‹ Répertoires des prosateurs françaisChapitre 173 sur 320 · CONVERSION BE CLOVIS AU CHRISTIANISME · texte numérisé non relu

CONVERSION BE CLOVIS AU CHRISTIANISME

même une nécessite'. Les mouvements de son âme ont une sorte de rapidité et de décision, qui exclut toute nuance ; il semble que cette âme se porte, comme une force physique, irrésistiblement et tout entière dans la direction qu'elle suit. Enfin on amène devant son tribunal un fratricide ; et, comme il a tué son frère, il se trouble et refuse de juger le criminel. Attila, malgré tous ses forfaits, se croit chargé d'accomplir la justice divine sur la terre, et, prêt à condamner un homme pour un attentat pareil à celui dont sa propre vie a été souillée, quelque chose qui tient du remords le saisit au fond de l'âme.

Madame de Staël. De V Allemagne. {T'oyez la jmge SO.)

conversion de CLOVIS AU CHRISTIANISME.

Il était nécessaire à Chlovis^ d'être chrétien pour garder les Gaules, et aux chrétiens des Gaules, que Chlo^as le devînt, pour les préserver.

Chlotilcle^ j travaillait avec zèle. Elle en avait eu l'espérance avant de quitter la Bourgogne ; mais le succès ne répondait qu'imparfaitement à cette espérance. Chloiis flottait indécis entre sa conviction encore incomplète, et le

officier au lit et sans vêtements, ce qui avait été défendu sous peine da mort. Saint-Just reconnaît dans cet officier son ami intime, il l'embrasse avec tendresse, et le fait fusiller devant lui.

* Chlovis, ou Clovis selon l'orthographe généralement adoptée, fils de Childéric, monta sur le trône des Francs en 481, à l'âge de quinze ans. Comme conquérant et premier roi chrétien, il est le^véritable fondateur de la monarchie française. Il combattit Siagrius, général romain, en 485 ; les Allemands à Tolbiac en 496 ; Gondebaud, roi de Bourgogne, la même année ; les Armoricains ou Bretons, en 503 ; AlaAc, roi des Visigoths, à Poitiers, en 507, etc. Il mourut à Paris en 511, et laissa quatre fils, Thierry (ou Théodoric), Clodomir, Childebert et Clotaire.

^ Clotilde, fille de CMlpe'ric, roi de Bourgogne, était chrétienne, belle, spirituelle, bonne et pieuse ; c'était une princesse accomplie. Gondebaud, son oncle, ayant massacré Chilpéric et toute sa famÙie pour s'emparer de la couronne, elle vivait renfermée dans le palais de l'usiu-pateur; mais le bruit de sa beauté étant parvenu jusqu'à Clovis, celui-ci la demanda en mariage à Gondebaud, qui n'osa la lui refuser ; et il l'épousa à Soissons en 493.

Page 1