‹ Réponse à une adresse de l'Assemblée législative à son excellence le gouverneur-général, en date du 2 courant, demandant à son excellence de faire mettre devant la chambre "Copie de toute la correspondance qui a pu être échangée entre le gouvernement et M. Le juge Draper, relativement à sa nomination comme envoyé en Angleterre au sujet du territoire de la baie d'Hudson, de la commission et des instructions données à M. Draper, et de toute correspondance qui a pu être échangée entre le gouvernement impérial et celui de cette province touchant le territoire susdit"Chapitre 11 sur 29 · FRONTIÈRES DES TERRITOIRES INDIENS · texte numérisé non relu

FRONTIÈRES DES TERRITOIRES INDIENS

Les frontières des:territoires indiens né demandent que peu d'examen, ceux-ci comprenant tout; ce: qui appartient à la Grande-Bretagne dans PAmérique, du,Nord, au nord et: à l’ouest du Capada, excepté le territoire (s’il-existe) que peut avoir droit de réclamer la compagnie de la Baie d'Hudson. Cependant, il ne faut pas perdre de vue que la presque totalité de ce territoire situé au-delà de la frontière ouest du Canada, quelle qu’elle soit, de l’autre côté des Montagnes Rocheuses, et par la rivière Mackenzie, jusqu’à Pocéan glacial, n’a été acquis à la Grande Bretagne que par les découvertes de ses sujets canadiens. Onne saurait oublier Pimportance donnée à ces découvertes dans les négociations du traité de l’Orégon, car

20 Victoriæ.

Appendice (No. 17.) À. 1857.

c’est à l’aide des découvertes et des établissements canadiens que le négociateur anglais put maintenir sa position dans la controverse et assurer un pied-à-terre à son pays sur le Pacifique. Et quand, peut on se dire, la compagnie de la Baie d'Hudson a-t-elle jamais rendu de pareils services aux intérêts anglais ?

. Le plénipotentiaire anglais, en négociant le traité de POrégon, fait allusion au voyage de sir Alexander Mackenzie, de. 1793 au-delà des Montagnes Rocheuses (le premier accompli au nord du Mexique :)

. ‘‘ Pendant que Vancouver poursuivait ses découvertés et ses explora-

os - tions par mer, sir Alexander Mackenzie, l’un des associés de la compagnie

eŸ “ du Nord-Ouest, traversait les Montagnes Rocheuses, découvrait la source

“ des eaux de la rivière depuis appelée “ rivière Frazer,” et, suivant pendant.

“ quelque temps le cours de cette rivière, trouvait un passage jusqu’à la

“ mer;le premier de tous les hommes civilisés qui ait traversé le continent

“ de PAmérique d’une mer à l’autre dans ces latitudes. Au retour de

“ Mackenzie au Canada la compagnie du Nord-Ouest établit des postes de ‘commerce dans le pays situé à l’ouest des Montagnes Rocheuses.?” cl

C’est là Le titre anglais dans cette partie du pays, et, n’eussent été ce oyage et établissement de ces postes de commerce par lesquels furent acquis dans ces régions, “par l’éxrfercourse commercial”? ce que ce diplomate appelle “les intérêts bénéficiaires” il est probable que la Grande-Bretagne n’aurait pas de possessions continues de l’autre côté de ce continent, si toutefois il lui restait des places éloignées sur le Pacifique, acquises à l’aide de ses découvertes par mer.

Les américains Lewis et Clark descendirent la branche sud de la rivière Columbie, en, 1805, et en 1811, M. Thompson, de la compagnie du Nord-Ouest, descendit du nordla branche principale. Le plénipotentiaire anglais parle ainsi de sa découverte :

“ En 1811, Thompson, l’astronome de la compagnie du Nord-Ouest découvrit les sources nord

“ du Colombie, et, suivant son cours jusqu’à ce qu’il joignit les rivières déjà découvertes par- “ Lowis et Clarke, il continua son voyage jusqu’au Pacifique.”

Et encore : “ Thompson, de la compagnie du Nord-Ouest, est le premier homme civilisé qui ait navigué: É sur la branche nord, en réalité la principale du Colombie, ou qui ait traversé une partie quelcon-

que du pays dont il reçoit les eaux.”

C’est le seul titre à l’aide duquel la Grande-Bretagne a pu conserver la: branche principale du Colombie jusqu’à son intersection avec la 49eparallèlle: de latitude nord, et la navigation libre pour ces sujets, à partir de ce point, de: toute la rivière jusqu’à ce qu’elle se décharge dans l’océan Pacique: c’est le traité de l’Orégon de 1846.

On ne peut citer aucune allusion diplomatique faite aux découvertes de Mackenzie au nord, parce que le titre n’en a pas été contesté par un pouvoir étranger, et que conséquemment elles n’ont pas soulevé de controverse.

L’on peut donc prétendre avec justice que ces territoires indiens, fruits originaires de l’esprit d’entreprise, de la persévérance et de l’industrie des canadiens, ne devaient pas être fermés à ceux-ci, mais devaient au contraire être unis au Canada comme une portion de Pempire britannique que ses

sujets canadiens ont eu le mérite de lui acquérir et de lui conserver:

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