C. A. LEBLANC
Commissaire.
Secrétaire protempwe.
quej'ai eu entre
stre d'entrée sur
e leurs noms, on
Emigration, j»ai
où on les avait
plus haut, dans ment. Pendant lelque temps à le a pu trouver
ométrie et j'ai connaissance que pour les s que j'ai eus
5, ce dix-huit
LANO,
nmissaire.
Mardi, le dix-huit mara mil huit cent soixi
.soixauie-et-treize.
Pbésent ;
CHAELES A. LEBLANC, C. R.
Commissaire. '
àf.Jfl'^^\^^^^'^'^l' ^^ ^^"*'^"'' ^P«"«« d« Jean-Baptiste Monier étant dûment assermentée, dépose et dit : ^uonier.
J'ai vingt-deux ans. Jp suis française. Je suis arrivée au au.nâ» depuis le premier octobre dernier, avec mon mari et moTilsâgé d Wro'.' SIX ans. En arrivant à Montréal, nous sommes allés à la m^on dlmlffraZ ounousav^nsété conduits parMMuller,,^
fEnÎlJ '^^'"* ^' l'Emigration. Je suis demeurée à la ma^Tn
d immigration, environ sept jours. iu^iison
A M. St. Piebke.
Lorsque nous sommes arrivés en Canada, nous arrivions de Bordeaux F ance. J'ai trouvé que la maison d'Emigration à Montréal étaif très sale que nous étions très-mal traités et très mal nourris. • '
Madame Barrette était la cuisinière et avait soin de la maison Deux ou trois joursaprès notre arrivée, mon mari a obtenu une situation chez M.
duite^a?M B"^;tT'T' T ^ T"' P'^^°^'" Parriculièrement, de la congStion î '"'' ^ ^""''^ ^^^^^' P^"*l^>^<^ ^«tr« «éjour à la maison d'émi-
Bépmse.-Om, le vendredi qui a suivi mon arrivée, j'étais à laver dans la chambre de bain et j'avais mon enfant avec moi, M. B^rest enlré dans ma chambx. et m'a demandé depuis combien de t^iTps j'élis mariée Je ui dis qu'il y avait sept ans. Alors il medeman.la sijen'avais ^i^e t sei;l enfant. Je lui répondis que oui. Alors M. Belle me dit qu' 'aX,^ de hances que les autres, que je pouvais jouir sans faire d'enfant Tlu aa ^ Oh! monsieur, mon enfant, et je m'en suis allée, sans rien di^ j! n'ai rien autre chose à i^procher à M. Belle que o. que'je viens de rap^ort^r
Ceci est amvé un vendredi et je suis partie le lundi suivant.
Tranquestionnée.
Par M. Belle.
liment de 3^ ^ '" T^'t" ^'E^^^S^^^o"^ '« surlendemain de l'enterrement de mon fils, pour dire boiyoïir à M. Muller.
queM Me'mW fï,f "" i-^^^^diatement, mon mari, des insultes, quem ijeie,mavait faites, en autant qu'il était au bureau de M BelJ alors, et qu'il aurait pu lui chercher dispute.
(?«6.<ton.-Quand avez-vous parlé de cela à votre mari 1
£éponse.^Le surlendemain de l'enterrement de mon fils.
Je dis alors à mon mari : Tu vas aller chez M Belle no.ir 1„! Hi^ tu reviendras travailler dans la semaine. Il me draue M RHlf i? ^"? renvoyé, qu'il n'avait plus d'ouvrage pour lui. ^ '"' ^^^^*
Mon mari a fait une plainte par écrit qull n'a envovée àî^ersonnP mais qu'il a remise à M. Muller. «iivuyee a personne,
nsuite parcequ'ou sémigrauts. J'ai oir un billet pour insuffisante.
ppés du bagne et mandé du pain à Ile ïn'en a refusé, I donnerais pas à pourquoi, au lieu it pas un ragoût, s qu'avec trente isse faire quelque , principalement
1 se servait pour le sur l'ordre qui J que je faisais, uti-es.
Depuis ma sortie de la maison d'Emigration, j •. rencontré M. Mullor quelquefois.
Et le témoin termine ici, sa déposition, dans laquelle elle persiste et qu elle déclare vi-aie, à Montréal, ce dix-huit mars, mil Luit cent soixanteet-treize.