‹ Répertoires des prosateurs françaisChapitre 142 sur 320 · PROGRES DES SCIENCES · texte numérisé non relu

PROGRES DES SCIENCES

la mer a tout dcvoré, excepté leurs droits sur la postérité. Et les sacrifices utiles, le dévouemeut généreux, le saint enthousiasme, n'ont-ils pas aussi leur bonheur suprême?

Non, après la vertu, rien ne peut nous conduire plus sûreTîicnt à la félicité que l'amour des sciences naturelles. Et vous qui m' écoutez, et qui, jeimes encore, formez notre plus obt-re espérance ; vous, devant qui s'ouvre une carrière que vous pouvez illustrer par tant de travaux ; ah ! lorsque TOUS aurez éprouvé cette vérité consolante que le bonheur est dans la vertu qui aime, et dans la science qui éclaire ; lorsqu'au milieu de l'éclat de la gloire, ou daus l'obscurité d'une retraite paisible, vous jouirez du charme attaché à l'étude de la nature, et que votre coeur vous retracera vos premières années, vos premiers efforts, vos premiers succès, mêlez quelquefois à ces pensées le souvenir de celui qui alors ne sera plu-:-, mais qui aujourd'hui, et de toutes les facultés de son âme et de son esprit, vous appelle aux plus heureuses destinées.

Lacé PÈ DE. Dis. de clôture du cours d'hist. nnt. (J^oyez la page 100.) %

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