C. A. LEBLANC
Commissaire.
ient la vérité, y treize.
JLPLAOE.
ix heures A. M.
EBLANC.
Commissaire,
Gustave Vancaster, ci-devant de Beauvechien, Belgique, Emigré, arrivé à Montréal dans la dernière saison de navigation, et maintenant de Montréal, homme de police et dame LouisaDelplace sa femme, étant dûment assermentés déposent et disent :
Que pendant que les déposants demeuraient dans la maison d'Emigration rue St. Antoine, à Montréal, au commencement du mois de septembre dernier (1872) Charles E. Belle, agent d'Emigration à Montréal, fit des ouvertures aux dits déposants afin de les engager comme ses serviteurs, le dit déposant comme Cocher et la dite déposante comme servante générale.
Que pendant que les dits déposants demeuraient ainsi dans la maison d'Emigration, le dit Belle suivit la dite déposante, à l'étage supérieur de la maison, mettant ses mains sur elle, et le dit Belle faisant à la dite déposante la proposition malhonnête de devenir sa maîtresse, disant que la dite déposante entrait à son service, que pendant, Vancaster, le dît déposant, conduisait en voiture la dame du dit Belle, celui-ci le dit Belle, et la dite déposante auraient des rapports criminels, et que tandis que la dite déposante et le dit Belle étaient au dit étage supérieur dans la maison d'Emigration, le dit Belle essaya d'avoir des rapports criminels avec la dite déposante.
Que les déposants laissèrent la dite maison d'Emigration après la proposition malhonnête, faite de la part du dit Belle à la déposante, et que les dits déposants se sont trouvés alors sans refuge, ne sachant où aller.
Que les dits déposants ont communiqué les faits à Mons.3ur 8. Lesage assistant commissaire de travaux publics et de Colonisation.
Et les dits déposants ont signé après lecture faite.
GUSTAVE VANCASTEB.
LOUISA DELPLACE.
Assermenté et signé devant moi ^ à Montréal ce ving-huitième I jour de décembi-e, mil huit | cent soixante douze. j
WM. F. LIGHTHALL.
Corn. C. 8.
Il'
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-Mardi, le dijr.h..if .>.
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OHABLBS A. lEBLANO, C. B.
Commissaire.
^ . J« suis arrivé à Montré.7 . ' ^ «« ^t dit :
» 1- ma«„ d-éaip^tta, "^ ^^ "•" ""'•<""■ d'émigration, i, nou«el:;&
m'avait donné un emnloî f' 1 ' ^^' ''entremise de M Mnn! ^''''"
A M. MOKK. ""«Iravement dans cet emploi.
«oneafantet.enaiieràrC '°*''°"'°'' ™°° <"■•««" P^p^S M. Belle se tronvinf a «
Pendant le temn^ nno »,
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e suis un des !<ï ans, j'ai mon M. MulJer, au îus a emmenés
' mon ë|K)use elle qui était j'ai loné une ployé dans le 6 à la maison 3r, avis qu'il s de la Cout emploi.
a femme se e chambre, e lui disant lit prendre
ourageaat
d'émigrasemaines 'a femme 5 sans me «" même
uil.
nous
u'avions pas le temps de penser à autre chose. Notre enfant avait cinq ans et demi. C'est le seul que nous ayons eu.
C'est vers le commencement de novembre, au No. 205, rue Richmond, où nous demeurons actuellement, que ma femme m'a fait ses communica^ tions au sujet de M. Belle.
Question.— Madame, votre épouse, a-t-elle fait des plaintes à vous, soit à l'égard de l'établissement, soit à l'égard de M. Belle î Quelles sont ces plaintes f
ig^^oMse.— Madame m'a fait des plaintes contre M. Belle : elle m'a dit qu'elle avait été insultée par lui.
ÇMes«ort.— Pourquoi avez-vous été déchargé du bureau de M. Belle î
Réponse.— Vu des employés de M. Belle, avec lequel employé je travaillais, m'a dit que M. Belle n'avait plus de travail à me donner, tandis que j'ai appris le soir même, que cette raison n'était qu'un prétexte puisqu'D avait pris à ma place, un autre émigrant, M. Joly, qui était arrivé dans la joumé«.
Question.— Dam quel état était tenue la maison d'émigration, pendant que vous y avez demeuré î
Eéponse.— Elle était très malpropre. Les hommes couchaient dans un hangar, sur des planches, sur lesquelles il y avait des paillasses très minces sans aucune couverture, pleines de vermines. La chambre où se faisait la cuisine, n'était ni trop propre, ni trop sale. Le matin on nous donnait une espèce de brouet noir, qu'on appelait du café, dans lequel on s'était bien gardé de mettre trop de sucre, avec du pain à volonté et un peu de beurre dessus. Pour dîner, nous avions un peu de soupe, avec du bœuf bouilli mais cette viande n'était pas mangeable. *
Pour nous laver, il y avait une chambre de bains, dans laquelle était une baignoire, sans savon. C'était la seule chambre pour se 1?.tqv. Il fallait acheter soi-même le savon et les essuie-mf lus.
Il est à ma connaissance que M. Belle jip'vsti-ophait assez bratalement les émigrés et qu'il tutoyait presque tout ;<> iocnde. On semblait recevoir, dans cet établissement, les émigrés, plutôt comme des réfugiés, que comme des émigrants. Au lieu de leur che.iîber un emploi, on prenait sur un Directorj-, les adresses des personnes du môme emploi que celui que l'émigrant disait pratiquer et on lui disait, allez voir s'il y a de l'ouvrage; tandis que joumellument M. Belle recevait des lettres et, sans doute, de^ applications verbales, de la part de gens qui demandaient des ouvriers, des
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Par M. St. Pierre.
un logement convenable ^' '" '^* ^*^^^«' ^^ Qu'elle a pu Juver
Par M. Belle.
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e» ma po,s<«sioa. °""' """^ '»« ««-iUeto des livrea que ]^ïï eu.
(Certifié)
J. F. DUBREUIL
J. MO^IEE.