Deux principes dominent cette matière
1° Tout Français, maître de ses droits, est libre d'abdiquer sa patrie : la France ne s'impose pas. — Les rédacteurs du Code ont pensé avec raison que le Français qui le serait malgré lui n'aurait pour sa patrie ni dévouement ni affection : on ne sert bien que ceux qu'on est maître de ne pas servir.
2° On ne peut avoir deux patries à la fois. — La patrie n'est et ne peut être, en effet, que le pays auquel on promet son concours pour l'élever au-dessus de tout autre : on se doit donc à lui tout entier et sans partage.
171. — Des principes que je jviens de poser, il résulte que les Français cessent de l'être :
1° Lorsqu'ils acquièrent une nationalité nouvelle;
2° Lorsqu'ils ont abdiqué leur patrie sans se donner à une autre.
La qualité de Français se perd donc :
1° Par la naturalisation acquise à l'étranger;
2° Par le fait d'une simple abdication.
Toutes les causes qui, d'après le Gode, font perdre la qualité de Français, se rattachent à l'un ou à l'autre de ces deux faits. Ces causes sont au nombre de cinq.
La qualité de Français se perd :