C. A. LEBLANC
Commissaire.
Louise Charlotte Desaint, épouse de Henri Pavotte de la cité de Montréal, après serment prêté dit :
Je suis l'épouse de M. Henri Parotte qui vient d'être entendu.
Je suis arrivée à Montréal vers le 9 juin avec mon époux et ma petite fille, nous ehons parmi les immigrés; h notre arrivée nous allâmes droit au refuge, rue St. Antoine, dont M. Belle était l'agent. Je suis restée fds
moTmari " '"■ "'' "'*'' ""^ ^"^" ^" ^'^^"^^ ^^'^'^ '^ <l*^I>-t de
A M. MoNK.
à M. Belle, parcequ'il me tomiuentait et «.'obsédait. M. Belle désirait nue
M tltr-fr'-T"' "" "' "^^^"^^' - que j'ai refusé de r M Belle m'avait donne plusiem-s b'V .,, passage pour les chars urbains
Lejomrquej'ai quitté le refuge, M ... m'a demandé pourquoi ; e iTai répondu qu'il n'en ignorait pas la raison. ' ^
Au OOMMISSAIEE,
Tn«i«r."'^îiTn'^''^"'^^''°'"'^^''^"*'"'J« travaillais aux travaux de la maison ; M. MiUeneuve et sa dame étaient alors les ga.diens de la maison Pendant que j'étais au refuge, M. Belle me cherchait^,artout, me TuTvaï dans les chambres et jusque dans la mienne ; j'occupais dans le moment une chambre seule avec mon mari ; je me sauvais de M Belle, je ne vouS pas
dlT ^'Z '' ^*'"™' P'"'*'"^^ ''''' ^ l'émigration depu s et M Belle me demandait pourquoi je n'étais pas allée à son office. M. Belle ne m^alZ demandé à rester chez lui en aucune capacité. « « «e m a jamais
.ArJ^^ ^f^ "^,.?'^ *"^'* ^""'"^^ proposition du moment où je ne lai ai nas répondu à ce qu'il me demandrH. ^
v.i f'^f^^ ""^ ""'^ ^"^^ ^"^ ^"''^^ ^^'"P^ aucune proposition indécente —
M BeUe yis-à-vis de moi. Oe que je lui écrivais alors était la vérité M BeUe ne s'est pas porté sur ma personne à des attouchements déXnnêtes" seulement une fois étant venu visiter les chambre, au pi^miTrétZ où étaient les lits des hommes, il voulait m'y faire entrer, dtat qu'lTv^î quelque chose à me dire ;~je n'ai pas voulu y entrer. ^
A. M. St. PlBKRB.
La chambre à laquelle j'ai référé comme étent habitée par mon mari
et moi, je l'occupais seule ani^o «^ , .
™ ^'a pas fl.é d'ie J* :rt ïï,etPr/B """" ''^'^''"
Be le parce ,„« ^e faisait demande .t-ft! .""'"' ^ ""^ ««"vais de M
--soa, et quni ,„„„,ait daus ma "taiir ""'"" """* " «»"" t
D'après la conduite de M T{o7]« • % me faire l'amour; ,'est pou; cernurtV- V'' °'^^' ^^^ Pensais qu'i] voulait est venu durant les cinq jours il J"! '' ""' ^'V" ^^^««ï^e fois q^^e M Ben. Bux.au de la rue St. jj^eî ^ *«""-entée pour aller le LJ,' à .^
Je suis allée deux fois >, «n» u mon mari était encore h vu ^"^eaupar commission, et h ceffp a
-est Jacques;Sté^ rS rurf ^T^'' '^^^^^ZZ
dans le couloir dans le moment TpoJa^r^' ""^^'^^^«' -^«is pe'^^solne midi, c'est la seule fois qu'il m'a d t 17 f '^ ^"^^"^ ^««^es de l'après laquelle il me disait ces pLl' 1^^'^^- " ^'^ ^it la raison ^ot mappelait. Déjà avant le départi T '" ""' '^"^^^« de lui lorsquï attentions de M. Belle pour moT Ces T T" '' ^'^^^'« P^venu Ts commencement pour de slmpleTo^itesl A aT^"'"' prenais dansie attentions devinrent plus^r^sa^^te^^^^^^ ^^^^'' ^« ««« mïï, ces
tantes de la pai-t de M. BeL^^^^i laiSfe S^e' "^ ^^"^""^"^ ^^-
• 2r^=-ï^r:nri^--t^--n.^
d'y aller, quand j'ai r^uts billets C ^' '-^^' «'^^ai« pa« l'intention petite fille de quatorze md' A mon dén':! ^J"" "^"^ ^^' ^ tempTune Oanning, demeux^r chez ielarlfer d'I^r ." ^'''''' ^' «"^« -"^e, rue français .arivés un peu après no^He l^^f .•^"'^^- ^es jardiniers sont des chez eux quejemesuisré?uJérSniTe!!r' "^T' ^ ^'^^Sration;Zl pas un sou et M. Belle à f^ Je^ït ^ T' -^^^^ ^cu pour faire transporter mes mais 1. l^J^ "^"*""* ^« donna u^ dépa^; je ne l'ai pas dit à M. Cler q^lt ^ ^' ^f' '' "^««^ 'ie mo^
ÏÎ-^^S"?? «««ayé de me retenir,^'S ^Lu T^^ ^"^ «^S^tterais. H étaient déjà dehors sur le tïot^oir M B^i« "^f^ ^' ^^"^^ «t mes malles promesses si je voulais aller à'^sYn ^ux^tlTsltt ^" ^"^"^ ^~
^ ^"® *»*• Jacques. Il ne m'a
fait non plus aucune menace de me mettre dehors. 11 s'en manauait de beaucoup que Ip Refuge fût tenu dans un état de propreté ^
Un jour que j'étais allée à l'émigration porter de l'ouvrage à M Muller
di nTh 'r '™'r ^'' ™' ^"""'"^ ' "^^ '^y^^' «"« ^^^ M Telle m'f offirt' dem'acheterunchapeau; jeluiai répondu que j'en aviis un à la ma'fo^
ningn^Souv^r^^^"' ''"'' r^'^' ^^' ^«"^«"^^^« ^^«^' -« Can-
Sfoimiut aue Te^n ' '"7°' ^''''' ^"^ ''^^^^^ '^Ç"^ ^e mon mari mmiormant que je pouvais m'adresser à lui, si j'avais besoin d'argent
qu 11 y avait une convention par laquelle mon mari devait remettre oM argent à son retour. M. Belle me répondit: je ne prête pard'^r^euMel
gent, et il ne m'en a pas offert non plus.
J'ai fait plusieurs fois la cuisine lors de mon séjour à rémi^ration M Belle m'avait dit qu'il me paierait pour ce travail, mli^l ne Pa p^^^^^^^^^
nnn/^ï' ^ou (iépart de l'émigration, je suis retournée trois ou quatre fois pour poiter du linge que je blanchissais pour M. Muller.
t Transquestionnée
A M. A. Belle.
Hnr, ^,f .P^.^"^^» «J^ez lesquelles je suis allée à mon départ; de l'émigration, étaient jardiniers et s'appelaient Bariihélemy. ^
Et le témoin ne dit rien de plus, et a signé la présente déposition. LOUISE DESAINT, FEMME PAROTTE.
Le commissaire ajom-ne l'enquête à Imidl prochain le dixième jour de mars courant, à 2 hrs. P. M. ^xx^cmo j jur ae
PETER L. MAODONALD.
Secrétaire.