DE FRANCE
lois et des ordonnances; et Charfes-le-Cbauve lui donna le droit d'annoncer pour lui les ordonnances en présence du peuple.
Le pouvoir de Chancelier s'accrut beaucoup sous U troisième race : on voit que. dès le temps de Henri l'r, il signait les chartes de nos rois, avec la connétable, le boulillicr cl les autres grands officiers de la couronne.
Frère Guérie , é w'que de Senlis, fut d'abord gardtdes sceaux sous Philippe • Auguste , pendant la vacance de la chancellerie; il fut ensuite Chancelier sous Louis Yltl, et releva beaucoup la dignité d« celte charge; il abandonna la fonction du secrétariat aux notaire) et secrétaires du rui , se réservant seulement sur eux l'inspection. Il assista avec les pairs au jugement qui fut rendu en i j a contre la comtesse de Flandre. Dul.-ilet rapporte que les pairs voulurent . esttesler ee droit au Chancelier, au boulillicr, au ihaïubuer cl au loniKlablc; mais que la cour du roi décida én faveur de tes officiers.
Au .sure du roi, c'est le Chancelier qui appelle les pairs ibatun à leur rang.
Des le temps de Philippe-Auguste, le Chancelier portait la parole pour le rui, même en sa présence. Oncn trouve un exemple dans la harangue que flèrt Guérin lit à la tète de l'armée avant la bataille de Bouvïne*, en taij; cl la victoire suivit de près soa exhortation.
On voil aussi dans Froissart, que, dés 1 355 T I* l hancelter parlait pour le roi, en sa présence, dans U chambre du parlement; qu'il exposa l'état des guerres, cl requit que l'on délibcrlt sur les moyens de fournir au roi des secours su Misants.
Le Chancelier é:.iit a lors précédé par le connétable et par plusieurs autres grands officiers dont les oflîces uni été dans la suite supprimé*-, au moyen de quoi, celui de Chancelier est présentement le premier officier de la couronne; et le Chancelier a rang,séancu cl voix délibéralive apres les princes du sang.
Dans les états que le roi envoyait autrefois de ceux qui devaient «umpuser le parlement, le Chancelier est ordinairement nommé eu léLe de la gr-nd'ihambre; il venait en effet y siéger fort souvent. Le cardinal de Dormans, evéque de lîeauvaiset Chancelier, fit l'ouverture des parlent i nls des ra novembre i JOy et 13^0, pir de longs discours et remontrances; ce qui ne s'était pas encore pratiqué. Arnaud de Corbic fit aussi l'ouverture du parlement en i4<> "> et i 4 ' •'-> le ta novembre, et reçut 1rs serments des avocats et «les procureurs. Pierre de Morvilliers reçut aussi les serments le u novembre \/f(it.
Dans la suite, les Chanceliers se trouvant surchargés de différentes affaires , ne vinrent plus que rarement au parlement, excepté lorsque le roi y allait tenir .«on lit de justice. l e jeudi 1 4 mars 17 15, monsieur le Chancelier Voisin prit en cette qualité séance au parlement; il était à la petite audience en robe violette, et viril à la grande audience en robe de velours rouge doublée de salin. On plaida devant lui un appel comme d'abus , et il prononça l'arrOi.
Philippe VI, dit de Valois, ordonna eu i35i qur, <;uaud le juclemeol serait uni, le roi manderait l«