II. Un pareil statut est-il réel ou personnel
[[Il ne peut être que réel , d'après les principes développés aux mots Autorisation maritale, sect. 10. ]] Il en est donc ici comme à l'égard du mari et de la femme, pour lesquels il est décidé qu'ils peuvent exercer leurs libéralités respectives sur d'autres biens que ceux qui sont situes dans la coutume prohibitive ou ils ont leur domicile.
Mais si un père , pour avoir occasion d'avantager l'un de ses enfans dans une coutume prohibitive, vendait de ses fonds situés dans cette coutume, pour en acheter d'autres dans une province où il est permis d'avantager l'un de ses enfans plus que les autres, la disposition qui serait faite de ces biens nouvellement acquis en faveur de cet enfant , au préjudice des autres, serait -elle valable? Ceci [[suivant quelques auteurs-]] dépendrait des circonstances : il est certain [[disent-As]] que , si, peu de temps après l'acquisition , le père en disposait en faveur de son fils, cette disposition paraîtrait faite pour éluder la loi, et le fils serait obligé de rapporter ce qu'il aurait pris : mais si, d'un- côté, on peut présumer de la ' prédilection de la part du père, on est, d'un autre côté, éloigné de soupçonner delà fraude; lorsqu'on fait attention qu'un