LEBLANC
Commissaire.
(Certifié.)
J. F. DUBKEUIL,
Secrétmte, protempore.
^ii,i
If
Lundi, le dix-septième jour de mar., j\ deux heures de l'après-
midi.
Présent :
CHARLES A. LEBLANC, C. R
Commissaire.
«-.•riv,Se à Montrfal avec mon mari hXl'Â'LlT ■ xî ^"^ '" '""•
Nous sonones arrivés à sept l^ûreT )u m^Hn T "''' '"' " ""^ '"*"'« ™nous eu sommes p^utis sX m°r,*irX/v'' """«"■ ^■"'««•"o'' et No,, sommes ..sïé. euvi.u Ct'jZ T viIr"S,tltfnt t "iT' mal«le, ou m'a coudui.e à PHospii des Sœ„rGri2s, à vL^^rs^: entrée un mardi et J'en suis partie le lundi sniv«nf \r ,
partis de Va..nnes et ".J^r..,: 'Z^^^^^JZ ^ZZ'^^ Nous y avons demeuré six jours. Jî>migration.
Ré-Eocaminée.
Par m. Monk.
A notre arrivée à la maison d'émigration en r^vpnnnf h« ir nous avons été bien reçus. M. Belle était ïCprésent^^^^^^^^^^ ^^T''
Madame Barrette, de me donner une chambre S'i^ue^n^^^^^^^^^^ de gens propres et qu'il tenait à ce que je Ce bS Zue T^ me donna une chambre seule. M. Bel e di qu'l faUa^t ouf l' "^^ seule, parcequ'il ne permettait pas que les ri !l ^T-'' '^"'^ le^^r femme. Ceci était dit en prés'encel mon Tj^ItZ^ T
m.voi.quej'étai;plusjoliee:^Ï;:n:ri!rn^:^^^^
l'après-midi.
sermentée sur
employé dans ans. Je suis ous étions au ïue.
l'Emigration, as même vu.
émigration et z M. Lussier.
5tant tombée unes. Je sula ommes alors 'Emigration.
e Varennes, !a cuisinière, s avions l'air Alors, on ï«e je sois Qt ici avec ne chambre engagé une l'il préférait à raison de
au Hamedi, c-u a oTmà .fho ' "''' 7"" "'" *"'*''^"''' fallait que j'attende aller à Québec Le s ne i' ^'"T '"*'"'' '" '""^^"^ ^^"''^ s'ab.soutait pour
mari était ave. moTT^^^^^^^^^^^^^ IT'"''' "" ^^" ^^"^^^^- ^-
vendredi que M Bdlééf.^T ^T ' '^"''•^.' ''^""'- '^^ '''''' que c'est le inaisond-inig^tfo o^^^^^^^^ '^"'•^^^''- " "'^*^^^^ pas présent à la
meut de septSr'LeT ,^ '"'' ^''"''- ^"'^ '" P^^^«^* '•^" commenceloaison d'émWat^^^^^^ n T ?"' ■'' '^'"'^ ^"^'«"»« ^e Varennes, à la
main sur la pS" b^^t en ^ff "^''T''' ''' ^""*' ^ "-' -«"a'nt la
Madame BaLte. j:\ïï::;rrc^S-rr:in!^^^^^^
mari!: S^i; 1^ M tir^;' T'' ; f*^^^ ^^^'^^^ ^^^ -" J'ai deux mots à vordi'; jf "• J u^l' '^^^ ^«^^^^' ™^^î''^"^«'
Il m'a demandé nonrmmnï; • ""^^"'^^^ ''^'^^•'' <î''^"'*' «ne chambre voisine
faire a^Z^^ZZ^t^T^'^ 'T """ ""'^ ' ^"'" "-'* «-- ^« Là dessus, il sirSlnnél r'" '? ""' ^"" ^^ '""«'^'^ ^'^'' "^«° "^«rirait autan c^TeZTuJai^'l '"'""'' -^^ ™«" «'-^ -'- <i— alors à M. Belle qu'Iétnif nn "^ '" ^^^""^"^ '^ P«''««°"«- J'^i dit
ses iusultef Ïe' L : r Z .'t" "' '^ ^"' '' "'™'^ ^'^'^ '^ ^ ^^ chambre. Il a norté la ml\n ^ f "'^ """"*"'' ^^'"^ ^- ^^«»« ^ans la
me parlait ^ " '"' '""^ ^^""^^ "^^'"^^^ ^«^'^««"t^ Pendant qu'il
maladie ^.c^S^ Il mH cfonné d""'' '';^*'"' "^'" ^it que j'avais une
ie M 11 1^^ ■"-' T "^ ""'^^ """^ "" '"« ""^ l'«>^'=a-
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en attendant que je sois entrée rhfi7 lui ,.,.»« -* • "^'^"*' "^ ™3"i
disait quo la maisind'én^rati^^^^^^^ mieux nourrie. II me
et qu'on ne pouvait donnef Six onf^l ' ""^^ "'"''''" ^" "^^"^^
p-ajn. . .. Se . ...»p«."r „r<.ii:;= i;Tra.tf *
pas être sa maîtresse Alors MK^ZtTl "'™'. "^»"Se; que Je ne voulais
y voir eiair, nue p^ Jalee Yn^^T «l^fr rarf?'' "' ''™™'' .a„.i^Vi,,retaii,e„s,aveesaar™e,:r;™;:::^roe"^^^^^^^
Par le Commissaire.
Par M. MoNK.
