‹ Réponse à une adresse de l'Assemblée législative, demandant copie des documents concernant l'enquête sur la conduite de C.E. Belle, écuyer, agent d'immigration, à Montréal [microforme]Chapitre 94 sur 111 · C. A. LEBLANC · texte numérisé non relu

C. A. LEBLANC

Commisioire.

;, il était dans un

Jeudi, le 3 avril 1873. à deux heures de l'après-midi.

Présent :

ste et qu'il déclare IBOPHILE.

Commistaire.

CHARLES A. LEBLANC, <K H

Commissaire.

a«u,lTL^ ^r"'" ^"'^'^''' ^^*'"*''' ^"^ '* '''^ '^« ^^«"^«^^ï' ^t^"^ dûment asëermeuté, dépose et dit :

Je suis âgé de 44 ans.

A M. A. Belle.

Je connais M. Hans Muller depuis à peu près on«e ou douze ans. J'ai eu occasion de connaître son caractère général.

n y a trois ou quatre ans, il a pensionné chez moi, avec sa dame. II «est endetté chez moi pour sa pension et j'ai encore un jugement contre

X / ^'^P^^y^ *«"» ï«s moyens possibles pour ne pas me payer. Il avait laissé des effets chez moi et j'ai été obligé de les faire saisir, pour me faire

chez mT ^'''"' ^' '' '*"'" ""^ ^'^^''' ^'^"'' ^*'''' ^^ "'^' P^ *" '^ ^^«^^

Pendant l'espace de temps qu'il est demeuré chez moi, jusqu'au moment où je Im ai demandé ce qu'il me devait, les choses allaient assez bien II s absentait souvent, vu qu'U était marchand à commission. M. Muller

Hau^Canad^' ^^ ""^ ^''^^'' ""^'^ ^" "^" ^® ""^ P""^^"' " ^'' ^^ ^''''^ ^^

n n'a jamais tenu sa parole vis-à-vis de moi. II m'a toujours promis, mais il n'a jamais rencontré ses promesses.

Question.— Bans le cas où M. Hans Muller aurait, dans une affaire quelconque, n'importe quel intérêt, d'après ce que vous connaissez de son caractère et de ses transactions, le croiriez-vous sous serment T

Répon.ne.—.1(^ n'ai aucune conflnnco «Ihi.h c-et homme pour auo.iiu, ha,, «action .,„.. j'aurais ave. lui. conuno la chose est bie SU ^^^^^^^^^^^^^^^ di.^ Hi je le cn..raiH, ou non, s<.u.s serment, ,hins une affaire <,1 e oZ naîtrais pas, cela d<?pen.lrait ,les circonstances, dans certains 1 « né ï. croirais paa et dans d'autres, je pourrais le croire. ' ''

Es hv'eluu" " '"'""'""' '' "'" """ ««™^ ^ -t- connaissant

lussermenr^nr" '"';'""' ""'" ''' ''"" ^*""'^^^'^' '« «-irie^-vous 80U8 serment, s'ils témoignait contre quel(iu'un •

ni lui, ni d'autres, lorsque jo saurais

Réponse — Je ne le croirais pas, que c'est fait jwr haine.

Transquestionné.

Par M. MoNK.

Prèslf ir '''' ^' '""' '' ^^""^" ^'^^ '"^•' ^^'^'^ «^ d--' à P-

m'. "^^''*.P^y^P*^"dant quelque temps, assez bien, c'est de l'argent qu'il m^ajayé, je ne me rappelle pas s'il m'a payé par des traitas, au commence-

Je l'ai poursuivi pour une quinzaine de louis, je crois, et j'ai obtenu jugement contre lui, je n'ai pas détenu ses effets. "^

une Z7nf ^^l "^ ^^•'^" ""^^ '^^^^ '"*'^' ^^ "" ^^ '^PP«"« P»« 1»'" ^^t porté une action contre moi, en revendication de ses effets, je ne me rappelle oas qu'il ait un jugement contre moi, U est venu chez moi, avec la poLe

«„r.HÎ?r"t ''^"'^' ""'^^^ "''*'"''''' ««™°^«.ie l'ai déjà dit, que M. Muller aurait de la haine contre quelqu'un, je ne le croirais pas sous serment

IZZT "! ^^ f ^^' ""^ ^'^"'"'^ ^^^^^- ^^^^ '^^^^ 1« «a« où il ne serai pas intéressé, je le croirais sans difficulté.

