‹ Réponse à une adresse de l'Assemblée législative, demandant copie des documents concernant l'enquête sur la conduite de C.E. Belle, écuyer, agent d'immigration, à Montréal [microforme]Chapitre 72 sur 111 · A. LEBLAJ^^C · texte numérisé non relu

A. LEBLAJ^^C

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Commi«aair«.

(Certifié.)

J. F. DUBRBUIL,

Secrétaire protemvort

ration.

(lèle. Et elle

IDBT.

ymmttaairê.

Le mûuio jour, viugt et uu n,ars mil buu coût soixante-twize.

Victor Aichidet, «^mplojY, <lo coranun'ce, de Ht. Hyacintljo, étant (lûineiit u.ssenneiité «IC-pose et dit: Je 8ui« û^é de trente et un ans. Je suis arrivé dans les premiers jours de juillet 1872, au Canada, avec n)a femme. J'étaiM au tjombre des énngrants venus lY Montréal. X-ous sommes dcM .ndiis à la maison d'émigration. M. Belle était alors agent d'émigration.

Je l'ai vu idusieurs fois à la maison d'émigration.

J'ai resté deux ou trois jours en cet endroit, ensuite je suis allé chez im M. Duvergier.

A M. MoNK.

Ma femme s'est un jour plaint à moi, (le deuxième jour après notre arri-é©,) en me disant que M. Belle lui avait fait une proposition qui n'était pas très honnête, d'aller prendre un repas avec lui, et sans moi, à un re ^taurant. Cette invitation était, je crois, pour dîner.

Cette plainte-là m'a été faite dans l'après-midi, après le départ de M Belle, du bureau.

J'ai alors dit à ma femme, de continuer à se comporter comme elle a™* ^*^*' ^* *ï"®°<*"« allions quitter la maison d'émigration, un jeux

N'ayant pas <le quoi me pourvoir, je suis retourné à la maison d'émigration (quelques jours après en être parti,) pour aller chercher des vivres vu que je n'avais pas touché de salaire. On ne m'a pas refusé de vivres ni pour ma femme. '

Loraque ma femmo m'a fait cette plainte, elle avait l'air bien chagrinée et bien étonnée de voir que M. Belle, dans la position qu'U occupait, lui eût tait une t»Ue proposition. M. Belle était dans l'habitude de tutoyer tous les émigrés.

L'établissement n'était pas tenu bien proprement, mais nous avions de quoi manger.

M«n^,r rrrr /r™:.ss^-^^^^^^ - ■>- ^ -

Tranqtiestionnée.

Par M. Belle.

Le témoin clôt ici «. déposition, qu'il déclare

vraie.

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VICTOE ARCHIDET, 0. A. LEBLANC.

Commissaire.

(Certifié.)

J. F. DUBREUIL

Secrétmre protempore.

i suis plaint à M.

pour St. Hya- BoUe, parceque her.

tOHIDET,

lNC.

Commissaire.

Le même jour, vingt et un mars mil ceut soixante treize.

Mathilde Dotzler, épouse de César Nisini, Bronzeur, de la Cité de Montréal, étant dûment assermentée, dépose et dit : Je suis âgée de vingt sept ans.

Je suis arrivée à Montréal, depuis six mois, avec mon mari et ma petite fille. Nous étions au nombre des émigrants.

A notre arrivée, nous sommes descendus à la maison d'Emigration. M; Belle était alors agent d'émigration.

A. M. MoNK.

A notre arrivée à la maison d'Emigration, vers une heure du matin, après avoir voyagé toute la journée, sans manger, nous avons demandé de la nourriture.

On nous ti donné une tasse de café, qui ne se composait que d'eau chau«le avec un peu de café dedans. On nous a dit que l'on ne pouvait nous donner autre cht>se.

C'était des émigrés qui s'étaient levés pour nous faire chauffer le café. M. Muller nous a dit qu'il avait bien hi bonne volonté de nous donner autre chose, mais qu'il ne le pouvait pas. Le lendemain matin, on nous a demandé de laver les planchers, C'est Madame Barrette qui nous a fait cette demande.

Elle nous a dit que c'était l'ordre de la maison, nous avons répondu que nous étions assez fatiguées du voyage, sans laver les planchers. Alors Madame Barette nous a dit qu'il fallait monter dans la chambre en haut, pour de pas salir les chambres d'en bas. De fait nous sommes montées eti haut. Nous étions cinq femmes avec nos enfants.

Une de ces femmes est tombée à travers le plafond qui était défoncé. C'était une femme uti peu robuste, heureusement. Cette chambre dans laquelle on nous a mises, était sale et dégoûtante. Il y avait quelques planches sur lesquelles on avait jeté des paillasses. Nous avions nos enfants avec nous.

J'ai eu quelques difficultés avec madame Barrette. Je lui ai demandé un baquet pour laver le linge de mon enfant, elle me l'a refusé et a caché le baquet. Je lui ai aussi demandé des <lraps, parceque le drap qu'il y avait sur le lit- était sale. Elle me répondit que je devais être heureuse d'en avoir un, que dans le temps, on ne donnait qu'un drap et pas de couverture.

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llîi,

Un joiu'je suis allée, le midi coinnifi n'-Sfov i carte pour dîner, M. Beli; m'a SusH.^^^^^^^^^^^ '? '""'"™«' ^''^^^^ ^^ ™ari travaillait, Je n'aurais pas Telvte f; Z^'l '" ^""'^"^ "^" mon mari ne travaillait pas eucore nm^df^ ''''''' remarquer que

mais que le lendemain, H ne Zla 2^^!^^^' ''''''"''''' ^'''''''^' '

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manger. M. Belle l'a fait sortir de able ^ 1 ni ?''"" ''"^ ''^'"^^ '"'^ ^

servir les autres et qu'il nnmgerait aprâ ''*""' ''" " ^^'^"^^" ^ien

Quand M. Belle voyait madame iiarrette en fr-.in .1 . • -,

lever m, émigrant, et le mettait A servir Ai? ''''''"' '' ^^"««^^

•^eivir, a la place de madame Barrette.

Les manières de madame Barrette étaient grossières.

Elle nous envoyait promener lorsque ri.nw ini ^ chose. ^"^ """'^ ^'" demendions quelque

La cuisine était sale partout.

La maison était continuellement en déso.-dre.

A M. 8t. PlERUB.

Les avocats de la Défense déclinent f^^ ,.

Nuelle Côt ici sa dép„»iti„a i'efie'SL* .2" ï":;r:ÏÏ;,,',! '™"'"' .

FEMME XI.mNI.

t'. A. LEBLANC,

/n„ ,.-,,, Commissaire,

(Certifié.)

J. F. DUBBBUIL,

Secrétaire pro tmipore.

me, pi-endre ma "e puisque mon i remarquer que iir-là, je l'aurais;

issemeut, après

fini les tutoyait ■ qui s'est mis h I pouvait bien

Et avenant midi des jours, mois et an précipités, la présente enquête est ajournée à trois heures de l'après-midi «lu présent jour, vendredi, le vingt et un mars mil Luit cent soixaute-treize.

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