‹ Réponse à M. Deshons Montbrun, adressée aux bons et honnêtes habitans de la campagne [microforme]Chapitre 11 sur 20 · A VELIT · texte numérisé non relu

A VELIT

Mon ami ..:... dès son arrivée &ü Lu Prairie.

Petit air goguenard, dit M. Melfort, qui en ne convenant point à ün homme du rang de Monsieur Roux, prouve la sincérité de son grand respect pour Messieurs les Prêtres du Séminaire.

Ilest mieux que cela .... Il est Honnète homme.

Îl ne se gène pas par excès, comme vous voyez: son ami vaut mieux que ceux dont les noms commencent par De ou Le parce qu'il est homme d'honneur, tlest honnête homme. Par conséquent Monsieur De Lotbinière, Monsieur De Saint-Ours, et beaucoup d’autres, dont les Noms, peur ainsi-dire, annoncent le mérite, inspirent le respect ; Monsieur Le Saulnier, qu'il nomme son respectable Curt ; Monsieur De Salaberry, élevé, pour ainsi dire, dans Ja famille Royale, Libérateur de sa Patrie, Cana. dicn que l’Angleterre a gratifié d’une giorieuse Rccompense, tres-honorablement transmise par Son Altesse Royale le Prince Régent; et combien d’autres, doivent avoir perdu cette considération dont la Société les lionorait avant l'arrivée de notre petit De. Mon. à Montréal; puisque depuis les hardies décisions de son humiliante production, ces ci-devant respectables Personnages ne valent pas aujourd’hui un honnête homme de cantinier . . .— Ah! bien, pour cela, dit Pierriche, vous allez trop loin; il a voulu dire un De où un Le qui ne serait

$ pas honnête homme.—Mon ami, dit M. Melfort, je ne vous explique pas ce qu'il a voulu dire, nous n’en savons rien, ni VOUS hi moi; mais je Vous explique ce qu'il a dit.

Sans doute que Son dans les noms anglais, O dans les noms irlandais, Me dans les noms écossais, Dom dans les noms Espagnols, &e. ont le

même sort que les De et les Le Français: mais

Prairie, qui en ne de Mongrand resunaire.

He homme.

ous voyez :

noms Combmme d'honinent Monnt-Ours, et r ainsi-dire, ; Monsieur able Curé :; i dire, dans trie, Cannlorieuse R&ise par Son et combien nsidération ée de notre depuis Îles duction, ces : valent pas INIET , ..— s allez trop ui ne serait . Melfort, je | dire, nous je vous ex-

anglais, O noms éCOs- &ec. ont le 1Çais; mais

&a irait peut-être trop loin: M. De. Mon. n'est pas ëi prévoyant que cela.

| Tenez, M, Melfort, dit le vieillard, je trouve, } moi, que ce paroli-là ressemble au paroli de la ré- M volution Française! Qu’en dites-vous ?—Eh! bien, © mon grand père, dit M. Melfort, je ne voulais pas BON le dire, parce que vous auriez cru que je veux N°. exagérer; mais, Je pense comine vous.—Qui, Mon- : sieur, dit le vieillard, ça sent la révolution Franes defait. Ah! mes enfans, méfiez-vous de ça ! es discours comme ceux-là ont tourné la tête à 24 bien des Français, sans les rendre plus heureux : A mon Dieu, mon Dieu! quand j'y pense . . . . .. 27 Continuez-donc, s’il vous plait, M; Melfort.

J'ofris la Communication.

L Qui est-ce qui assure, dit M. Melfort, d’abord HA que les lettres qu’il veut montrer sont de sa famille, HN et ensuite qui est-ce qui assure qu'il ne s'est pas AE marié depuis qu'elles sont écrites.

Rapports dont je ne puis énstruire le Public.

