‹ Répertoire universel et raisonné de jurisprudenceChapitre 108 sur 164 · I. Si l'Avocat n'exerce pas un état aussi dis · texte numérisé non relu

I. Si l'Avocat n'exerce pas un état aussi dis

(1) J'ti déjà dit *a« ce décret est abrogé par J'orMootiittce d* ao novembre i8ss. Mtii les dispo* Mitons que je viens de transcrire sent impliciteraent conservées par celle de Tari. 4$ de cette ordonnance , qui maintient les usages observés dans le barreau relativement aux droits et aux devoirs des Avocats dans l'exercice de leur profession.

(a) V. la noie précédente.

tlngué que le magistrat , en sait néanmoins qu'il ne faut pas moins de moeurs et de lumières à l'un qu'à l'autre. Les magistrats euxmêmes savent rendre à l'ordre des Avocats toute la justice qui lui est due ; ils le regardent Comme le séminaire de la magistrature. Anciennement, avant que tout rat érigé en titre d'office , les Avocats étaient conseillers nés des tribunaux auxquels ils étaient attachés. Et au fond , dans l'origine, les premiers magistrats fttrent ceux d'entre les Avocats qu'on choisit pour assister avec plus d'assiduité aux audiences, aux assises, aôti' qu'à s'en trouvât toujours un nombre suffisant pour rendre des arrêts ou des jugemens. Les autres Avocats , quand leurs occupations le leur permettaient, avaient toujours le droit de se présenter et d'opiner. Dans la suite des temps , cette faculté d'opiner a été restreinte aux anciens Avocats ; et ce droit, qui est de pure faculté, non sujet à prescription, appartient encore aux anciens Avocats du parlement de Paris. Tous les ans , à la rentrée de la cour, le greffier fit , <f après le tableau , le nom de plusieurs anciens Avocats qui doivent s'asseoir, les uns au-dessous des conseillers laïques, les autres au-dessous des conseillers clercs. Ces anciens avocats étaient autrefois consultes avant la prononciation des arrêts; c'est de là que les anciennes ordonnances donnent aux Avocats le titre de conseillers , Aavocati cOrtsi&arii. Trop distraits dans la suite par les occupations dû cabinet, ils ont cessé d'assister aux audiences ; mais on n'a pas cessé de leur indiquer la place qu'ils doivent y avoir. L'invitation même de la venir prendre surlesfleurs-deljrs , leur fut particulièrement réitérée , en 1707 , par le premier président Portail.

H était encore d'usage anciennement que l'es Avocats accompagnassent le portement aux cérémonies publiques. Il y a deux arrêts, l'an du i3 juin i43o , et l'autre du 4 novembre i5i4, par lesquels les Avocats sont avertis de se trouver à rentrée de deux reine*. Celui de i5i4 ajoute qu'ils s y trouveront vêtu» de robes écartâtes etchnperonsJbarrés.SaM (toute qu'ils commençaient alors à se soucier peu de cette couleur ; il parait même qu'aujourd'hui efle leur est devenue tout-à-feit indifférente , bien persuadés qu'elle n'ajoute rien au talent ni au mérite. Uniquement jaloux de la paix et de la tranquillité, au sein de leur retraite, ils se soucient encore moins que jamais de paraître dans les cérémonies publiques. Ce' n'est pas qu'ils se refusassent, dans l'occasioB, à une invitation qu'on leur ferait de s'y trouver. Le 26 août 17*3 j ils accompagnèrent le

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