A. LEBLANC
Commissaire.
I^iuitli, le 10 mars 1873 2 h. P.
Il'
Si
Présent:
OHAKLES A. LEBLANC, C. R.
Commissaire.
Gustave Vancaster de in -tA les saints évangiles dépose et ditT ^^"*'^^'' ^^^^^ ''"^'^^ P^té sur
Au COMMISSAIBI
^«re de rec„mm»datiÔrpZL M rtT^ Be™, *Aave«, porter .IW
tion dont M. Belle était alors IwC/ "^ ?'*' * »""« * l'ém.Vraavee moi, et „o.« n'avons p„rdllVfunT-^- ''""'^ '"»*"'■"" «-^t Vaiennes avec ma femme nol •„ '•' ™'* ■""■" '" même jour noiir
-■.nssier. Ma femme y e" demël ? "''""'™' *<''' M pS '
grièvement malade, ef on a 'S^u'àï "" f '" J"™' »'»- "'1^ S à V arennes ; Je continnai de rstoà vll7 ■ "" '"' '*' ™"^ «'«s , Je tmvaiUai aux champs tontle teml7„"'"'''''-'T''''" "«« 'le septembre tasé le service de M. [«ie ^f^Z 17" ''''""' ""''^ ^'^ '^'^<''- jS
entrés à l'émigration, et nous avionTj^,' f. """^ «^^^î nous sommes jour, pareeque M. B Berna^lZ. """""" '''> "V demeurer outt sont Wre M. E. Bernard XféWtT.?'^ T""*' "»« PositroL'ch ° l'ém^ration le lundi etensom^etnl,,?*''''^.''"*' "»'" ««"mes enti^s I rue du Collège, No 31, „ù nCavo" '^,^1: ™'™"" P»" ■«'»^ rend",
support sont mmiw,,. Au ml T "Lx ''"^ '^"« ««^Ploi. Mes moyenf j
--»up.sdn gouverner. rrs.^n:«i^i
meut prùtê sur
de la cité de [>loyé daus la e d'origine, et 17 aoû; derporteur d'une suis arrivé à e à l'émigra- ' femme était me jour pour ez M. Félix 'S elle tomba îœurs grises 3 septembre.
Lussier. J'ai frop malade ^ir nous, ma îus sommes eurer qu'un sition chez les entrés à ous rendre, alors sans illé ensuite 'gagé dans échargé lo loyens uo ne plainte >ut d'émi-
On me montre une lettre datée du 9 décembre 1872, marquée D ie la reconnais pour la mienne, et elle porte ma signature.
oûe M 'T^Tlir' r"' ^''"^"if "' J' "^' '"^^ P'^^°* ^" gouvernement c'est que M. Belle s'est permis d'insulter grossièrement ma femme : mi soir que j étais chez moi bien avant dans le mois de novembre, à causer avec ma femme sur le sujet de l'émigration, je lui demandai la 'raison qui S engagée à se refuser obstinémunt h entrer au service de M. Belle Ce fut a^ors qu'elle m'en donna l'explication. Elle avait des griefs sériei;x contre M. Belle :j avais été vaguement informé de ces choses-là daus la maison d émigration durant mon séjotir daus cette maison, mais sans en connaître 1 importance, croyant que c'était des recherches frivoles. Un iour ie fis observer à M. Belle, (c'était au mois de septembre) pourquoi il licherchaiï toiyours la compagnie de ma femme. Il me répondit qu'il n'avait à recevoir d observations ni de moi ni de qui que ce fût. Du deux au huit, M Belle avait l'mtentiou de nous engager ma femme et moi à son service' moi en quahté de cocher, et ma femme comme cuisinière. Nous avons été engages; b. rai.^n de $16 par mois pour nous deux. Le samedi que nous devions entrer au service de M. Belle, mo femme a voulu partir à tout pnx de l'emigration. Le vendredi précédent, M. Belle, siu- le point de partir pour Québec, nous dit que si nous n'étions pas rendus chez lui le lundi Tm p r"' ^"*^^^'*«"^ 1« P^^'é. Nous ne sommes pas entrés au service de M. Belle parceque ma femme s'y est obstinément refusée, en me disant
arlJurd"!'" -P"-*--P^-«- ^ous nous sommes rendus
A M. MoNK.
Au moil de novembre, ma femme m'a dit que M. Belle l'avait ignominieusement persécutée, tant sur les escaliers que daus sa propre chambre.
Objectée par M. Doherty, C. R. conseiller de M. Belle parceque cette preuve est illégale et appuyée seulement sur des ou-dits.
objection réservée.
