les inconvéniens auxquels on s'expose en suivant avec trop de précipitation les mouvemens d'un cœur généreux, et lui observer surtout, qu'en se dépouillant , on se dépouille sans retour.
Est-ce l'époux ou réponse qui viennent lui demander conseil l'un contre l'autre? Ses Avis, dans ce moment, peuvent être bien salutaires. Les dons du cœur sont' alors plus puissans que tous les talens de l'esprit : les douleurs se calment aisément quand on sait faire sentirqu'il n'est pas d'union «heureuse, qu'elle ne soit mêlée quelquefois d'amertumes; qu'on n'a pas sitôt fait un éclat, qu'il est suivi du repentir ; que rien d'ailleurs n'est phis scandaleux que de se donner en spectacle au public; que nos ennemis ont les premiers les yeux ouverts sur nos folles démarches, pour s'en réjouir; en un mot, que les maux d'une séparation ne se présentent en foule qu'après qu'elle s'est effectuée, et qu'ils ont souvent des suites irréparables pour les enfans malheureux qui en sont les victimes.
Le premier Code que l'avocat doit consulter, c'est celui de la sagesse et de la vérité. La plupart des hommes sont comme des aveugles qui n'aperçoivent pas les précipices où peut les conduire la route dans laquelle ils sont témérairement engagés, ou comme des enfans qui agissent au gré de leurs désirs, sans se douter de la suite de leurs imprudences et de leurs écarts. Le vrai moyen de bien conseiller ceux qui ont recours à nos lumières, c'est de les mettre sur la voie de la réflexion, de calculer leurs intérêts sur les dangers et les inconvéniens, et de leur foire toujours prendre le parti le plus sûr et le plus honnête.
Lorsqu'enfin il y a lieu de se décider par les lob, les réglemens, les coutumes, les usages et les autorités, ceci est l'ouvrage de Tintettigenee et du savoir. Quiconque ne se sent pas naturellement assez instruit pour faire une juste application de la loi et des principes aux cas particuliers, doit avoir assez de probité pour s'abstenir de donner des conseils. Lors même qu'il se croit le plus éclairé, il doit toujours douter de ses lumières : rien de plus aisé que de se faire illusion , l'esprit est alors souvent la dupe du cœur ; mais une prudence trop
timide, fondée sur la faiblesse de ses connaissances, est aussi peu de son état que trop de témérité. Il ne doit pas plus donner pour douteux ce qui est certain, qu'il ne doit donner pour certain ce qui est douteux. D doit parler le langage de la loi, de la jurisprudence et dee autorités, ministère délicat et qui mérite la plus grande estime pour ceux qui s'en acquittent dignemêW. (M. Dabbau.)*
* AVIS D'AVOCATS daws lis affames qui LBum soht BBWOTBBS. Lorsqu'il se présente au barreau quelques affaires qui demandent un examen particulier, surtout lorsqu'il s'agit de titres, les juges ordinairement les renvoient pardevant d'anciens avocats , pour en passer par leur Avis. Lorsqu'il n'est pas dit que leur Avis sera reçu par forme de sentence ou d'arrêt, on peut y former opposition et plaider sur les moyens ; mais pour éviter cet inconvénient, il est presque toujours dit que leur Avis sera reçu par forme d'appointement, et alors il tait foi. Cet usage est trèsavantageux, en ce que les aflaires qui sont ainsi soumises à un examen particulier, sont décidées plus promptement et avec connaissance de cause.
Il y a encore beaucoup de petites aflaires qui sont renvoyées devant les avocats et les procureurs. On renvoie devant les avocats les désertions d'appel , les folles intimations , etc^ et devant les procureurs, les contestations sur des points dé procédure, sur des taxes de dépens, etc. (M. Dabbau.) *
[[ Les tribunaux actuels ne peuvent plus faire ces renvois; il fout qu'ils jugent eux* mêmes toutes les aflaires qui leur sont son-* mises. Cependant V. l'article Arbitrage* n* 47. ]]
AVIS D'EXPERTS. V. Expert.
* AVIS DE PARENS. Lorsqu'il s'agit de donner un tuteur à des pupilles ou de les émanciper, on convoque leurs parens paternels et maternels pour donner leur Avis sur ce qu'Us croient de plus avantageux pour l'intérêt des mineurs. On fait en sorte qu'il y ait au moins quatre parens du côté du père, et trois du côté de la mère; à défaut de parens, on convoque des voisins ou des amis.
Cette convocation peut avoir, lieu de même, lorsqu'il s'agit de l'interdiction d'un insensé Ou d'un prodigue , et en général dans tous les cas où il est question de délibérer sur le parti qu'il convient de prendre relativement à la personne et aux intérêts d'un mineur ou d'un interdit.
Il faut que ceux qui sont appelés pour donner leur Avis, soient au moins âgés de vingt-