‹ Réponse à une adresse de l'Assemblée législative, demandant copie des documents concernant l'enquête sur la conduite de C.E. Belle, écuyer, agent d'immigration, à Montréal [microforme]Chapitre 88 sur 111 · A. LEBLANC · texte numérisé non relu

A. LEBLANC

Commissavre.

(Certifié.)

J. F. DUBEEUIL,

Ml

Secrétaire protmipore

' mars 1873, la deux heures de

A deux heures de l'après-midi du lundi 31 iîiars 1873,

rc,

Commissaire.

Présent

CHARLES A. LEBLANC, C. B

Commissaire.

Henri^Deplechin, mécanicien, de la Cité de Montréal, étant dûment assermenté, dépose et dit : Je suis Belge, je ..is âgé de 38 ans. Je suis arrrue au canada, au commencement du movs de juillet dernier, j'étais au nombre des ém.grants venus à Montréal ; en ariivant je suis descendu à la maison d'émigration, M. Belle était alors Agent d'Emigration. J'ai trouvé

ZTgZh. " ''"''" ''" ''• ''"^'' "^P"^^ ^^^^"^« J^ ^-^»'

Par M. A. Belle.

trai J^WtVf • ^^"'P' ^^^ f '^ ^*^ ^ l'Emigration (une nuit) j'ai été bien

couct'é PM-f ' ""'"? '' ^^ ^ """ ^*"** P^^P^^' J« "^^ «"^« t^o^^é bien couche et je n'ai pas eu à me plaindre.

arriva Tm^I Tf'i'^^ Vancaster, depuis à peu près 15 jours après son arrivée à Montréal, j'ai eu occasion de connaître son caractère, aussi bien

IZ,T S î''"' "^^ "^ '''^^' P^' ^^'^"« ««^^ ^a"« l'habitudo de dire la Tin on. .ï ^^fTîf P^"'^"'^'' «mensonges, entre autres, les suivants.. Un jour, elle disait qu'elle n'était pas mariée avec M. Vancaster, un autre jour elle disait qu'elle l'était.

La première fois que je suis sorti avdî madame Vancaster, et quelques autres persomies, nous avons bu quelques bouteilles d. înère ensemble Ensmte nous avons bu quelques bouteilles de vin. nsemoie.

Après avoh- bu la dernière bouteille de vin, elle m'a fait connaître une maison que je ne connaissais pas, à Montréal, et ou elle ',tait bien connue. J'y sms allé avec elle et Pelzer et sa femme.

Nous sommes entrés dans cette maison où nous avons bu la dernière bouteille de vin et nous sommes sortie.

En HOitaut -^e cette maison et tenaut à mon bras madainy Ym.ea<^n' nous avons rencontre M. Vanciister qui venait à notre r..^,,r^ i^'^ étions t«us parfaitement gais. M. Vancaster a commencé ^ .^j>r«mander sa dame. Elle Im a répondu q,u3 si cela ne lui plaisait, non. ^iouJX^ a'où nons venions.

J'ai bu plus d'une fois en d'autres circonstances, avec madame Van-

J'ai eu occasion de connaître la conduite, morale . '.. madame Vanca.ler «a conduite morale n'est pas bonne. »"^ci.^'er ,

B'apr^^ 1^ qtio je coBuais du caractère, de la répr^tation et ih la condmte momie ,v i.mdame Vancaster, je n'ajouterais pas foi à son serment- Une des raisons, cmt .|no cette fomme-là est dans l'habitude ordinaire de

dni^^rT '"**" '"^ ""' ^''"^^ '^"''"' "'^*^** P«« "^^^» «ela "l'inuuisait a ullei- la voir.

J'ai déjà rendu témoignage contre madame Vancaster, devant le comité de police.

