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BÉARN; BÉGUINES, N° I

plus arec les procureurs anx cérémonies de la confrérie de Saint-Nicolas.

DepuU le 3 mai 178a, l'élection du nouveau Bâtonnier des Avocats s'est faite par les avocats seuls, sans le concours des procureurs. C'est ainsi que M. Aubry a été élu le 9 mai 178a, M. le Camus d'IIoulouvc le 9 mai i783, et Al. Rouette le 9 mai

La fonction de Bâtonnier ne dure qu'un an. On n'y parvient point par le droit d'ancienneté; elle a toujours été élective.

On n'a pas même toujours suivi l'ordre du tableau pour l'élection. Denis Doujat, qui fut élu Bâtonnier le 9 mai 1617, n'était alors âgé que de trente-neuf ans; il était plus jeune que Mathias Maréchal et Jean Amariton , qui furent successivement Bâtonniers

, qui furent successivement immédiatement après lui.

Mathias Maréchal, auteur du Traité des droits honorifiques, qui fut élu Bâtonnier en 1618, n'avait alors que cinquante-six ans.

Jean Amariton, qui lui succéda en 1619, élait son ancien.

Le Bâtonnier fait, à ra fin de son année, un discours sur quelque point relatif a la profession d'avocat Il profère ce discours le 9 mai, en présence de l'ordre, qui s'assemble, ce jour-la, en la chambre de la Tournelle, ou en la grand'rharabre, lorsque la Saint-Nicolas se trouve un dimanche. Le discours fini , il prend l'avis des anciens Bâtonniers pour l'é- ~i; il nomme celui qui est élu, et le nouveau

en i5i7, après avoir épousé, en i484> Jean, sire d'Albret.

De ce mariage naquit Henri d'Albret, père de Jeanne d'Albret, qui réunit sur sa téte la couronne de Navarre, les comtés de Foix et de Bigorre, et la vicomté de Béarn. Cette princesse avait épousé Antoine de Bourbon, duc de Vendôme, et devint mère de Henri IV7, qui , étant monté sur le trône en 1 589, réunit à la couronne de Fronce les domaines que ses parents lui avaient transmis. Divers édits, tant de ce prince que de son successeur, ont confirmé cette réunion. ( M. Gctot.) •

[[ BËGUERS. Officiers publics qui existaient dam le Béarn avant la suppression des justices seigneuriales, et qui n'étaient connus que dans ce pa ys.

Ces officiers étaient des membres essentiels de la juridiction des jurats. Les décrets et les insinuations (1), dont la connaissance appartenait exclusivement à ceux-ci , auraient été nuls lorsqu'il s'agissait de biens nobles, s'ils eussent été faits sans l'intervention des Béguers.

Ce n'étaient pas les seules fonctions que remplissaient ces officiers: ils faisaient encore les exploits comme les sergents; et, a la différence des bailes, qui exploitaient dans les maison* roturières | ils étaient les seuls qui pussent exploiter dans lus maisons nobles.

Ils étaient nommés par les seigneurs qui tenaient les bégueries en iiiféodation.

qu'entraîna le régime féodal , s'érigèrent en officiers dont les titres devinrent patrimoniaux, comme ceux'

Les possesseurs de ces bégueries n'étaient autre chose que les vicaires, qui, du gouvernement romain, • Bâtonnier prend à 1 instant possession de la pre- passèrent dans le gouvernemenlfrançais.avantmémc miere place. ( M. Bouche» o'Aaou père.) • l'établissement des fiefs, et qùi, dans le désordre

[[r.l'article,tWaf,5ii.]] * BÉARN. Province de France située aux pieds des Monts-Pyrénées: elle a pour capitale Pau, ville qui a donné naissance a un de nos rois les plus chéris.

Cette province, qui est un pays d'états, faisait anciennement partie du duché de Gascogne: elle fut cédée, par inféodation, avec le titre de vicomté, a l'un des fils du duc de Gascogne, sous le règne de Louis- le- Débonnaire.

En ia86, Marguerite de Béarn épousa Roger- Bernard, comte de Foix, et lui apporta pour dot la vicomté de Béarn. Cette princesse devait encore avoir pour héritage le comté de Bigorre; mais comme plusieurs le lui disputèrent, un arrêt rendu au parlement de la Toussaint, en 1393, ordonna que le roi de France le tiendrait en séquestre.

Ce comté de Bigorre fut long-temps répété par les comtes de Foix , successeurs de Marguerite de Béarn ; mais ils ne l'obtinrent qu'en 1433, que Charles VII le rendit à Jean , comte de Foix et de Bigorre, et vicomte de Béarn , & la charge que s'il venait k décéder sans enfants, ce comté retournerait i la couronne de France.

Les successeurs de Jean rendirent hommage au roi pour ce comté, qui passa, en 1489, à Catherine de Foix, héritière des Etats de François Phœbus, son frère, roi de Navarre, comte de Foix et de Bict vicomte de Béarn. Cette princesse 5*. TOME IL

de tous les autres, sous' la charge de l'hommage. V. Baile.})

* BEGLINES C'était anciennement une société de filles dévoles qui portaient un habit particulier sans f-ire de vœux en religion.

I. Quelques auteurs attribuent l'établissement de ces filles a sainte Bègue, et c'est de la qu'on prétend que vient leur dénomination de Béguines; leur institution a commencé en Flandre, sur la fin du douzième siècle.

Parmi ces filles dévotes, il y en eut une qui, en 1274, passa pour avoir le don de prophétie. On l'appelait la Béguine de Nivelle. Le roi Philippe-lc- Hardi l'envoya consulter au sujet de la reine Marie de Brabant, qu'il avait épousée en secondes noces, et qu'il soupçonnait d'avoir empoisonné son fils ai né qu'il avait eu d'une première femme. On ne tarda pas à reconnaitre que cette fille n'avait d'autre don que celui d'en imposer. Ses compagnes dans la suite furent accusées de plusieurs erreurs sur les dogmes de la religion etsur les sacrements ; le pape Clément V les proscrivit. Mais Jean XXII crut devoir rétablir quelques-unes de ces sociétés sous le même nom , par une constitution qui te trouve insérée dans le corps du droit canon. Saint-Louis fit bâtir une maison à

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