A. LEBLANC
(Certifié,)
PETER L. MACDONELL,
Secrétaire.
Commissaire,
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>it votre Diapréf (ue leur ues imaen, et •rteurs, sonnes ' parti-
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e pré- Belle lyou-
Vendred
i, vingt-huit février, mil luùt cent
Présent :
soixaute-et-treize.
CHARLES A. LEBLANC, C K
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In
Commissaire.
de sit^art^IlL affairespersonnelles le fo^^ent
le «.mplace, pour veiller au.^ ^Zf^^clL t'èT' ^''" ^^^^^^
a: B':^^Zur^:^^T '^ "'^"^"*^- ^-I^-^-t Monsieur J. A. La déposition du témoin Hans MullJr, continue comme suif
™rpté"^r^^^^^^^^ des Cantons de PEst o. il
à ce qu'il fût reçu de nouveau à Pas^ll en t ' "^"^ '^ '^^'^ ''^^^^'^^
sur im banc dans le bureau et lui dTi.;.' l'engageant toutefois à s'asseoir à trouver un nouvel enga^n^Peu deZ' '""' f "^' " "^ '^^^'^^ ?«« fait l'engager à d'assez foSaLscf,.^^^^^^^^ "? cultivateur vint de ^attendre à une heure daTs f n St^^o^ n' ."J ^' ^ ^'in^migrant d'aller J'engageai le cultivateur à s^ feir«^in '*^''^"* P''^^ ^^ '^ «dation,
en lui faisant observer le c^twTp! .T^'^"' ^" ^"^*^ P^^ «<>« engagé, et que faix, se VoZlCZe^^ZrÎ:lT'''''''' '^"* ^'^ ^««^-«^^^ agissais ainsi dans le seul but détil i ï "'^ ^"*'* engagement. J'en vaut cet homme. Je donnai It m^^^^^^^ ^' Belle, en aperce-
«ant, que si M. Belle ^^0!^*^^^^ -T *'^ ^""^ ^î^^»-' «« ï"i diconnaître son engag^mlTeT^^oW ^^^^^^ Qu'H eût le soin de lui faire «ile. M. Belle reLC cet hZmet^^^^^^^ 1'-
servir sa soupe. Apprenant dnSZ °* ""^""^ ^^ «" ^««ait de lui
de l'Est, il MoraoZ7"]^tCZZ2f""' ?f '^^^^* ^«« ^^^^o" même à la porte de l'a^ilp ,n if '"'"^^'^^t^n^ent la table et il le mit luiraie des imLg:at^.tXreTri^^^^^^^^^ hrute, le sal cochon ! H y avait alnr. ! ,TT *^"*®' ^^« ^«"«^^es : Za
grante qui furent témoiLT et? ou rAM-'"'^^^^^ '""^^---^ ^"^^1directeur de la ferme-modèfe de l'IlZ^^^^^^^^^ ' "^"'^" ^« ^'^*^- I^e
Ensomme, les visites de M. Belle à l'asile se résumaient en harangues
es le forcent Ecr., avocat
isieur J. A.
J l'Est où il > s'opposait
à s'asseoir rdei-ait pas Bur vint de 'ant d'aller la station, 'û engagé, 'echerchée aent. J'en )n aperceen lui die lui faire "ait à l'aait de lui
Cantons >mit luiion généîhes: La « immil'été. Le ile en ce de l'acte
rangues
adressées aux immigrants, et dans des efforts qu'il faisait poiu- leur faire accepter des positions convenables, ou non convenables, afin de s'en débarrasser au plus vite. Lorsque je dis que M. Belle avait tous les attributs d'un tyran, j'entends dire qu'ii est en même temps lâche, pour la raison que dès qu'un immigrant avait assez d'énergie pour le blâmer de sa conduite, il battait de suite en retraite.
Il est à ma connaissance personnelle, que M. Belle refusa de s'occuper de demandes qu'on lui adressait de la campagne pour avoir des immigrants, du moment qu'il espérait pouvoir leur trouver de l'emploi sur place. Il négligeait ces demandes même dans les cas où un engagement à la campagne était plus avantageux aux immigrants.
M. Belle ne portait aucune attention au degré de capacité des immigrants pour un emploie, il ne consultait ni leur goût ni leur répugnance, du moment qu'il trouvait à les placer; il les forçait à accepter de l'ouvrage pour leur faire quitter l'asile.
^ Je m'y entends quelque peu dans l'administration d'un asile, pour m'être occupé pendant un certain temps de l'administration d'un hôtel. Cependant je n'avais vu aucun asile en opération avant de venir à Montréal.
C'est vers la fin de juin ou le commencement de iuillet que madame Barette et sa fille firent leur apparition à l'asile.