Après avoir instruit le public de sa confession, it M. Melfort, il faut que ces rapports soient bien secrets, ou bien il faut qu’il n’en ait point. ‘

Avaient été moins difficiles,

J'ai souvent entendu dire de-même aux enfangs : Tous les autres en ont bien ; il n’y a que mot qui n'ai jamais rien. Qu'il fasse comme les autres, 1l en jaura comme les autres. Ceux dont il paroit être Hjaloux, avaient apparemment donné des preuves

nn pe TR D me gt 2 Me ne

suffisantes qu'ils n’étaient pas mariés, puisqu'ils ont

eu ce qu’ils demandaient ; ou, aumoins, pour ne pas DE Fr

se plaindre en enfant, il faudrait que M. De. Mon. ME re

| He (mais non pas se contenter d’avancer)que 15 qu onsieur Roux avait été moins difficile pour les D san

autres que pour lui. D:

Je pourais ciler...,

Je ne sais ce qui me retient de prouver, dit-il; +ù Mais, reflexion faite, ..... je ne prouve pas .... Eee Je ne me crois pas en droit d'insérer.

| nee Le U | Ïl avait donc eu une autorisation spéciale de Sont | Monsieur Roux, de M. Claude Broyer, de M. | deg

M':Cord, de M. Delisle, &c. pour insérer leurs noms, que ne le demandait-il aux autres de même ?

Comme une outrage faite à mon caractère.

Si le refus d’une grâce, dit M. Melfort, est un outrage faite à un caractère, il y a bien des caractères d’outragés, le mien le premier; et s’il y en a tant, le sien passera bien avec les autres.

Coupable du crime de Bigamie.

Ce ne serait pas le premier, surtout parmi les étrangers.

Crime puni de mort, de &ce. de &c. de &c.

S'il cherche un pays où la citation du châtiment | d’un crime sait une preuve qu’on ne peut pas se | rendre coupable de ce crime, il peut laisser le Ca- : pada aussitôt qu'il lui plaira, car il n’y fera pas son | affaire sur ce pied-là. J’admire aussi comme i possède sçavamment tous les détails du châtiment | de ce crime! Du tems passe, de notre tems, en ##

qu’ils ont

urnepas [£ France, en Canada, et sans doute ailleurs, rien à

De. Mon. M l’épreuve de sa capacité en cette matière, pendant

ncer)que BE quil a l'air bien moins de se dans des connaispour les % sances plus communes. Je ne sais pas pourquoi.

‘1 Il supposait.

Ce n’est pas Monsieur Roux qui suppose, dit M.

er, dit-il; . Melfort, c'est la Loi.

pas...

Sans motifs.

pi | 2% Un homme de grands talens, comme il en est

péciale de WE convenu, qui suppose sans motifs, n’annonce pas

7, de M. M de grands talents dans celui qui le dit.

eurs no; |

me ? aiL"4 XIIL.

Je ne vous ai rien dit qui puisse.

DR Je crois (Dieu me pardonne), qu’il entreprend

cer Le) de prouver aujourd’hui son honnèteté sur une Gaort, est un Mzette, par la confession qu'il fit hier ! Comment le des carac- MN trouvez-vous ?

et s'ily en D XIV.

8. | M Jelejure.....Jele jure. ......Je le jurerai. # Me rappelle une femme, dit M. Melfort, en soufriant, que je ne connaissais pas, et qui en me deandant l’aumône, il ÿ a quelque tems, jurait . . urait comme cela, et voulait jurer encore plus, qu’elle était honnête femme. ..... Je la crus, et je lui donnai un schellin. Mon voisin, qui la con. jaissait, se mocqua si bien de moi, que je jurai moi-même alors de ne jamais croire ces a À ju-

eurs, quand je ne les connoîtrais pas d’ailleurs.

it parmi les

| de &c.

lu châtiment | peut pas se ; jaisser le Ca- !

| fera pas son ; Lsi comme il du châtiment #5 tre tems, en ES

Faire confirmer.

1 suppose le serment admis et même requis, et onsieur Roux ne lui demande ni serment, ni con-

ge ee eg creer me de 00 Penn nd en pe 2 en nee den me

firmation de serment par un de ses compatriotes ; côc Monsieur Roux lui demande le témoignage d’une D Ain

personne de respectabilité qu'il n’est pas déjà ma- mini rié: qu'il trouve cette personne où il pourra. Si,

comme il dit, le hasard ne le favorise pas, qu'il SS votr suive la règle des publications. Ge. |

Une objection bien futile. PM. | Si M. De. Mon. est établi juge de la valeur des M®

raisons contre lui, on peut s'attendre à les voir déclarer futiles.