J'ai d'autres raisons, outre son défaut de payement de ce qu'il me devait, pour ne pas le croire sous serment, son manque de fidélité à me soursem "r ''"'''^^^'' '^''*'°' P"""' lesquelles je ne le croirais pas

M)iir aiiciuio trnn- ■ioiise, je ne \nm ire (nw je 110 coiiuiuH cttH, je ue le

une, on une ventre connaissant le croiriez-vous

jrsque jo saurais le cn>iM pas un

Par M. St. Pieuke.

sa dame, à peu

de l'argent qu'il i, au coBîmence-

I, et j'ai obtenu

.le n'ai pus dit h personneH que je fomis tn»t «n r^ ■uinor M. MuUer, il „,st tout ruin.' Li T '"*'" ^''"''^*''' I»""»"

raison do trente piastre pouv.»;! I" ^" ''''"^''''' ^^^«« '"«' '^ offortsonbinet,nL.::'Cn:'X;rir"^''"" '"^ ^'«^'^•*- " -'«

d.eii::^::':tniïï.r '''"'^"' '^^^ '^'^-^"^ " ^«-^^«^ «* ^-^^

ISAIE EIVIERE.

Commissaire.

(Certifié.)

J. P. DUBREUIL

Secrétaire protempore.

18 qu'il ait porte me rappelle pas c la police.

que M. MuUer

sous serment,

I où il ne serait

de ce qu'il me

le fidélité à me

le croirais pas

Le même jour, 3 avril 1873.

Amable Papette, Contracteur de la Cité de Montréal, étant dû assermenté, dépose et dit : Je suis âgé de trente-neuf ans.

ment

Par M. Belle.

Je connais M. Hans Muller. Je l'ai connu lorsqu'il a pensionné chez M. Kivière, le dernier témoin. Je demeurais le voisin de M. Rivière. J'ai eu, durant ce temps, l'occasion de connaître le caractère de M. Muller Les deraiers temps qu'il a demeiu'é chez M. Eivière, il y a eu entre eux quelques dilficultés par rapport au paiement de sa pension. M. Muller à ma connaissance personnelle, a souvent promis de payer sa pension 'et il ne l'a pas fait.

M. Muller, d'après ce que je lui ai entendu dire àlm-même, n'était pas un homme franc; je n'ai eu aucune conversation avec lui, depuis qu'il est parti de chez M. Rivière.

D'après ce que je connais de cet homme là, je ne le crois pas un honnête homme.

Qtmtton.— Dana le cas où vous sauriez que M. Muller a un intérêt quelconque dans une aflfaire, d'après la connaissance que vous avez de son caractère et de ses transactions, le croiriez-vous sous serment?

Méponse. — Non je ne le croirais pas.

ÇMesùon.— Dans le cas où vous sauriez que M. Muller, aurait une vengeance à exercer contre quelqu'un, d'après la connaissance que vous avez de son caractère, le croiriez-vous sous serment, s'il témoignait contre cette personne à qni il en voudrait î

Réponse. — Non.

il, étant dûment

Par M. MovK.

Tranaqvestionné.

a pensionné chez i M. Eivière. J'ai •e de M. Muller.

y a eu entre eux, a. M. Muller, à 5r sa pension et

lême, n'était pas , depuis qu'il est

rois pas un hon-

ler a un intérêt ous avez de son nt?

lier, aurait une îance que vous moignait contre

n'est pas pl„s Rmn.l X oeh Avt """■'»"'"'"* """■'''" "" ''^ ''«>^'moi, de Jurer, que ie uu e«^L„ „ '"* '»'"""»S''"™. Je prends sur

tiauMcfmn» que celles qu'il a eu avec, M. Rivière.

moi, pour ue p^^' SZrrr It' 'T'""l '"'"'" »"*"^'"'"' '■""'• V.i promet de payer, „ ,7„e ïe f.r;,. , , ■''•' ■""■ '''""'''• -■ ''""'me mm payer ses deSs Ima t ' "'""""" ™ dans le Haut-Cauada,

*a.U. fraude que i^,:eqtTe\rrn:u^lf""- "'" - -"«i^

mou wS,ltte"':uLT""''"^ ""««^ P»- ...eM.Biviére,

.|o»m. J'ai e„t;udVlîLéLTf' '•^ """■"'."' '»™"'' ^'»'" » '»"« 'uu moi même, les promesses de Muller, à Eivière.

f«i.,i.aé..àpe'„7r„':it':LT''"""' * ™"""'""™- '-«-■''*-

Par M. St. Pierre.

ph-s^ueTtH^lvaltrEtr "".Tî' ■"" ^«^ <««>«'« -ol-méme,

e- mes promessestrstrririV:^^rp:r ™ ^"

'""XZ'zz'^,^,:2:T'^-} r-' ""j»"-^'""'' >"'"-9«

avee M. Muller. '"' '' """' '<"• ''" »'" Jamal» eu de querdïe

Le témoin clôt ici sa déposition, dans laquelle il persiste et qu'il déclare vraie. Et il a signé,

AMABLB PAPETTE,

Commissaire.

(Certifié.)

J. F. DUBRBUIL,

Secrétaire protempore

persiste et qu'il dé-

3 PAPETTE,

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