A. LEBLANC
Commissaire.
(Certifié.)
J. F. DUBREUIL
Secrétaire pro tempore.
••■vi)', il faisait lame Barrette.
iions quelque
^it pas bien
r le témoin, pié.
«INI.
^NC,
nmissaire.
A trois heures de l'après-midi, du dit ioiir trA«a«wi- i • mars mil huit cent soixaite-treize: "' ' ^'' ^' ^"^^' «* "°
Présent ;
CHAULES A. LEBLANC C. R.
Commissaire.
.... -it„?eTr :rrs:; tir .^,t^, rr "'^"'*-""" --
«ue douzaine d'émigraut.,, Je ™i M V,^ îr * """""• ''°™ ^'""^ d'émigration. 'S J^ •-'«■>•• M. Mnller noua a re<,M à !a maison
A M. MoNK.
Je me suis plaint de cela à M. Millier leaiifil m'^ Hîf • ,
pas d'ordre à recevoir de madame BaS. ^ ^'* ^"" '" " ^^^*«
Le mardi suivant, à mon arrivée de l'onvrjiir« v..i f„ x ^ Wsaée de ce qu'on lui avait refuaé à n.ange" lel^îd A^','"'' *""".' matin je n,e suis ad^aaé à M. Belle, on T^Sj^ "t M.' Mi"":" M disant: " M. Belle, vou,s ave. ,.fu.5 de donner k m„,ge. à" alnlé"
* vingt et un
tment asser-
suis Italien.
^ration avec Nous étions à la maison
ttendu qu'il ns de quoi itréal, nous îau de f/ain î anivée à >ati chaude M. Muller, lutre ordre
l'a signifié trouve un
Je n'avais
ma femme 3 mercredi er, en lui i femme. "
Alors, il me dit, " qu'il avait des instructions îi suivre et qu'il ne pouvait garder une famille plus longtemps à la maison d'immigration. " Je lui ai fait observer, que j'étais sans moyens et qu'il ne devait pas mettre une famille dans le milieu de la rue. J'étais alors occupé à la maison Dorée, pour remplacer (pielqu'un, pendant trois jours. Le mardi suivant, je suis entré chez M. Garth, à l'essai ; je suis demeuré chez M. Gaith depuis ce temps là. J'ai quitté la maison d'Immigration, le samedi après mon arrivée. J'y suis resté h peu près neuf jours.
J'ai compris que les règlements de la maison étaient que nous devions la quitter 24 heures après avoir trouvé de l'emploi.
Lorsque nous avons quitté la maison d'immigration, nous étions sans ressources (^nolconijnes.
Les immigrants ne sont pas très-bien traités à la maison d'immigration. On est couché sur une paillasse déposée sur des planches. La couverture peut servir jwur deux, mais elle sert pour cinq. Il était impossible de se déshabiller pour coucher. Les femmes étaient dans une chambre séparée de celle où était les hommes. Je n'ai pas connu d'exception à cela.
Il n'y avait qu'un seul drap sale et dégoûtant. La chambre et les paillasses étaient dans 1<î même état.
A la conversation susdite avec M. Belle, je lui dis rpie s'il avait des instructions h faire valoir, j'avais mon engagement et qm? je m'adresserais i* qui de droit. Alors il m'a dit que je ne connaissais pas mon engagement et que je uevais m'oecuper à n'importe quoi. M. Muller étant alors présent, j'ai fait prouver par lui à M. Belle, que j'avais demandé une place, même comme garçon le ferme. Il me dit qu'à cette condition-là, il me garderait à la maison. Ceci se passait le mercredi après mon arrivée. C'est dans la matinée de ce mercredi, que je suis entré à l'essai chez M. Garth. Je gagne aujomd'hui chez M. Garth, dix piastres par semaine, et je suis satisfait. Dans quelques jours môme il doit m'augmenter.
Le môme désor'lre dont j'ai parlé poin- les chambres à coucher, régnait partout dans l'établissement.
Je dois dire de plus que M. Belle n'est pas très poli vis-à-vis des émigrants, puisqu'il les tutoyé tous. Il leur parle toiyours avec une certaine supériorité qui se fait sentir.
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Transquestionné.
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(Certitié.)
J. F. DfJBREtriL,
Secrétaire protempore.
msmi, CESAK.