La maison dont j'ai parlé plus haut, où madame Vancaster m'a conduit, ét^it un hôtel Elle m'a dit que c'était une maison de rendez-vous

^ iveTeuf ' '"' '" ^"^''' ''^'" '"' '* '' ^'''^'^'' «^^'« ^"« J«

J'ai eu d'autres relations avec madame Vancaster, que c#lles que le viens de mentionner. Suivant moi, pour mentir et pour boire, madame Vancaster n'avait pas sa pareille. C'est une femme libre, trop libre même

ZtTf !]""'"'''• ^^I"''"'* conduite d'une manière Ubre, avec moi! Elle m'a fait des avances, à moi. Elle m'a invité à aller la voir en l'absence de son man, je ne suis pas allé là, le lendemain, parceque en partant de chez madame Vancaster, je suis tombé et je me suis blessé, j'ai été quatre jours sans travailler. Le lendemain du jour où je suis tombé, elle est venu me teouver dans ma chambre. Pendant qu'elle était là, madame Pelzer est entrée, et sa présence a empêché un plus grand mal qui aarriif; pu arriver

n y a, à peu près, cinq ou six semaines, trois person me trouver, dont un mo'rîeur Parrotte, ici, devar Ter Belge qui tient un maga ie tabac, je crois, et ur :jai> ICI présent, devant moi. Cc.ui qui a porté la parole eu i îa demandé pour descendre et prendre un verre de vin, j i On m'a ensuite demandé de prendre un verre de co^ac

•- nt venues

Jte, un autre

iour Boncorps,

Belge. On m'a

!?i remerciés.

• ' o.d ils sont

î*<îhwv;;ie. Nous I k lépnmandtT sa

ec madfline Vandame Vanca-^ter ;

on et (ju la coii-

à son serment.

ide ordinaire de

lariée, cela m'in-

ister, devant le

icaster m'a conde rendez-vous.

*e sortie que je

ne c#lles que je boire, madame 'op libre même, ibre, avec moi, 3ir en l'absence 5 en partant de , j'ai été quatre 5, elle est venu ame Pelzer est raiïi pu arriver.

e . nt venues

ite, un autre

. or Boncorps,

Belge. On m'a ai remerciés.

\-h:\i ils sont

entrés tous trois dans la chambre où je me trouvais, chez M Pelzer M. Pelzer et sa dame, étaient présents. Le belge m'adressa la parole et me dit que j'étais un lâche d'avoir témoigné contre une femme de mon pavs Il me dit que si je voulais me dédire, j'aurais cent piastres.

(J'avais alors été devant le comité de police.) Je répondis que le n étais pas verni dans ce pays-ci, pour faire un faux serment, pas pour cent piastres, ni pour tout Montréal. Ils sont alors partis.

J'ai compris que l'oflfre que l'on me faisait, était pour me faire dédire de ce que j'avais dit devant le comité de police, et pour m'induire à ne plus témoigner en justice, contre madame Vancaster.

Trauquestionné.

Par M. MoNK.

Je SUIS veuf. J'ai quatre enfants. J'ai perdu ma femme en Belgique avant de venir ici. J'ai laissé mes enfants en Belgique. Je ne suis pas un homme qui boit beaucoup. Je prends mon plaisir de temps en temps. Je ne suis pas dans l'habitude de fréquenter les mauvaises maisons.

Je ne me suis pas vanté devant M. Parrot et M. Boncorps, que ie connaissais tous les bordels de Montréal. La première fois que j'ai fêté avec madame Vancaster, j'étais eu gaîté, je n'étais pas ivre. Nous étions quatre madame Vancaster, M. et madame Pelzer, et moi. Nous avons commencé à boire ae la bière, cinq ou six bouteilles. Ensuite nous avons pri. du vm, quatre ou cinq, ou six bouteilles. Je ne me rappelle pas Lorsque nous avons commencé à boire, nous étions six. Entre nous quatre

nous avons pris une demie douzaine de bouteilles de bière et autant de vm. "uiwuii

Je n'étais pas ivre lorsque je suis tombé au bas de l'escalier, chez mafchT ''''^'^'' ''*'™"'^ J^ ^'^' ^'^ Pl"« *»»»*• «T'avais manqué une

Je suis arrivé à la maison d'émigration le dimanche matin. J'ai nris etX We*'*''*"'"'^' ^''"' ^^''''' ^" ^""'' déjeûner, du bon café, du pain

M. MuUer était alors à la maison d'émigration.

^t^UlTA^^V-^^"^ ^'^" "«^ des couvertes nettes, des draps nets et des taies d'oreillers nettes.

Il y en avait assez pour tous les émigrants, il y en avait même trop Nous étions alors une di.aine, ou une quiuzline d'émigrantr ChaZ' couchait seul ; et avait son matelas garni comme il le fallS

Je suis allé dans la chambre de bains. Il y avait „n bassin et de l'eau propre pour se laver et mi rouleau avec une essuie-main pour s'essuZ Je n'ai pas vu de vermine dans la maison. «ssuyer.

