TARIÉTÉS DE LA NATURE
sont encore des êtres pour l'homme qui se voit seul plus isolé, plus dénué^, plus perdu dans ces lieux vides et sans bornes : il voit partout l'espace comme son tombeau ; la lumière du jour, plus triste que l'ombre de la nuit, ne renaît que* pour éclairer sa nudité, son impuissance, et pour lui présenter l'horreur de sa situation, en reculant à ses yeux les barrières du vide, eu étendant autour de lui l'abîme de l'immensité qui le sépare de la terre habitée ; immensité qu'il tenterait en vain de parcourir : car la faim, la soif et la chaleur brûlante pressent' tous les instants qui lui restent entre le désespoir et la mort.
BuFFON. (Voyez la paçe 61.)