L'amitié de M. Broyer m'honore plus Ke.

C'est peut-être pour faire honneur à Bonaparte BSStract he M. De. Mon. met un de ses domestiques * au- pYIvar essus des premiers Canadiens et des premiers An- per glais. Moi, j'aimerais mieux l'estime de mon Gou- PSE est verneur, de mon Prince, &c. et si je pensais autre- pralso! ment je ne le mettrais pas sur la Gazette.

Eh! bien, dit Pierriche, personne ne me fera accroire qu'il a si peu d'esprit que cela! Moi, je vous, dis qu’il fait l’âne pour avoir de l'avoine; je veux dire, qu’il fait l’imbécille pour qu’on ne se m'é- | fie pas de lui.--Oui, ça se pourrait bien, dit le Vieilne :wais toujours s'il fait l'imbécille, il le fait ien.

M par le naissance.

Il revient, dit M. Melfort, au peu de cas qu’il fait de la naissance, de l'éducation, du rang, &c. de l'abondance du cœur la bouche parle.

Il n'appartient pas à des cœurs vertueux, &c.

Les Législateurs, dit M. Melfort, avaient des cœurs bien vicieux, non-seulement de présumer le

° M. Broyer ze vante journellement d’avoir 616 un des cuisiniers de Bo

| crime, mais encore de lui déterminerun châtiment. L Ainsi la prudence, la sagesse, surtont dans l’ad- | ministration des affaires dénotent un caractère vicieux: ‘par conséquent, mes amis, laissez trainer D votre argent, laissez vos portes ouvertes la nuit, Méc. les cœurs vertueux ne présument pas le crime, PM. De. Mon. l'a dit.—Par chance, dit le Vieillard, {| ique la poudre était inventée quand il est venu au (fl aonde, cette invention d'homme-là. | 1}

patriotes ; age d’une s déjà mapurra. Si

} pas, qu'il

valeur des les voir dé- De ma part c'en serait un affreux, &re.

lus &rc. M. De. Mon. dit M. Melfort, ne peut point con. À Bonaparte Mitracter inaïiage, si céjà il était marié ct sa femme

ivivante, (et aussi son ami ne peut pas faire un faux

serment,) parceque cela serait un crine affreux ! est vrai que le crime serait aussi affreux, que ce

raisonnement est pitoyable.

iques * auremiers Anle mon Gounsais autre-

tte. D JNous supposerait-l capables de lui en imposer 2? ne me fera la! Moi, je DES C’est comme s'il disait: Pourquoi doncles Loix J'avoine; je et ceux qui sont chargés de les faire observer, ne on ne se m’é- Mise fient-ils pas à nous, et à nous surtout, qui som- , dit le Vieil- mes étrangers ? ; és lle, ille fait SS Eh! bien, dit la Maitresse ‘de la maison (qui,

dit-on, et avaricieuse,) c’est pourtant vrai que je ne trouve pas qu'il à tort: puisqu'il fait tint de promesses, qu'il veut faire tant de sermens; surefment que c’est bien vrai qu'il n’est pas marié: il me semble que Monsieur Roux prend trop de pré- Wicautions pour une dispense de ban; ce n'est pas si

pe chose pour faire faire tant de train. M. Mel- Hort, Ja regardant d'un œil mécontent, lui dit: Et vous, Madame, vous qui faute de Religion ou faute id’esprit, (et plutôt faute des deux,) vous qui confsentiriez bien à vous laisser enterrer dans votre {champ après votre mort, pourvu que vous ramassiez de l'argent pendant votre vie; si M. De. Mon.

de cas qu'il du rang, &c.

rle.

rtueux, &c.

