‹ Réplique au second mémoire de Mgr. l'évêque de Trois-Rivières [microforme]Chapitre 4 sur 22 · Par le titre · texte numérisé non relu

Par le titre

On me demandait les s’atistiques sur les écoles normales depuis leur fondation jusqu'à la Fin DE 1879. Dans le Mémoire, je vois : susqu’aA 1880.

20. On n'y lisait pas cet article qui se trouve dans l’imprimé : Remises faites au Gouvernement. Je n'ai donc point inscrit, vis-à-vis ce titre absent, le montant des remise: faites au Gouvernement par l’école Jacques-Cartier. Mais cela ne pouvait affecter en rien le résultat total : il semble assez naturel, quand il s’agit de Dépenses et de Recettes, de soustraire les unes des autres afin de connaître la différence.

Pour l’école Jacques-Cartier, cette différence est de $27,36437. de recette, laquelle provenait de quelques reliquats des octrois non dépensés et du revenu des écoles payé au Gouvernement. D'ailleurs, l’auteur avoue que le chapitre des recettes a été trouvé assez complet pour servir aux fins du Mémoire. Il paraît qu'il n’en est pa de même du chapitre des dépenses.

Serait-ce parce qu’elles n’ont pas paru assez élevées ?

Il y a une lacune dans les statistiques de Laval ; elle est de 12 années sur 22—la première année scolaire de Laval s’est terminée en,1858 et les statistiques allaient à 1879—la moyenne de 10 ans est assez exacte pour servir de base aux accusations et à la défense. Ce qui importe, au fond, c'est de connaître la dépense moyenne de chaque année : c’est toujours là qu'il faut rev:nir. Nous avons les éléments nécessaires pour cela dans le tableau No. 3.

Si je n’ai pas répondu à des demandes telles que celle-ci : 40. Par loyer, achat de terrain et construction d'édifices, c'est que je n'avais rien à répondre. Ces sortes de transactions se font par le bureau des Travaux Publics, qui ne m'en renû pas compte.

“« MM. ies Principaux avaient donc un intérêt tout particulier à donner au

comité catholique Les renseignements demandés avec toute l'exactitude possible ‘et de Ja manière la plus complète... Nous le disons avec regret ces messieurs « ne l'ont pas fait, etc.”

Voudrait-on nous accuser de faux ?

Qu'on prouve: en quoi nos réponses manquent d’exactitude.

Qu'on prouve en quoielles ne sont pas aussi complètes qu'il nous était possible de les faire.

“ Nous avons été forcé de nous adresser ailleurs pour savoir au juste ce qu'ont ‘ coûté les écoles normales... Un honorable membre du Gouvernement à eu « l’obligeance de nous procurer deux documents officiels de la plus haute impor- ‘“ tance... Le premier est une liste des sommes payées depuis 1851 à 1880 inclu-

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‘* sivement..….... en vertu des subventions allouées chaque année par la législature. ‘ Cette liste est certifiée par M. l'auditeur des comptes de la Province. Le second ‘est un tableau des sommes payées par le Département de l'Agriculture et des ‘Travaux Publics pour les terrains, bâtisses.…. Ce document est signé par M. le ‘‘ secrétaire du département, etc.”

Quant au premier tableau, celui des subventions annuelles, la signature de M. l'auditeur n’ajoute rien à son authenticité : les sommes sont inscrites chaque année aux comptes publics, après avoir été soumises aux Chambres pour examen, et cela depuis 1856.

Le second tableau, tel que rédigé et signé, a pu induire en erreur l’auteur du Mémoire ; cependant, il ne dit pas tout ce qu’on prétend y lire.

Examinons les deux tableaux, et discutons les conséquences qu’on prétend en tirer.

L'auteur a voulu y réunir toutes les dépenses des écoles normales, afin de savoir ce qu’elles coûtent: seulement il semble préoccupé du désir d'obtenir de gros montants. Quand on parle de millions, cela frappe toujours les esprits, qui ne font pas attention s’il s’agit d’un quart de siècle su de dix ans. Mais dites que ce million se réduit à une dépense annuelle de $17,000, au plus, qu’il n’a pas été déboursé tout entier par le Gouvernement et qu’une partie est représentée par une valeur actuelle et réalisable : vous détruisez tout l’intérêt.

Cependant, je n’ai aucune objection au procédé, pourvu qu’or l’applique aux autres maisons d'éducation.

J’accepte—quitte à le discuter plus loin, parce qu’il est exagéré —) accepte le grand total auquel on est arrivé pour 25 années d'existence, soit #1,269,986. La moyenne annuelle de chaque école sera de $16,933, disons $17,000, somme qui ne paraît pas exorbitante, surtout quand on la compare à la moyenne analogue des dépenses des collèges classiques.

C’est ce que je vais tâcher de faire, à l’aide des Rapports du Surintendant.

Comme il s’agit de moyenne, on obtiendra un résultat très exact, en prenant les chiffres à des espaces de dix ans. Il ne serait pas même nécessaired’avoir recours à ce calcul : un coup-d’æil jeté sur les statistiques détaillées des collèges ferait voir que les dépenses du plus grand nombre atteignent un chiffre assez élevé.

Pour que la comparaison soit complète, il faut suivre la marche du Mémoire, c’est-à-dire prendre 10. la valeur de la propriété et des édifices ; 20. les revenus annuels et les d ttes, qui prouvent que les revenus sont insuffisants ; 30 l'intérêt de la valeur des propriétés et des dettes. Voir les tableaux ci-contre :

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