LIVRE PREMIER
^e répéli/ion. DES PERSONNES.
çucst-re qu'une 97. — L'homiKie est l'objet de plusieurs sciences. La médecine personne. |e considèrc physiquement, au p lint de vue des maladies dont il
pei:t être atteint. La science du droit s'en occupe sous un autre rapport ; elle le considère au point de vue des qualités qu'il peut avoir, et qui deviennent pour lui la source de ses devoirs et de ses droits. C'est alors qu'on l'appelle une personne {\). Qu'cM-cc. qiiiinr La loi créc, dans certains cas, des personnes fictives ou civiles. vcrsmmcvioraieoM c'pst, ainsi, par exemple, que l'État, les communes, les départemonts... forment des êtres abstraits ou juridiques, qui, de même que les personnes proprement dites, ont un patrimoine à elles, des tlevoiis à remplir, des droits à exercer. On les appelle personnes morales ou civiles, par opposition aux personnes ixitureltes ou physicpies.
La personne est donc tout être susceptible d'avoir des droits et des devoirs ; en autres termes, tout sujet capable de s'obliger envers les autres et d'obliger les autres envers lui . M • Déniante ia définit : V homme envisage sous le rapport du dioit. comniPiit (livi p- 98. — Les personnes se divisent en plusieurs classes, dont les ton ii's pcrsonupi? p,^j,^gjpa]ps sout tirées de la nationalité ou de l ex'tranéilé, de l'âge, du sexe, du mariage, delà [maternité ou de la filiation, de certaines infirmités intellectuelles, des condamnations judiciaires prononcées contre elles, de leur absence, de leur domicile ou de leur présence. Ainsi les personnes sont : 1° françaises ou étrangères ; j2o jouissant de leurs droits ci /ils, ou privées de celte jouissance ; 3° majeures ou mineures; 4" du sexe masculin ou du sexe fémi-
^, , . . , , (i) L'étvniologie du mot persona est bien connue. Il signifiait autrefois !e Don vient le mot ^ , ■' . , . > ... , r> , -i ,
personne? masque dont se couvraient la tCte les acteurs qui jouaient a Rome des pièces dra-
matiques. Ces pièces élaicnt jouées dans des amphitiiéàtres si vastes qu'il était impossible que la voi^ de l'boiv.nio se fît entendre de tous les spectateurs; on imagina alors d'envelopper la tête de cliaque acteur d'un masque dont la figure représenterait le rôle qu'il jouait, et qui était fait de manière que l'ouverture par où se faisait l'émission de ia voix en rendait les sons plus résonnanis : vox po'sonabat. De là le nom de persoiia donné au masque qui faisait le retentissement de la voix. Le même mot de persona fut ensuite a;)pliqué au j-ôle même dont l'acteur était chargé, parce que la face du ma.'^que était adaptée à l'âge, au caractère de celui q;ii était censé parler , et que quelquefois c'était son portrait niCme. La jurispr<i.îence s'en ."jervii à son tour pour exprimer le rôle ou le personnage aue chaque homme joue dans la société; et comme le même homme y est appelé à jouer plusieurs rôles ou personnages, le même homme peut avoir plusieurs y)ersonnes, la personne d'Iionime lil^re , la pprsonne de citoyen, la personne d'époux, do père de famille... (MM. Toullier, I, n« tfiS; Ortolan, lust. de Justi., p. 9.)
T1THE I. DES perso>;nes. G9
nia ; oo ndiiriéos ou non mariées; 6» ascendants ou descendants ; 7° parents légitimes ou parents naluiels ; 8" intercites ou non interdites ; 9* absentes ou présentes. — Les droits c les devoirs des personnes varient suivant ces différentes qualités