En me racontant cela ma femme était très-excitée. Un jour Cest-àdh-e, diu-ant mon séjour à l'émigration, je vis M. Belle, dans l'escalier qui condmsait en haut, pincer la taille de ma femme, ce fut après ceci, qui se trouvait la seconde fois, que je me suis forcé de faire à M. Belle les observations dont j'ai déjà parlé. Une fois que j'étais couché avec ma femme durant le jour, M. Belle est venu dans notre chambre, et il appela ma femme, et lui dit qu'il avait à lui parler en tête à tèta. Madame Vaucaster
Sfif,
mais ne me dit rien ôe mêZ?' '"" "^ "' '"' ^^^^^ «urrexcitée, attendre les chars urbains ef 2/ *?' '' '"'' ^''^"^" ^* ^- 1^«»« ^^ait à recherchait plutô la cSa^L'/^'T '^"'^ •'« ^"^ demandai pourquoi il la réponse déjà citée^ ^ ^ ^' "'^ ^'"^"^^ ^^^^ '^ "^i«""«. «t qu'il me fit
de m^'aS^eT^^^^^^^ tenue dans un état
linge était très propr"; à notrl T • '7""^' ^"■^^*^' ^^ '^^^"^««' ««tre couvert de vermL^ II' ^ «vS Ts I / ''"î*^'^*^-' "«^^^ ^"^fe- ^tait ua drap sur les lits des chaires nrfvli' - T*"'" '^ ^^' "*«'' " >' «^«1^ hangar n'avaient aucune couvelrS^^^ les "ts des hommes dans le mal cuits et malproprement Ténal n ?^^^"^^^»* ^^^ *««"« 5 les mets laver, dans laquelle^^esTo 'es et w fel'Jf ^^^1 '^"''^"^ ''^^«^^^"^ P^'^'' «« rencontraienr On n'v tr Z • T^' '^ ^^™"* «"«emble s'ils s'y
fois ,• les immigrés avarient à paye^ de7art Jnt**^^^^ '' t^ ^^^^" 'ï-^l"^ vu plusieurs fois la fille de la cSL S r' . '"^^^^°«'^««^ff«' J'^i peur le blanchissage des Im^g^rM b"^^^^^^^ ^ '^^^T ^ ^ ^'-^-^ gance et mépris. Tous les immir,.^ i ^'* ^*^^ émigrés avec arro-
maison d'émigration quelorif T '^''*"^'""" ^^ plaignaient de la présence tantlnsla^SeTuX^^^^ ont été faites en ma
plusieurs des immigrés ont été W 7 . ^^ '^'' Personnellement que été mal placés. ^ '^ ^"''^^ ^^" 'i'""^'" ^« m^> parcequ'ils avaient
Au OOMMISSAIBE, •
A M. St. Piekee.
j'avip^ dZ^l""' ""^'^ '" '» '««« de .^commandation ,«e
me chercher et me conduisit au t^Z^^J'ï"'^ °" *^'*°''<'' «»' w™ «0, C'est-à-dire, au buÏÏ^teB!^"'*^^-^'^"''' '^' «'• J'"»»''»^ ^o. à son bureau ave» m, auL M^du o rt ^TT' "^^ *"'« ^'^' P-^»'
«.«ar.v.,„r,en,én.evrjarvrM.?atr:rrS:' '"'"■"^'
oir. Elle ne surrexcitée,
Belle était à pourquoi il qu'il me fit
ns ua état nnes, notre
J^ige était ; il y avait es dans le ' ; les mets •re pour se ble s'ils s'y >n quelque ssage, j'ai
■i l'argent avec arroent de la tes en ma ment que Is avaient
its, mais
'ion que
vention comme t venu îs, No.
présent l^ndait
A la demande de M. Belle, M. Lafond me fit la lecture d'un affldavit fait par le prétendu immigré dont le nom ne fut pas lut, que je n'avais jamais vu auparavant et que je n'ai pas vu depuis.
* Question.— Yom venez de déclarer (jue l'aflfidavit en question n'est pas en votre possession ; vous dites aussi qu'il vous aurait été imp ssible, d'après votre connaissance, de vous le procurer, vous ajoutez encore que M. Belle
est resté eu possession de cet affldavit veuillez maintenant dire qu'elle
était la teneur de ce document î
Objectée par M. Doherty de la part de M. Belle, en autant que la preuve verbale du contenu d'aucun écrit ne peut se faire, ni être reçue légalement, à moins que le témoin ne soit assenuenté, «t qu'il en soit légalement autorisé autrement. Qu'on a fait des reclierches sérieuses pour trouver cet écrit et qu'il n'a pu être trouvée.
Oljection réservée.
La teneur de cet affldavit était que Madame Parotte était une femme d'une conduite légère, et que lui, le déposant, avait pu avoir des relations criminelles avec cette femme.
Telle est la substance à peu près de l'affidavit en question.
Alors M. Belle me dit que si je ne retirais pas la plainte que j'avais envoyée contre M. Belle à M. Lesage, de Québec, que, malgré, qu'il n'eût rien à dire contre ma femme, il trouverait toujours moyen d'en faire prouver par quelqu'un. Sur ces entrefaites, étant dans l'office, l'individu qui avait fait l'affidavit, me dit qu'il valait mieux être du côté des forts, et la conversation se continuait entre M. Belle et Lafond et moi, pour m'induire à retirer ma plainte; je suis alors sorti avec Lafond. Le lendemain le 21, un homme de police vint me chercher sur mon poste, dans la rue St. Laurent et me dit que j'eusse à comparaître devant le chef de police qui l'avait envoyé à cette eflfet. Je me rendis à l'instant devant le chef de police, M. Penton, à la station Jacques Cartier. J'ai trouvé le chef de police furieux contre moi. H me dit que si je ne retirais pas la plainte portée par moi contre M. Belle, je serais déchargé de mes fonctions, " Sachez bien cama- " rade, dit-il, que ce n'est pas avec l'uniforme que vous portez que vous continurez votre plainte." Ma réponse fut: " Eh bien I je l'ôterai M. le chef. " Et M. Penton a répliqué. " Otez le "j'ai voulu enlever mon surtout,^ et M. Lafond est intervenu pour pacifier les choses.
sij^^:^:' "'"' ' '^'"^'" ^"- -'^"•- - <I<^l>osition, et il a
co JaVr2 h.t m" '^■""''" ''^"^"'*^ '^ '"^'-^^ ^« 0"-^
VANCA8TEB, GUSTAVE.
onzième jour do mars