XVII. icontr
7 Dans la Soirée. ‘ La P!
‘ VIRE : c'est ,
J'ai dans l’idée, dit M. Melfort, qu'il pouvait y L'est dis plus vite, car la réponse n’était pas embaras Luivre
ate. son d
celui « à oie. .
sieur
sais rie Btainen ver le Pour o dont ] tillard
: La réponse fut la même.
Je m'en doutais bien.
N'auraïent pas plus d'effet.
Que lui importe s'il ne les craint pas, ces effets.
Faire arriver de France.
Elles ne viendraient peut-être pas de si loin... dit M. Melfort: mais Monsieur Roux ne lui dit pas de faut que ces Personnes viennent de France.|
’est une finesse de De. Mon. de le faire dire à Monsieur Roux, afin d’indisposer eontre Monsieur Roux Z 4 les personnes qui n’y prendraient pas garde. ‘1 Pou
Qui les autorisût à penser si mal de moi. A vous 2 Il est à
ipeut-ê
Monsieur Roux ne lui dit pas que ce qu'il à fait à Montréal l’autorise à penser mal de lui. l'est
il n’a pas e; ce nest > n’est pas LS ose de pire
riés, il faut de son côté ivemepnt son puisqu'il ne blication de
"il pouvait !
as embaras-
Ê 8, ces effets
de si loin, ne lui dit pas
tde France!
e dire à Mon onsieur Roux garde.
de mot.
ce qu'il à fait de lui.
{sous d'autres mots pour donner
son droit ou son tort. Et
H'est
si adroit à faire parler Monsieur Roux, qu'on croirait en effet que c’est Monsieur Roux qui parle, si l'on n’y faisait pas attention. Ïl faut s’en m’éfier, tenez, de ce petit De. Mon.-là ! Îl est rusé; on ne Je dirait pas: mais ça fait deux finesses de suite, ça la fatigue.
X VIIL.
Cependant deux de mes amis, &c.
Cet akinea ne fait que répéter la même chose, us d'importance.
Mais, dites-mei donc, M. Melfort, dit Pierriche, est-ce qu'il n'y a pas à Montréal, des règles pour empêcher de pareils écrits, qui peuvent indisposer
contre les personnes qui le méritent le moins ?— RLa première raies mon ami, répondit M. Melfort, c'est qu’on ne
cvrait pas le faire. La seconde c'est que celui contre qui on écrit peut poursuivre celui qui a écrit: il grgne ou il perd selon
a troisième, c’est que celui qui est attaqué peut répondre par la même yoie.—Ah ! bien, surement, dit Pierriche, que Monsieur Roux va répondre sur la Gazette !—Je n’en sais rien, reprit M. Melfort, mais je crois bien cer-
Btainement qu'il ne répondra pas, carfce serait enga-
ger le premier venu (comme on dit) à lui écrire pour obtenir l’honneur d’une réponse. Un homme dont la valeur est reconnue, méprise un petit Pétillard ; Monsieur Roux fera de-même.
D L éloit à sa connaissance que je n'étais pas marié.
Pourquoi cette ambiguité de Sybilles, ces tours que
vous appellez des rubriques, cette réponse louche?
Il est à ma connaïssance qu'il n’est pas marié, veut peut-être dire: Dans ce que je connois de lui, il
EL
à , (LT
b'est pas marié; mai: dans ce que je ne cohnois as, je n'en sais rien. —Ah! Pargué, dit le Vieil. j'eu aurais bien dit autant que ça moi:
tout le monde aussi. Pourquoi n'a-t-il donc pas dit; Je suis, j'assure, je certifie qu'il n'est pas marié ?— C'est peut-être, reprit M. in retraite, si daus la suite l'ennemi le chauffait de trop prés.
Le trop grand zèle.
Quel zèle, mes amis, dit M. Melfort! I faut avoir de puissants motifs, 1l faut être à la tête des affaires, il faut être un Monsieur Roux pour avoir assez de zèle, assez de courage, assez de caractère pour ne pas accorder... une dispense de deux bans !
Pour ne pas me servir, &e.
Encore un peu qu’il lui échappait de dire : Je dis Zèle, pour ne pas dire Bétise: mais tout De. Mon.
qu'il est, il est trop honnête pour le dire ; il se
contente de le donner à penser.
Pour moi, dit Jacqnot, qui n’avait point encore parlé, (ce qui me surprenait,) je ne trouve point que c'est un zèle, c’est vrai: mais je trouve bien
que c’est un entêtement de Monsieur Roux.—Oui, }
c'est vrai, Jacquot, dit M. Melfort, Monsieur Roux est un Supérieur, il faut que vous l’étempiez à votre m:rque, comme vous faites de tous les autres. Mais si ce n’étoit pas la règle du pays que Mons. Roux observoit envers votre De. Mon. que ne s’adressait-il à Monseigneur? En obtenant cette dispense de Monseigneur auroit eu l'agrément de pose que c'étoit un entêtement de Monsieur
oux, ou autre chose.—Oui, je crois bien, dit Jac-
quot, Monseigneur auroit soutenu son Grand Vi |
elfort, pour battre en |
aire.