, avaient des e présumer le

des cuisiniers de Bo- N

TS à AD ÉD De ee ge ee

venalt vous demander aujourd’hui quatre ou cinq cens louis à emprunter, et qu’il vous offrit pour caution un homme que vous ne connoitriez que de } vue, je suppose, lui prêteriez-vous sur ses pro. messes, sur les sermens qu'il voudrait vous faire, sur son beau paroli ? Vous aimeriez mieux un bon caution, n'est-ce pas? Eh! bien, Monsieur Roux aussi. Car Monsieur Roux est interressé à l’ob-. servation des Lois comme vous êtes, (à l'excès près), interressée pour l’argent.—Nous crûmes franchement son mari et moi qu’elle allait le sacrer, et lui dire de passer la porte : point du tout: elle se mit la main sur la bouche, et ne répondit rien.

Ses soupçons sont opposés à lesprit, &rc.

Ï1 paroit, dit M. Melfort, qu'il ne connoit (ét mal s’il vous plait) que l'esprit de l'Evangile, car s’il avait connoissance de la lettre, il y aurait trouvé

(Math. 10, 17). Méfiez-vous des hommes.

Un Prèlre trop exigeant.

Il attribye si justement ce défaut à Monsieur Roux. 1° En Canada. 2° Sous nos yeux. 3° Dans un âge mûr; qu’on ne doit pas faire difficulté de } le croire quand il vous parle d’un Prêtre. 1° D'un autre Pays. 2° Loin de tout témoin. 3° Dans son DS enfance. 0

Je cessai de remplir des devoirs.

ll se confessa hier à M. le Curé, dit M. Melfort, à il se confesse aujourd'hui au public, comme vous | voyez; et demain, si Dieu le conserve, à quelqu’autre : il fait un jeu de la difficulté de la confe::sion : | c’est pour récompenser le tems perdu,

Avart que je me crus en droit.

F'paroit qu'il y a uu certain tems qu’il ne rem. plit plus ces devoirs.

N) Un Prèlre . .... fut cause.

re ou cinq | L

ffrit pour Les Prêtres le feront périr ce brave homme-là;

iez que de PR c'est pour cela qu'il voudrait peut-être faire périr

r $es pro- les Prêtres.

vous faire | eux Un os Qui m'élaient chers alors. | |

Rens Quand'il était tout petit ....... tout petit, dit

à l'excès À . Melfort, il aimait ses devoirs; mais depuis qu'il (a: excss grandit, il paroit qu’il aime autre chose. us crûmes 24

t le sacrer, ) tout: elle ndit rien.

il, &c.

noit (ét mal ile, car s’il irait trouve es.

4 Rigueur déplacée.

Quelle rigueur déplacée, dit M. Melfort, d’exi-

ger la publication de ses bans avant de le marier !

Car il ne s’agit que d’être publié : ce que des Prin-

ces n’ont pas dédaigné, ce que font presque tous

es Canadiens chez qui il a la bonté de out bien séjourner. |

De former Lundi prochain.

Mais ça ne lui a pas pris comme une envie d’al- |

ler ..... dehors, dit M. Melfort; que n’arran- CR

peait-il ses affaires pour avoir son dernier ban Dimanche prochain. |

\ Monsieur x. 3° Dans ifficulté de È e. 1° D’un À 9 Dans son Se) Sans plus de retard

à [a donc déjà été retardé, ne dirait-on pas que rs. {out s’en mêle pour l’éprouver.

M. Melfort, X VI.

omme vous Quelque Scandale.

à quelqu’auconfe::sion :

Lui qui enseigne l'Evangile à M. le Curé aurait Jû se rappeller qu’il y a dans l'Evangile (Math. 18, |: M7). Malheur à celui par qui le Scandale arrive. Par: D | Atonséquent malheur à lui. 2

De la part du père. si a

Il paroit toujours, dit M. Melfort, qu'il n’a pas ral d’objection à craindre de la part du père; ce n'est lon pas rien, sans doute ; mais pourtant ce n’est pas à tene tout: sl avait à craindre quelque chose de pire Je di qu’une objection ? ...... ça le

L'amour qu'elle me porie.

Si ça peut durer quand ils seront mariés, il faut MM espérer qu'ils feront bon ménage; car de son côté li quoiqu’ilne nous déclare pas, aussi positivement son , Ce amour por elle, il le laisse assez voir puisqu'il ne BR Sous pr absolument pas attendre sa publication de M:

ans pour se marier. est-ce empê

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