NÉCESSITÉ D'UNE ÉCOLE NORMALE AUX TROIS-RIVIÈRES
On veut prouver cette nécessité : 10. par le fait que l’utilité des écoles normales 4 ét admise en principe par le premier Concile de Québec, par ie Gouvernement, par le Conseil de l'instruction publique.
Je nie simplement la conclusion.
En effet, elle suppose ce raisonnement :
L’utilité des écoles normales a été admise en principe ;
Donc une école normale est nécessaire à Trois-Rivières.
Cette nécsssité est prouvée en second lieu par les rapports officiels @es Inspecteurs.
Je nie qu’une pareille conclusion puisse se tirer de leurs rapports.
D'où je puis conclure légitimement :
Donc la nécessité d’une école normale à Trois-Rivières n’est pas prouvée.”
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Ces affirmations, auxquelles on peut opposer d’autres affirmations de personnes haut placées aussi dans la politique et de membres du clergé, quélle en est la valeur ?
La valeur de la personne qui les fait.
Seulemeut, je suis surpris qu'on nait pas dit à ces MM. que leur intervention était inattendue, intéressée et qu’un membre du Conseil de l'instruction peut trouver dars le Conseil tous les renseignements dont il a besoin.
Se Grandeur, habituée à maintenir l'Eglise en dehors des disputes de partis, ne pourrait-elle rien soupçonner ici ?
“ Sans être officielles, ces notes statistiques nous ont paru jouir d’une assez ‘“ grande autorité pour les soumettre aux évêques de la Province et en saisir “ le comité catholique s’il y avait lieu.”
Cn nous fait connaître ici une première démarche, demeurée secrete, de Mgr Laflèche, contre les écoles normales. C'est à NN.SS. les évêques qu'il se serait d'abord adressé, avant de porter la question devant le Conseil. Cette tentative aurait été infructueuse, les notes et les renseignements fournis par Mgr Laflèche: n'ayant pas paru concluants.
C’est au moins ce qu’il faut inférer de ces paroles et des faits, en dehors de tout renseignement officiel.
Je constate ce premier refus.
Il a été suivi d’un autre, plus significatif encore, quand tous les membres du Gonseil ont décidé unanimement qu’il fallait conserver les écoles normales actuelles, et blâmer les efforts qui tendraient à les détruire.
Après cela, et quand on reconnaît que le Conseil se compose des personnes les plus compétentes dans les matières de l'instruction, il semble qu’on devait considérer la question comme définitivement réglée.
M'*- non, on revient à la charge: on s'adresse au Conseil comme s’il aliait se déjuger; on s'adresse au Gouvernement par requête : ce n’est plus simplement le membre du Conseil, c’est l'évêque d’un diocèse qui insiste.
La démarche toutefois ne paraît pas avoir réussi cette fois non plus.
C'est donc un troisième refus.
On ira plus loin, et le Mémoire auquel je réponds reçoit une publicité plus grande que les autres : l’on commence à s'adresser au public.
Mais continuons.
M. Verreau ‘ayant eu connaissance de ces statistiques, en a contesté l’ex&c- “ titude, et il en a fait une prétendue réfutation que nous n'avons pu nous procurer “ malgré les démarches que nous avons faites pour cela.”
C'est vrai: j'ai démontré que des statistiques dont on se servait étaient inexactes.
J'ai aussi répondu à des questions, réfuté certaines accusations e: signalé un grand nombre de sophismes.
Si Sa Grandeur n’a pu voir cette réfutation, comment peut-elle la qualifier de prétendue ?
Toujours est-il que le premier Mémoire est demeuré sans effet.
Je regrette que les démarches de Mgr de Trois-Rivières pour avoir ma prétendue réfutation aient été inutiles. Je me serais fait un devoir et un honneur de la lui
passer si j'avais connu son désir.
Dans tous les Cas, j'ai l'intention de la publier, et je ne manquerai pas de lui
De Te
en faire part, espérant qu'il voudra bien me communiquer aussi le Mémoire qu'il avait adressé aux autres évêques.
“ Nous avons dû alors prier M. le Surintendant de faire préparer, pour l'infor- & mation du comité catholique, un état complet des statistiques sur ces écoles... « Ces statistiques ont été préparées par MM. les Principaux...Nous avons été désapd pointe en les trouvant aussi incomplètes et même inachevées, comme on peut “ s'en convaincre en les examinant.”
Le tableau imprimé sous le numéro 3, à ia suite du Mémoire, diffèr e, en deux choses de la copie manuscrite qu'on m'a transmise pour # remplir.