Lorsque madame Vancaster me disait qu'elle n'était pas mariée où qu'elle l'était, ce n'était pas en badinant. '

La maison dont j'ai parlé plus haut, je ne me rappelle pas où elle est Nous n'y avons nen mangé, le soir en question. *'*'*'" ^^■

Je comprends, en disant que la conduite morale de madame Vancaster n'étais pas bonne, que c'était par ces faits et gestes.

(^estion^Lomue madame Vancaster vous disait qu'elle n'était na» mariée, la fréquentiez-vous dans le but de la marier j ^* ^^

Réponse. — Non.

Questwn.-Pom quelle raison, alliez^vous donc voir cette dame T «^i»onse.— C'était pour le plaisir d'aller la voir.

Le soir que j'ai fêté avec madame Vancaster, comme je l'ai déià dit ene^buvait ver«, pour verre; pour moi, seulement j'étL p'usTalad^

Je suis certain que dans l'occasion précitée, madame Vanca^t^r s'est servie des mots : maison de rendez-vous. "»^a»»® Vancaster,

Je n'ai pas connu madame Vancaster, avant mon arrivée Je suis arrivé à peu près deux mois avant elle.

en ce pays.

des draps nets

it même trop, ants. Chacun

isin et de l'eau >our s'essuyer.

>a8 mariée, où

as où elle est.

me Vancaster

le n'était pa»

damef

l'ai déjà dit, plus malade

' Vancaster, en ce pays.

acaster plupropre con- ) femme.

Il s'est passé des choses Indécentes entre elle et moi. Ces choses peuvent être arrivées de quatre à six fois, chez elle, elle est venue dansTa chambre chez M. Pelzer, et je suis allé dans la sienne.

Réponse. — Non.

J'ai assisté hier soir, à un dîner chez M. Pelzer. Par M. St. Pierrb.

Pourquoi avez-vous laissé l'établissement de M. Brush î

^^i>o»«..rarcequ'on se moquait de moi et parceque aussi i'ai été frappé par quelqu'un. La difficulté est venue de ce que mornom pararss.H dans les journaux, avec celui de madame Vancaster Paraissr.it

Lorsqueje suis tombé en bas de l'escalier chez madame Vancaster M. et madame Pelzer étaient là. vancastei,

lan..t?"^ l'offre en question, des cent piastres m'a été fait, c'était en langue flammande, M. Parrot et M. Boncorps ont bien compris, je crois.

PH>ml: TXm^^'' ''"^^"* P^"^ ^*- - «^ -«- -^-t ne m'a été

Ré-examiné.

A M. A. Belle.

Lorsque je parle des matelas, je n'ai pas fait attention si i'avais couché «ur mi matelas, ou sur une paillasse, à l'Bmi^ation ; |e nS plf^^'^en attention à ia lit .:e, seulement, j'ai été bien œuché Jt l'étaU très prop4

Le témoin clôt ici sa di^rosH'on, dans laquelle il persiste et qu'il déclare vraie, et a sigué.

HENEI DEPLBSOHIN, C. A. LEBLANC,

Comimaioire.

(Certifié.)

J. F. OUBEEUIL,

Seorétmre protempore.

8te et qu'il ié-

Le mAme jour 31 mars 1873.

LESOHIN, nnnUa$aire.

Hermann Joseph Pelzer, EbénisU», de Moati^l, étant dûment assermenU^, dépose et dit :

Je suis âgé de trente trois ans.

Je suis Belge. Je suis arrivé à Montréal, le 29 août dernier.

A mon arrivée, je suis descendu h la maison d'Emigration dont M Belle est l'agent. »i -ux.

J'avais avec moi, ma femme et mon enfant. Je suis demeuré à l'établissement, de 17 à 18 jours, M. Belle était alors agent.

J'ai trouvé de l'emploi deux jours après mou arrivée.

I^ M. A. Belle.

Pendant non séjour à l'émigration, j'ai été satisfait du traitement que nous avons La nourriture était bonne, suffisante. Je n'ai pas à me

plaindre du coucher.

J'avais une paillasse comme les autres. Je n'ai aucunement à me plamdre de l'émigration.

