XIV
— Si, ce qui n'est pas probable, chacune d'elles refusait l'offre de la Russie, il fau' drait savoir leur susciter des querelles et les faire s'épuiser l'une par l'autre. Alors,
profitant d'un moment décisif, la Russie ferait fondre ses troupes, rassemblées d'avance, sur l'Allemagne, en même temps que deux flottes considérables partiraient.
Tune de la mer d'Azof et l'autre du port d'Archangel, chargées de hordes asiatiques, sous le convoi des flottes armées de la mer Noire et de la mer Baltique. S'avançant par la Méditerranée et par TOcéan, elles inonderaient la France d'un côté, tandis que l'Allemagne le serait de l'autre^ et, ces deux contrées vaincues, le reste de l'Europe passerait facilement et sans coup férir sous le joug.