Meifo ses !
noisse | posez connu de M Mons DA autre D ment « ne pet quot 1 à alors :
Œtre cl D vrait, DL pourq Ai garde nn —Ter DE Ce res le Cur Emona vois ( voule Curé fume dités pailes reprit vous « ne st à ce «€ qui le rie j Et les co des D est-ce
à Eh!
» cohnoïs le Vieilça moi:
pas dit; arié ?—
battre en À
uffait de
! I faut
a tête des
Dour Avoir caractère
deux bans!
dire ; il se
>int encore "ouve point rouve bien
oux.—Oui, }
sieur Rout piez à votre tres. Mais Aons. Roux ne s’adres-
cette disrément de » Monsieur en, dit Jac-
caire.—Vous êtes admirable, mon ami, dit M.
Meifort, dans vos ressources drolement injurieuses! Pour soutenir un étranger dont vous ne connoissez ui les desseius ni les démarches, vous sup-
| posez de l'injustice dans un homme du mérite re.
connu de Monsieur Roux, dans un homine du rang de Monseigneur; c'est-à-dire qu'il faudroit que Monsieur Roux, que Monseigneur, et que toute
k autre personne en place accordassent, non-seule- } ment ce qu'ils ne doivent point, mais même ce qu'ils
ne peuvent point accorder, pour que Monsieur Jacquot ne dit point que c'est un entêtement. Mais
à alors même votre caractère nuisible trouverait au
AR
tre chose: car au premier désordre qui s'en sui-
vrait, vous seriez le premier à crier: Mais aussi, pourquoi donc est-ce qu'ils ne prennent pas plus
Ai garde que ça, pe qu'ils veulent être Supérteurs ?
—Tenez, M. Melfort, dit Jacquot, d'un ton mélé de respect et d'entêtement, je vois bien que c’est le Curé qui vous aura dit cela.—Je vous remercie,
E mon ami, dit M. Melfort ; c’est-à-dire, que je n'a-
vois pas l'esprit de le dire de moi-même. Vous voulez dire, purce que c’est bien dit, que e’est un Curé qui laura dit: vous n'avez pourtant pas coutume de leur faire tant d'honneur.—Ah! pargué, dités-donc, dit Jacquot, quant à ça les Curés ne pailent Fe. mieux que les autres.—Et cependant, reprit M. Melfort, il vous échappe de dire que
A vous croyez que c’est le Curé: mais, mon ami, je
ne suis pas l’Avocat des Curés, ni vous non plus, à ce qu'il paroit : que ce soit le Curé ou un autre qui l’ait dit, (puisque vous me le refusez.) je vous prie de me répondre à moi: Quand un Curé vous
D doit ciuquante ou soixante piastres, et qu'il vous
les compte pour vous payer, lui dites-vous : ce sont des piastres de Curés çà; je n'en veux pas ? Qu’-
D est-ce que cela fait si les piastres sont bonnes ?
Grand V: |
Eh ! bien que se soit un Curé ou un Journalier,
cu
moi ou un autre, qui donne de bonnes raisens, qu'estce que cela fait, si les raïsons sont bonnes ?
Nous vimes par la grande attention de l’assemblée à écouter Jacquot que chacun se disoit en soimême: Ah ! c'est bon! Te voilà entrepris avee un homme d'esprit, si tu gagnes, tu mérites donc bien la confiance que nous avons en toi; mais si tu ne gagnes pas, après avoir attaqué toi-même, ce que tu gagnerais surement avec chacun de nous, ah! ma foi, nous pourrons croire que tu nous aveugles un peu: nous allons voir .....
Jacquot, qui s'en apperçut bien, voyant sa célébrité compromise, mit tout dehors: il tacha de s’en tirer par SE phrases hardies, que ses clients ont coutume de regarder comme des raisons sans réplique: Je vous dis, moi, dit-il, d’un air àudessus de ses affaires, qu’il n’y a pas de feu sans fumée; ça ne seroit pas sur la Gazette de-même, si Monsieur Roux n’avoit pas tort.--Mon ami, reprit M. Melfort, avec autant de modestie que Jacquot annonçait d’orgueil, ajoutez ce que je vais vous dire à vos connaissances: Ja Gazette par rapport aux nouvelles, est comme un magasin par rapport aux indiennes, aux draps, &c. on y trouve des pieces de superfin, on y trouve des pieces de supergros. Par exemple sur le Spectateur on trouve le 7 Novenbre dernier, l’éloge de Monsieur le Grand Vicaire Matignon, par un Protestant, Monsieur S. Knapp, Avocat à Boston: et sur le Spectateur suivant (14 Novembre.) on trouve le fatras contre Monsieur le Grand Vicaire Roux, par un Catholique, Monsieur Deshons Montbrun, Cafetier, à Montréal.