Après mon départ de l'émigration, je suis allé demeurer No 'w, me du Collège où je réside encore. Madame Vancaster est venue demeurer dans la même maison que nous, environ huit jours après nous, elle et son mari Jai eu 1 occasion de connaître le caractère et la réputation de madame Vancaster, pendant ce t«mps-là. J'ai eu occasion de connaître sa véracité Elle n est pas dans l'habitude de dire la vérité, mais de mentir. Un iour elle nous disait qu'elle était mariée et un autre j.u", qu'elle était fille.

J'ai connaissance quelle a cent/ beaucoup d'autres mensonges, mor^e "^"^^ ^* ^^^ta^tion de madame Vancaster, quant à sa conduite

D'apnNs ce que je connais du (<aract«Nre de madame Vancaster, tel que Je l'ai dit plus haut, je no la croirais pas sous sonnent.

Madame Vancaster os dans l'habitude de boire, d'autres personnes.

J'ai bu avec elle et

'lit

ÏAi i)remior dimanche que nous avons sorti onsomble, Depleschin, ma femme, mon enfant et moi et madame Vancaster, (Vancaster, le mari', n'y ()tait i)aH), nou.s avons fait un tour en ville. Nous sommes entrés dans'une maison où on débitait de la boisson. Je ne sais où c'était, ni par qui était t«nue la maison. Nou.s avons bu de six à sept bouteilles de bière et autant de vin. Nous avons bu autant les uns que les autres. En partant de là: madame Vancaster nous a fait entrer à la maison dorée, nous avons encore bu une bouteille de' vin.

Madame Vancaster est allée elle, dans la cuisine, à notre entrée Bnsmte, nous sommes revenus chez moi. Nous avons rencontré Vancaster qui venait au devant de nous. Madame Vancaster était aux bras de Depleschin. Alors Vancaster a demandé si c'était une heure pour être dans les chemins. Elle lui a dit que s'il n'était pas content, elle retournerait d'où nous venions. Son mari lui a donné en entrant, un coup de bâton.

En différentes occasions, je l'ai vue boire et j'ai bu avec eUe. Je l'ai vue boire assez pour se déranger.

J'ai eu occasion de voir comment elle se conduisait avec les hommes. Elle se conduisait mal et se servait de mots indécents et d'expressions indécentes ; j'ai souvent entendu son mari lui reprocher sa conduite légère et ses paroles trop libres.

H y a à peu près cinq ou six semaines, dans ma maison, fai vu entrer un Belge dont je ne connais pas le nom, qui tient une boutique de tabac.

Depleschin était là, ma femme et moi. Le Belge a demandé de la bière ; je fus en chercher, en sortant à la porte un nommé Parrot que je connais de vue et une autre personne, du nom deBoncorps, se promenaient devant la porte ; j'avais vu ce nommé Boncorps, la veiUe, qui cherchait Depleschin. Ils sont entrés et nous avons pris un verre ensemble

Alors le Belge reprocha à M. Depleschin, d'être un lâche ; d'avoir rendu

«ter, tel que

avec elle et

>leHcUri, ma le mari, n'y Ss dans une ir qui était re et autant krtant de là; 8 avons en-

entrt^. Bn- 5 Vancaster 1 de Deplesi« dans les rnerait d'où Iton.

2fi3 témoigimge contrtMm ««pays." Il dit alors à Deploschln que s'ils voulait

TZ^ZT^'^r'"' ^^"'"^^"^ -aime Va\ Jtor r n iTtM^nitlrrl ' . T"'"*'' "*'"' P''^^^'*^ ' J'»*' «««>P^«« nne cet argent lui étoit offert, da..slo but de l'empêcher de comparaître ici Parrot et Boncorps étaj^Bn^ p«^sont« lors de l'offre faite à OepleschTn ma fZme éUut aussi présente, Deplescbin refusa l'ofïte en dlsan qu'il né le ferl Z pour la moitié de Montréal, qu'il n'agissait que pour la justiœ ^

Avenant cinq heures de l'après-mkU, du dit 31 mars 1873, la présente 1 examen du témom, à trois heures de l'aprôs-midi, et le témoin à signé,

H. T. PELZEE, 0. A. LEBLANC.

C(nHmi$aair$.

ille. Je l'ai

58 hommes, sions indé- B légère et

i vu entrer B de tabac.

