‹ Répertoire universel et raisonné de jurisprudence Tom. 2Chapitre 54 sur 308 · BOR · texte numérisé non relu

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aitent chaque courtisane; rt s'il s'en trouve quelqu'une qui a;t contracté du mal provenant de la paillardise, qu'elle soit séparée des autres, pour demeurera part, atin qu'elle ne puisse point s'abandonner, et qu'on évite lo mal que la, jeunesse pourroi t prendre.

» 5. lient. Si quelqu'une des filles devient grosse, la bailli vc prendra garde qu'il n'arrive à l'enfant aucun mal, et elle avertira les consuls qu'ils pourvoient a ce qui sera nécessaire pour l'enfant.

m 6. Item. La baillive ne permettra absolument i aucun homme d'entrer dans la maison le vendredia-tint, ni lo samedi-saint, ni le bienheureux jour do Pâques, et cela à peine d'être cassée et d'avoir lè fouet.

» r. Item. La reine défend aux tilles de joie d'avoir aucune dispute ni jalousie entre elles; elle ordonne au contraire qu'elles vivent ensemble comme sœurs; que s'il arrive quelque querelle, la baillive les accordera, et chacune s'en tiendra a ce que la baillive aura décidé.

» 8. Item. Que si quelqu'une a dérobé, la baillive fasse rendre à l'amiable le larcin ; et si celle qui en est coupable refuse de le rendre, qu'elle soit fouettée dans une chambre par un sergent; mais si elle retombe dans la même faute, qu'elle ait le fouet par les mains du bourreau de la ville.

» 9. Item. Que la baillive ne permette a aucun Juif d'entrer dans la maison; et s'il arrive que quelque Juif s'y étant introduit en secret et par finesse ait eu affaire à quelqu'une des courtisanes, qu'il soit mis en prison pour avoir ensuite le fouet par tous les carrefours de la ville. »

Nous n'osons garantir l'authenticité' de ces statuts : en y réfléchissant, on y trouve quelque invraisemblance, et notamment sur la visite ordonnée par l'art. 4- Le Nouveau Monde n'était point découvert à l'époque de 1 347 d""t on leur donne la date; et ce poison, qui doit au moins servir de frein à la débauche de ceux qui n'en connaissent point d'autre, était encore inconnu dans nos climats.

On peut ajouter plus de foi aux lettres que Charles VI accorda en i3ttg aux filles de joie de la ville de Toulouse, et où il qualifie aussi leur maison d'abbaye : elles sont dans le recueil des ordonnances des rois de la troisième race, tom. 7, pag. 337.

« Charles... Savoir faisons a* tous présents et à venir, que oyc la supplication qui faite nous a clé de la part des filles de joie du Bordel de nostre grande ville de Thoulouse, dit la G rant- Abbaye, contenant que pour cause de plusieurs ordonnances, et défenses a elles f iiclçs par les capitoux et autres officiers de nostri^u nrv.lle, sur leurs robes et autres» res turcs, ils ont souffert et soutenu plusieurs injures, vitupères et dommages, souffrent et soutiennent, de jour en jour, et ne se peuvent pour ce veslir ni asseynier à leur plaisir pour cause de certains chaperons et cordons blancs, a quoi elles ont été e.straintcs porter par icclles ordonnances, sans nostre giilcc et licence, requérons que nous leur veuillons à nostre joyeux advènement que fait* avons

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