M. Brr;ra':;:*ZeTel^rS3-^
montait et,„e mon.:^Z'^ràl^Z"MlI,Z>'''r.'!,- '^'"' bras et m'a pressa sur Ini M„« nTr V !. '" """ ^"'"'^ •''«'s *«
M. Be„e M ait;v:mm:ur;^rti"t^sr"rî->-
n'avait pas de ses ordres à recevoir .I'«ivfr^ ■ *^ '°' "' 'ï''^'
Bem mais Je ue sais pa. si TZi/Zln 7:Z\Zt:î:Î^^Z-
avec d'autres peisonnes. t l»'™unelie quil ait pris de telles, libertés
'couvSTrmat^a'u Me^-tir rTr"*; T "^^ ^^^
e.Mai™e<e,;eX»ri4^:riri3ra;ttr.i:^
bre et il m'a dit
tresamain
nourrie. Il me son de charité s. Je me suis i^ait de la verdit que Je ne leje ne voulais an ne pourrait B promener au ips i] me ferait
tout ce temp»
•gentet nous it pour nous
i était absent
libertés avec le M. Belle icée dans ses il fesait cela.
z lui et qu'il r derrière M.
derrière lui.
prises avec îlles libertés
Cette femme s'est retirée de ses juains et est revenue dans la cour, eu disant que c'était un gros maquereau, qu'il chiffonnait toutes les femmes et qu'elle ne voulait pas aller chez M. Belle. Je crois qu'elle a dit qu'elle retouniait à Québec. Elle est partie le même jour. Il n'y avait alors de présents que M. Belle, la femme en question et mon mari.
L'établissement était extrêmement mal conduit et malpropre Nous sommes arrivés là, à sept heures du matin. Il était près de onze heures lorsqu'on nous donna dans la cour, une tasse de café extrêmement mauvais avec un morceau de pain. Lorsque je suis revenue à l'Emigration, j'étais bien traitée. M. Belle avait «lonné des ordres que je fusse bien traitée vu mon état de santé. '
Lorsquej'aidisque l'établissement était malpropre, je veux dire que les lits et les chambres étaient malpropres. Moi et plusieurs autres émigrants noiis avons montré nos lits à M. MiUler qui était alors employé à la maison d'Emigration.
Quant h la cuisine, la viande était bonne mais elle était arrangée comme pour les cochons, et Madame Barrette, la cuisinière, disait que pétait bon pour les émigrants. Lorsque les émigrants se plaignaient, M. Belle et Madame Barrette disaient, que cette maison était une maison de chanté, qu'il était impossible de donner plus que la ville ne donnait.
Quant au savon et aux serviettes, j'en ai demandé et on ne m'en a pas donné. Madame Banett© m'a dit qu'elle ne pouvait donner ce qu'on ne lui donnait pas.
n est à ma connaissance que Madame Barrette et sa fille recevaient de l'argent des émigrés pour le lavage de leur linge. Il est à ma connaissance que les émigrés se plaignaient d'être mal nourris et disaient qu'ils aimaient mieux retourner à Québec.
Nous avons laissé l'établissement, sans argent.
Examinée.
fi-
le française i aux bains, )ui. Alors il le chambre, ris les seins.
Par M. St. Pierre.
La nommée Boudinot dont j'ai parlé plus haut, avait son mari qui devait accompagner en qualité de cocher, sa femme, chez M. Belle. Pour les raisons déjà par moi mentionnées, il a engagé mon mari à sa place. J'étais arrivée de Varennes le ïm.^'x et je suis partie de la maison d'Emigration, îe samedi soir, à dis heur ?; du soir. Je suis partie de la maison,
entrf 2°la'!J!*'' î™" '""^ 1" maison ,lY™i„„M„„
J'ai formulé une nJoint.^. . • • .
*"ne jet,,. »i,„,e,j;:^'':,:^-f™™; avec „,„„„„i -„., ,a f„™e
' sa maîtivsse, f fihez lui, le ' de la maison
irdi, dans une
■'^, •■ .h, ivee dans la 5tais couchée devienne sa it en parlant,
for que j)Iu.
ii'S dans des 'té plusieurs «> madame li lie disait pour vous
Mure. La de sinjples e paillasse
i^Ciubre ou ' ''il (''tait ié d'entrer , pendant crois que û h''innie
mar' est •o lite di. j^dus
51 forme lettre à 3 D, et
William P. Lighthall, commissaire de la Cour Supérieure, le vingt-huit décembre dernier ; lequel attidavit est filé au dossier et manpié de la lettre L.
M. Belle n'est jamais venu chez moi, pour me demander de retirer ma plainte; mais d'autres personnes sont venues se disant autorisées par lui J'ai été au bureau de M. Belle, à la demande de ces personnes, vers l'époque c'est-à-dire, le jour où mou mari a été déchargé de la Police. J'étais accompaguée de mon mari. Nous sommes allés dans le bureau, rue St. Jacques, vers trois heures, ou trois heures et demie de l'après-midi. Nous avons trouvé M. Belle et trois autres personnes, dont un, M. Letourneux que je crois Hve un employé de M. Belle, M. Lafon. je détective et M lé Notaire Moussette. En arrivant, M. Belle m'a donné une chaise etina dit que je ne devais pas Ôtre fâchée pour une petite bôtise qu'il avait eue avec moi, que je devais lui pardouner. Il m'a dit: vous ai-je jamais lait aucun mal î Je lui ai répondu, si vous ne m'avez jamais fait aucun mal, vous uo m'avez pas fait de bien non plus : j'ai à vous parler.
Et l'examen (I- témoin est remise à demain, mardi, le dix-huit mars à dix heures de l'a\ . t-midi. Et le témoin a signé, '
LOUISA DELPLAOB.
Et le commissam yjj.me l'enquête à mardi, le dix-huit mars, mil-huit cetit soixante-treize, a dix hev de Favant-midi,