‹ Réponse à une adresse de l'Assemblée législative, demandant copie des documents concernant l'enquête sur la conduite de C.E. Belle, écuyer, agent d'immigration, à Montréal [microforme]Chapitre 47 sur 111 · C. A. LEBLANC · texte numérisé non relu

C. A. LEBLANC

(Certifié,)

C&.nmissaire.

ETEE L. MACDONELL.

Secrétaire.

s du mois pro-

Mardi, 4 mars 1873, 2 heures P. M.

LANO,

■ùMmissaire.

Présent :

CHARLES A. LEBLANC, C. R

Commissaire.

La déposition du témoin Hans Muller se continue comme suit : A M. St. Pierre.

Question.— En supposant que l'établissement eût été dirigé d'une manière convenable, croyez-vous que le confort offert aux immigrants, dans l'asile de Montréal eût été suffisant ?

B^onse.— Oui, si l'on y eût apporté beaucoup de soin et d'attention, «t si l'on eût tenu la maison parfaitement propre.

Le ministère public déclare, par la bouche de M. St. Pierre, qu'il n'a pas d'autres questions à poser au témoin.

A. M. MoNOK.

Question.— Jmez-yons, que durant tout le temps que vous avez été employé à l'as>le, comme gardien ou teneur de livres, cet asile et ses dépendances ont été constamment tenus dans un éta ' malpropreté î

I{éponse.—Je jure, que pendant le temps que l'asile fut sous la direction de M. et Madame de Milleneuve, il était tenu dans un état de propreté tolérable, mais que quand il passa sous la direction de Madame Barette, il devint bientôt rempli d'ordures, et demeura dans cet état jusqu'à mon départ.

Question.— Jxaez-yons que les paillasses et les traversins n'avaient pas de couvertures ?

JRéponse. — Oui I

Question.— Jme*-vomqm îes paillasses destinées aux femmes n'étaient

lU^l'

iMi

-ouverte. „.»<...„ 3i.p,e fap ,e ».„„, .,„,„„„„,„

, seulement pour eu dérober la

^^t II vzai que ces paillasses étaient infestées dp •

ii^i'aMse Oni f « ^nitstées de vermine î

^ «*«•— Uiu ! comme j'ai déi^ pu ^« • ,

J '*' aeja eu occasion de le dire.

Question — Combien dp f • a

^a««es fut-elle changée ? '"' ^ ""'''' connaissance, la paille de ces pail-

Question. .Tttx n,-,au^

^OM«e.— Oui?

=irsr==r«:s.ir==s

^ponse. — Oui f

Question L'humAn,. i>« ^ .

iis propre à dirifferT^T' ^^fP^''^''<^ et les mœui^ deM Rpiu ,

«unger une institution semblable , "®^- ^«"e, le rendaient-

ur eu dérober la

es de vermine î

Ile de

ces pail-

tdame Barette î comme telle, » d'octobre, la

Réponse. — Non !

ÇMe«<io/i.-Etait.ce nue règle de l'établissement, que la personne qui taisait application pour engager un immigrant, «ût à déposer une certaine somme d'argent, entre les mains de l'Agent ?

Méponse.—Pas à ma connaissance.

^ Ç./es«iow.-Etiez-vous présent, en aucune circonstance où l'agent insistait pour faire déposer une somme de trois piastres, et recevait, de fait ce dépôt, ou toute autre somme, de la part d'aucune personne faisant application pour engager un serviteur, comme considération pour l'obtenir î

Réponse. — Non.

t-ils tenus, et 5té employé ?

>ut le temps es durant le 1 fin d'avril,

>s serviettes >nnaissance

d'être bien vec négliit à votre

lient un î

Qdaient-

Transquestionné.

Par M. Dohertv. C. R.

Je sms d'origine Allemande. Je suis en Amérique depuis dix huit ané J ai fait des études commerciales spéciales en Allemagne. C'est dans l'état du Micîugan que j'ai été engagé dans les affaires pour la première fois.

J'ouvris d'abord im bureau général d'aff-aires; plus tard je tins une petite écurie de louage. Cela subvenait à ma subsistance mais pas d'avantage Je ne me souviens plus quand j'ai quitté l'état de Micbigan, ni combien de temps j'y suis resté. En laissant le Michigan, je suis venu à Monti-éal, où je suis resté quelque temps sans emploi. Je partis ensuite pour Ottawa où je SUIS demeuré pendant six ans et d'où je suis revenu à Montréal. J'étais engagé dans le commerce, lorsque je restais à Ottawa.

ÇMestion.— Pourquoi êtes-vous parti d'Ottawa î

Objectée par M. St. Pierre, de la pari; du gouvernement, comme étant Illégale.

Objection maintenue.

Il y a huit ou dix ans que je demeiwe à Montréal, depuis que je suis parti d'Ottawa. Je suis entré au service de M. Belle depuis le mois de mai

fil

iH

Mes devoirs étaieuf fi'nii

^s^ 5;;:^; r-? '-^^ -Xi:^r;^^:';«r »* ■>» -

^^I y avait alors ^«innc i

O» pouvait y „,ai„te„i,. ,e ,«„ „^^ ^^^ „ ^,^ ^^^^ ' J'étais e b "^^ Milleneuve

«.Hou aVec M Ben!' m'-" ^'"»««™ f^ Shali àT'' -f""-" ""«»«-

<!"« se tenait dans

' la gare, et de hs »t toute la saison, ^rents asiles des i soin desinimi-

lots. J'entrai ail ^f'^'ni' '^e ne puis '^eiéoeVt,- c'est

lÀî, u .• : emble mme un édifice "ite. La cbam- >."r une institu- >Ja». On tirait fort aux immi-

' <lo confusion.

fis. La maison e Milleneuve.

et madame ison. La pres à M. Belle "oe alterca-

d'uue alterpas à cause icliargé.

semaine, de s ou quatre uit demeui^u d'autres As non pas maissance La station lire.

C'était dans l'asile que le vieillard dont j'ai parlé dans ma déclaration demandait de l'eau.

uJ"" '!i' -r/'' ""^"^'''^ *^*'"* J'^' P^''^^ "''^'^'"^ l»'^^ apportée, mais qu'elle étai produite dans l'asile môme. Cependant il peut en avoir été ap, mrtée par les immigrants. n i"'n««

Dans les premiers jours que j'étais h l'asile, je n'ai jamais entendu parler de vermine. Quoique les immigrants viennent en grand nombre ce nest pas une saison pour qu'ils soient couverts de vermine. Tous les immigrants qui venaient h l'asile n'étaient pas également propres.

Lorsque M. James Croyle, dont j'ai parlé dans ma déclaration, ramena

I immigrant qu'il avait engagé, il me dit que je méritais d'être dénoncé au public pour tenir une maison si remplie de vermine. Cet immigrant était parfaitemen capable de remplir la situation qu'il lui avait devinée, mais

II déclara qu'il ne pouvait pas le garder dans cette condition.

HANS MULLER

Comme il est cinq heures de l'après-midi, le Commissaire ajourne l'Enquête jusqu'à demain, mercredi, le cinq de mars courant, à deux heures de lapres-midi.

Page 1