Un écossais, du nom de Eoss, fut nommé, par M. Belle, gardien de l'asile. Ce gardien n'y demeura que quelques semaines après sa nommation, vers la fin dejuin ou le commencement de juillet. La ménagère et ce gardien paraissaient s'entendre à merveille. Il fut congédié pour abus de boissons fortes.
Après son renvoi, im autre gardien fut nommé à sa place : son nom était François Dosautels, jeune canadien-français, plein de bonne volonté mais, malheureusement, il dut être renvoyé pour les mêmes raisons qui avaient fait renvoyer son prédécesseur. La ménagère et lui avaient l'habitude de boire ensemble.
Le premier et le second gardien buvaient avec la ménagère, mais je ne crois pas que M. Belle en eût connaissance, parce que je pense que M Belle n'aurait pas permis que l'on bût ainsi dans l'asUe. Je n'en ai pas informé M. Belle, parce que je ne voulais pas agir en délateur.
Lorsque la ménagère et Desaut»ls caressaient ensemble la bouteille M. Belle se trouvait absent, ayant passé une grande partie de ce temps aux
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argent sur les frairdê F^^^^^^ Dam la suite, M. Belle retint cet
dife si FrançrefrencofeT^^^^ ""''■' la ménagère. Je ne saurais
-, ehi encore à Montréal, mais je sais qu'il réside à Belœil.
sur X^uT^'lt rerDetu^r eT '^t '".'': ^^"^ ' '^ "^^-^^dire qu'elle s'enivrait '' '' ""^ buvant ainsi, je n'entends pas
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tout alla de ^7^"^' ""^ """^"^^ ^^**" «^*^^ ^ ï'^«"« «o»^»^e ménagèi^ observaUoDs à M. Belle, à ce St il X £n > ' ^^ *■" '''»
En disant que Madame Baratte avait un goût prononcé nn„r ).. ^.i -i
été que sur mes objections pressantes que M. Belle se décida à tr^ enfermer après en avoir envové environ n»«^ • ™^^*^^ ^ ^^s faire
s le commence-
els. Ce fut la ti, à son retour nt prêté par la ce, ce qui était adame Barette ir les dépenses lelle retint cet Je ne saurais e à Belœil.
i la ménagère Q'entends pas
lavait leiu- linge à tant la pièce. Je crois que pareil act« était contre les règles de l'asile ; cependant je ne pouiTais rien affirmer à ce si^jet.
Le bois et le savon employés par Madame Barrette pour le lavage des immigrants appartenaient à l'asile. Je ne prenais pas communication des comptes adressés au gouvernement, je ne saurais dire en conséquence si ces dépenses on été chargées au compte du gonveniement. M. Belle connaissaî parfaitement tous ces agissements delà ménagère, car je lui faisais moi même un sujet d'observations quotidiennes. Madame Barette lav'ait ainsi presque constamment pour les immigrants. A mes objections, M Belle répondait que javais raison que ce lavage ne devait pas se faire, mais il ne e faisait pas cesser pour tout cela. Cet état de choses se maintiit pendant tout letemps que je passai à l'asile. Jamais M. Belle n'a ordonné à Madame Barette, en ma présence, d'avoir à abandonner ce genre d'occupation, ce«e petite spéculation privée forçait Madame Barette a négliger le'soin pi'p ^
ne ménagère, ir une maison devoirs pour des bénéfices eau faire des apte. J'ai vu i leur fournir ée au lavage
Il est à ma connaissance que des immigrants ont demandé des serviettes et du savon et qu'on n'a pas pu leur en procurer. Je ne pouvais pas teur en procurer moi-même, parcequ'il n'y en avait pas dans l'établisse
Depuis le jour où Madame Barette est entrée dans l'asile, jusqu'à ce jour soit, dans lespace de quatre mois, la paille des paillasse et des ta!
irles volailur augmenté, et ce n'a à les faire Ces poules olailles c'éte dans im exhalait se
d«n«^T ^^ ''T ^' septembre dernier, un jeune homme vint me trouver
tTl" ^'^r ""f f '• """^'^ ^^^^ '^«^' J« ^«'« ^o»« fair^ voir mon m " J'y fus et je trouvai le lit grouillant d'insectes.
dir« ^Tr ^^ ^' "^^^ ^^ ménagère était mauvaise cuisinière, je veux dire qu'elle ne commit rien en fait de cuisine. La viande et les iLumes fournies à la ménagère auraient toujours été de bonne quilite si el leS seulement donné la peine de les choisir. 4 ^ it« si eue s était
fcs par Malavage des naire: elle
HANB MULLBR.
chain.
Le Commissaire ajourne l'enquête jusqu'à lundi, le trois du m, à deux heures de l'aDrès-midi « "ois au
mois pro-