,e la bière ; je connais 3nt devant ïepleschin.

voir rendu

Le inai'di, preiuiei- Avril 1873,

Présent :

CHARLES A. LEBLANC, C. B

Commissaire.

Le témoin Hermann Joseph Pelzer, continue sa déposition comme suit : Depleschin, lorsqu'on l'eut sollicité d'accepter une somme de $100, comme dit ci-dessus, a répondu qu'il ne retirerait pas sa parole pour aucun prix. Cette oflfre a été repétée plusieurs fois, alors M. Parrot qui était présent, dit que ce n'était rien que de faire im serment, alors ma femme lui dit, ne croyez- vous pas qu'il y a un Dieu. Parrot répondit qu'il n'y avait pas de Dieu, qu'il ne croyait pas en Dieu : j'ai, en d'autres circonstances que celles mentionnées ci-dessus, bu avec madame Vancaster.

Par M. MoNK.

Je suis resté, comme je l'ai déjà dit, 17 à 18 jours à la maison d'Emigration, tout y était net, chaque lit avait des couvertes, les dames avaient des draps, il n'y avait qu'une chambre pour se laver : il y avait du savon à volonté ; quelquefois les émigrants en mettaient dans leur poche ; les serviettes étaient nettes ; je n'ai pas eu de querelle avec madame Vancaster, mais je l'ai fait meltre à la porte par ma femme, j'ai fait sa connaissance à l'émigration.

J'ai dit que je «e croirais pas madame Vancaster, sous serment, vu sa conduite légère et vu qu'elle est dans l'habitude de mentir; je n'ai jamais reçu d^argent de M. Belle, j'ai reçu trois piastres d'une personne qui m'avait conduit chez le Notaire, poiu- faire un aflBdavit, je les ai reçues après avoir fait l'afladavit, c'était la troisième fois qu'on me faisait venir, et je voulais faire payer mon temps ; la personne qui m'a conduit chez le Notaire, était une personne au bureau de M. Belle ; je ne sais pas son nom, j'ignore aussi le nom du Notaire devant qui j'ai prêté serment.

J'ai signé devant lui et ai prêté serment : l'affldavit avait été déjà fait. J'ai reçu les trois piastres, dans la rue, en revenant de chez le notaire. Cet argent ne m'avait pas été promis avant d'aller chez le notaire, je l'avais demandé à la personne qui me conduisait, par qui je serais payé de mon temps. On ne m'avait rien promis, aucune somme en particulier, je ne sau-

éposition comme s somme de $100, larole pour aucun Tot qui était pré- )rs ma femme lui lit qu'il n'y avait circonstances que

a maison d'Bmi- 3s dames avaient y avait du savon ir poche ; les serdame Vancaster, a connaissance à

s serment, vu sa r; je n'ai jamais onne qui m'avait içues après avoir nir, et je voulais le Notaire, était im, j'ignore aussi

^ait été déjà fait, z le notaire. Cet otaire, je l'avais ais payé de mon 3ulier, je ne sau-

rais combien on mo donnerait CW^t i-

^ortis ensemble, Deple.scLin, madame S^Uaste^^^^^^^ que nous sommes

.e c.., dans le mois ^^ ^^V..n,r. ,.r.Zl^Z ^2^:^!:':^

là. ^r:ime^ j^r r r r i ^i -^t^^ - -- --on

et nous sommes revenus vers huit he^irë dn f ."^ ^^^'"'«^^ *>•' l'après-midi, la première i»aison, nous avons Ls^rb^nJ^'- ??'"« J« ^''^i 'Ht, dan.s Ensuite, dans la sec, nde place nous .v "'' '^^ '"'^^■*^ «* sept de vin.