Tout ça, c’est bon, dit Jacquot, en rougissant ; mais moi, dit-il, en jettant sur l'assemblée un petit coup d'œil, annonçant qu'il alloit triompher, moi Je vous dis que puisque M. Deshons Montbrun à
bien di teur (:
sance :
et lui & puisqu mé cel Oui, Melfor c'est q fié, c’e sont o Duc d bien; ] tait bic ritait b le mér Ah! ç
a ira h!'b malgré connoi:
bout-c d’auss vous, voudri cellede l'a ami, riez lé vous
Vo ue v ons
deux ait t chard
qu'est-
assemen soi- \vee un ic bien si tu ne ce que AVES gles un
sa céléacha de que ses s raisons
air àueu sans e-MêÈmeE, ami, reque J ace je vais par rappar rapy trouve leces de teur on Monsieur otestant, t sur le rouve le oux, par run, Ca-
igissant ; un petit her, moi ntbrun à
bien dit cela publiquement, et que Monsieur Pasteur (qui devrait de la politesse et de la reconnaissance au Séminaire qui lui à fait faire ses Etudes, et lui a peut-être encore fait du bien d’ailleurs.) puisque M. Pasteur, je voulois dire, a bien imprimé cela, c'est que Monsieur Roux le méritait bien. —Oui, certainement, Monsieur Jacquet, reprit M. Melfort, avec gravité, Monsienr Roux est attaqué, c'est qu'il le méritait bien ; le Séminaire est mortifié, c’est qu'il le méritait bien; les De et les Le sont offensés, c'est qu'ils le méritaient bien; le Duc d'Enhuien est fusillé, c’est qu'il le méritait bien ; Louis XVI est guillotiné, c’est qu'il le méritait bien ; le Pape est emprisonné, c'est qu'il le méritait bien; les Aires sont martyrisés, C’est qu'ils le méritaient bien ; Jésus-Christ est crucifié, . .... Ah! ça va trop loin, dit Jacquot; je vois bien aue
a ira mieux avec ceux qui ont confiance en moi. ‘h! bien, tenez, Monsieur Melfort, je vous l’avoue malgré moi, avec un ton de hardiesse, un air de connoissanccs, avec quelques termes appliqués bout-ci, bout-là, beurdi, beurda, jeu ai fait passer d'aussi mal-aisées; j'ai voulu me mesurer avec vous, Mais je vous donne ma parole que je ne le voudrai pas de si tôt : encore dix entreprises comme celle-ci ruineroïient tout mon credit.--Vous avez de l'esprit, Jacquot, dit M. Melfort, mais, mon ami, vous ne l’employez pas à faire du bien ; vous riez le soir des sottises que vous faites faire le jour'; vous y perdrez, je vous l’assure.
Messieurs du Clergé.
Vous appercevez-vous mes amis. dit M. Melfort, ue voilà plusieurs fois qu'il attaque tout le Clerwé ? lonsieur Roux ne lui accorde pas une dispense de
deux bans: supposez même que Nonsieur Roux ait tort de ne pas la lui accerder, a-t-11 droit de charger de ce refus tous les autres Prètres et tous
les Ecclésiastiques du pays? On diroit qu'il lui échappe de laisser voir qu'il en veut à tout le Clergé, et peut-être à la Religion. Son indisposition contre les Messieurs du Clergé, ne quadre guère avec la parfaite satisfaction, (envers le Clergé) du Gouverneur en chef, exprimée par une circulaire du 6 Octobre, H812; et s'il ne trouve pas cela assez honorable, on peut ajouter que son 1ndisposition contre les Messieurs du Clergé ne quadre point du tout avec la très-gracieuse approbation de son Altesse Royale le Prince Régent, au nom et de la part du Roi, exprimée de la manière la plus satisfaisante, par Milord Bathurst, dans une dépèche du 2 Juillet, 1813. M. De. Mon.
ignore sans doute jusqu’à quel dégré, ceux qu'il nomme du bout des lèvres Messieurs du Clergé, (qu’il n’a pas l’air d'estimer bien fort,) sont pourtant estimés, -ne lui en déplaise, et apparemment méritent de l'être.
Mais, dit Pierriche, si c'est un homme qui tient un caffé, ses crèmes, ses punches à la Romaine, ses huitres marinées, ses fromages, &c. ne me paroissent guère capables de contre-balancer ce que vous venez de nous dire de notre Gouverneur et de notre bon Roi.—Dans ce pays-ci, mon ami, dit M. Melfort, les caffés ne sont pas encore grand” chose, mais en Europe, où il se croyoit peut-être, les caffés servaient beaucoup a répandre les opinions.
Tenez, Monsieur Melfort, dit le Vieillard, voilà ce que je crois, moi: s’il est en société pour nous soulever contre nos Curés, (et après nos Curés vous entendez bien que ce servit contre d’autres), ses camarades lui reprooheront d'avoir été trop vite, en attaquant tout le Clergé du premier coup : que ç’auroit été assez, pour le moment, d'attaquer Monsieur Roux, et, qu’un coup cette colonne ébranlée, le reste serait toujours bien venu avec le tems.--Et moi, dit Pierriche, je crois qu'ils lui
repr moir paro mêm la ne par: