‹ Répétitions écrites sur le Code civilChapitre 49 sur 183 · TITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

TITRE CINQUIÈME

loe Répétition.

514. i — Le mariage est le contrat solennel par lequel deux personnes de sexe différent se promettent mutuellement la fidélité dans l'amour, la communion dans le bonheur, l'assistance dans l'infortune.

M. Portalis et, après lui, tous les auteurs le définissent : « La société de l'homme et de la femme qui s'unissent pour perpétuer leur espèce; pour s'aider, par des secours mutuels, à porter le poids de la vie, et pour partager leur commune destinée » (\).

— On peut reconnaître par cette définition du mariage, que, si la procréation des enfants en est la fin principale, elle n'en est pas le but essentiel, unique. La loi y voit encore une société de secours et d'assistance.

515. — C'est ce qui explique pourquoi la vieillesse la plus avancée ne fait pas obstacle au mariage : ainsi, un vieillard de quatrevingt-dix ans, bien qu'inhabile à la procréation des enfants, peut légitimement se marier. — La loi tolère même les mariages in extremis, bien qu'aux approches de la mort l'œuvre de la généra-

(1) Celte définition pèche en deux points : 1° elle ne distingue point suffisamment le concubinage du mariage; 2° elle présente la vie comme un poids, comme un fardeau, en sorte qu'il semble quefliomme n'a été créé qu'en vue du malheur. C'est le germe d'un système philosophique aussi faux qu'il est dangereux. C'est, dans tous les cas, une injustice envers Dieu, dont les bontés pour l'homme ont été infinies. — Comp. M. Laurent, t. II, n° 260.

Qu'est-ce que le mariage '!

Une vieillesse très avancée fait-elle obstacle au mariage ?

Les mariages in extremis sont-ils permis?

Pourquoi l'ancien droit les prohibait-il?

Pourquoi le Gode les tolère-t-il ?

lion soit impossible. La Déclaration de 1639 les avait prohibés. On appréhendait les surprises et machinations qui pouvaient être pratiquées pour arracher à la faiblesse ou à la maladie un consentement auquel la volonté n'aurait eu aucune part. Les rédacteurs du Gode, rejetant cette prohibition, ont pensé qu'il ne fallait pas enlever à l'homme qui, au dernier moment de sa vie, se repent de la faute qu'il a commise la faculté de la réparer en légitimant par le mariage la filiation de sa postérité et le dévouement de la femme qui lui est restée lidèle (1).

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