avait avec nous deux Belie I. Z ' """ '^""'"^'"'^ ^^ ^'"'- H V

nous quatre, nous avons b?;ixlZn^^^^^ "'^ ''' '''' '-'• ^"t-

ne me dérange pas. Ma femme nCi",ueder f"'*' ""' ^^ ^'^'-' je n'étais pas ivre. Ayant été élevées 'un café i" ■' "''''' '' ""''^'^ sans me déranger. Depleschin ^t ,rS. '"\f •***'' •'« «ais comment boire, ivres. Madame Vanca^rru^:, 2 r: '^"'^''^«t-- ^^^-ent tous dei« caster a même chanté. Elle Zt at ,1/ '' '"^ """^^' "^^^'^"^« V^«mauvaises manières; je nli ja^. a h ern r," "'^''^''^"*^' '"'"'^ «"« ^ ^^' ait fait un faux serment. ^"*^" ^"'*^ 'ï"*' "^^'î^»"^' Vanca.stei- '

d'hm 8eptsemaij.es. Le TeieT /.î. ^t"' T *^^'" ^' J""''' " y '^ *"UO".-en Français. Le\lge 1 faS^^^^^^^^^^^ Flamand et quelquefois

vu d'argent. Il n'a pas dit«nutai; t? /T"' Piastres; je n'ai pas encoi^ commencée, mais on savai nlT l? ^^^ ^«"«««^"Ête n'était pas lieu. Depleschin n'^st pas un gZ^biveir''"™^^ '"''"' devait avoir entraîner par les circonstanl ' '"^'' '^ «« laisse quelquefois

Par M. St. Piekke.

suite, ni avant qu'elle fût vide. "^ ^ ".'''"' ^ *'''*^^ <^«»t de

Un jour elle est entrée chez moi et s'étant approchée de moi et mal conduit à mon égard, ma femme s'est fâchée. J'ai dit à ma femme de la mettre à la port«.

Le lendemain, elle est revenue seule et je lui ai dit de sortir. Il y a à peu près deux mois de cela. Depuis ce temps-là, je ne l'ai pas vue et je ne lui ai pas parlé.

Je ne sais pas personnellement que madame Vancaster voulait faire du mal à M. Belle.

Dans toutes nos fêtes en question (à l'exception d'une fois), ma femme était présente.

Lors de l'aflFaire des cent piastres, c'est le belge qui a payé la bière ; c'était lui qui avait offert l'argent.

Me-examin.ee.

mi

Par M. Belle.

Je jure que je n'ai jamais reçu d'argent pour rendre témoignage.

Le témoin clôt ici sa déposition dans laquelle il persiste et qu'il déclare vraie. Et il a signé.

H. L PELZBR, C. A. LEBLANC,

Gommissime,

(Certifié.)

J. P. DUBREUIL

Secrétaire protempwe.

e de moi et mal ma femme de la

j sortir. Il y a à pas vue et je ne

ter voulait faire fois), ma femme i payé la bière ;

moignage.

e et qu'il déclare

bÂJSC, Cwnmissmre.

Le même jour 1er avril, 1873.

et Jr"' ""'• "" '"^'^'' ™™'^'"-- «-' -Û,ue„u^™e„«, dép<«e dWb;"Xlt'''"""'^'"~ """•-"«'■'-» "• .»■»»« -aine

^^Ja, trouva ,„e„„„„ ,™„, ,^ ,.^„ ^„.,,, ^ ,,^^.^^^^^.^^^ ^^ ^^^^

tfe n'ai aucune raison de in«* niainri... «.

coucM, * seulemont |ins mes lepas et n'y ai i«,

dea„?s^;re;"„!::sr::rt'"r- "'"*"'" «»--• *' »»'-

séjournes ensemble, à l'hôtel \ Uvl ' i i "lauvate. Nons avons

»te„.„ ses conve^tlonst^^SS'- S^^ ir^n'et:^:""™'' ■

Mont^te-re SiLt^raî Ir'" T '^" ■""'- "^ »"«"'- Wverpool, «"e même m a dit avoir volée au maîti-e d'iiôtel de

D'après la connaissance que t'ai du earantir» h„ i < «.ndulte de cette femme, je n'e la ero'r^to:'» t^enr'""'"" " "' '"

Transqueationné.

Par M. MoNK.

Par M. St. Pierre.

Madame Mouier, en nou.s montrant la tasse qu'elle avait prise au maît:o d'hôtel de LiTeri)ool, nous a dit que c'était pour se venger du maître d'hôtel dont la note avait été trop forte.

Eé-exa/miné.

Je n'ai aucun fait particulier à donner, pour motiver mon dire que je ne croirais pas madame Monier, sous serment, à part ses manières légères, licencieuses et équivoques et ses conversations du même genre.

Le témoin clôt ici sa déposition dans laquelle il persiste et qu'il déclare vraie, et il a signé,

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