BLANC
Commissaire.
Le même jour, 3 avril 1872.
François-Maximilieu-Viucenf J nft» ,i lice, de la Cité de Montréal St dAm^^ '*^'"' ^" '*'^''"^' ««^fc'«"' ^« ^O' suis âgé de trente deux ans. ""' assermenté, dépose et dit: Je
Par M. A. Belle.
Avant d'aller au bureau de M BeUew ^"' ''\ ^^"'^^ ^""«^«^«'•' '^■ chef de Pouce) instruction dtllt voir M Zr" '' ""^ '"^'^ " "^^-^^ (^" et qui se plaignait qu'une con.nLL '^"' requérait mes services
«a réputation^et aus^po^ " i S^ r/^" ^^* ««"*- '"'' I-- ™iner bui^au de M. Belle. M. Belle me rénéLi '^'" ' '^^ ''"'' ^''^^^ ^"^ ^" je viens de mentionner. Il meX e,f ot *'"" f ^' ^'' ''^'^'' «^oses que
découvrir les personnes eng^^éet ^^^1"? ""'"' "'^™^'^^^^ P^ plusieurs noms, (pour point de Ll^^ ?^ conspiration. Il me donna
Parmi ces nomUà, il me dont ^l^î? f""' J' "'^^^'* P^« '«« «Presses. et.it emoloyé comme'^de'o, ^^t?l^^^^ ^^ '"^ ^'^ ^-'»
d'aller voir Vancaster, pour coLenr^' "tn T- '^'P'" "^^ P"^ ^« P^^i je lui demandai de venir avec ^'7 L/h ''''"/^- '' '' ^^«"^«^ «^
comment. Je me trouvai ^^e:yZZJ:tè.TZnr' ""- ^^"^^ ^«"^
M. Belle en voyant VanrjiAtAv ^f „ à
prêcha à Vancaster'lesp,airr:;:,S^rt%:r^ '^** ^^^^^^^' au gouvernement. Il lui dit • "Np vT "*'"*'''' ^- ^^"^'
lorsque vous étiez à l'asile dés é JJa„T. ^n T .'^"J''"'' ^^"" ^'^'^^ reprocher,'' ou d'autres paroles dansTeZ! V ^"'^ ^'* avez-vous à me à M. Belle, que lui n'avait rien co1?m Bell'°'''''' répondit nettement Alors M. Belle Im répondit : " OommfnV «f f '.T' ^"" '''^*^** '^ ^«"^™«porter une plainte Ltre moi à nrésTn, ,T ^^^'^ '^'"^"^ P^"''^*'
sans se plaindre?" Vanci^terdif tf ^•,P"''^"^"« ^ ^*^ « longtemps les autres, qu'elle f^"i ".^^^^^^^^^^^^^
traindre. M. Belle demanda à M vl!. ^""'^ "^ P^"^^'<^ P^« ^^ «onpas de plainte à faire contre ^B^rT.' ^TT'^c ^"^^"^ ^ contrée dernier, par madaL Vanea if m vf"'/"7 ""^ P^^^"*« avaient éte pressés et poussés à lelïr M Bell "'^^^^^^^^ dit alors qu'ils qui elle avait été poussée (madame vl..; ^,^" ^""^"^ ^^""'^ '^^^^' Par
Jancasterditque'c'étaitrMierSt^^^^ -tte plainte. V
tionner les noms. "*'^' ''""* '' "*^ voulait pas men-
M. Belle dit alors, puisque vous diies (lue vous n'avez rieu contré moi et que vou:^ avez été poussé par MuUer, à faire la plainte que vous avez faite voulez-vous i-etiver cette plainte que vous avez faite au Gouvernement et signer ua écrit à cet effet. Vancaster dit qu'il y consentirait, mais à condition que sa femme signerait aussi cette rétractation, laquelle avait été préparée sous forme d'affidavit, par M. Belle, ou son commis. Nous cherchâmes alors le nom d'im officier ]>ublic, pour faire reconnaître cet affidavit par Vancaster et sa femme et je choisis le nom de M. Moussette comme étant le plus proche. M. Moussette demeurait sur la rue St. Vincent. Nous nous sommes rendus à la résidence privée de Vancaster, M. Moussette et moi. Nous trouvâmes madame Vancaster chez elle. J'expliquai en route, à M. Moussette, le but pour lequel nous l'amenions avec nous.
En arrivant, nous sommes entrés et madame Vancaster nous offrit des
('!i;us;'s,
vt ensuite à boire. Elle trinqua et but avec nous.
Je fis alors connaître à madume Vancaster, le but de notre visite. Elle refusa de siguer Taliidavit, après que je le lui eu lu. Je lui fis remarquer qu'elle ferait peut-être mieux de signer cet aflidavit, puisque son mari en était satisfait. Son mari lui tit les mômes observations. A ces dernières observations, elle répoiidit, '* signez si vous le voulez, vous (son mari) pour moi, j'ai donné ma parole et- je ne m'en dédirai pas, vous êtes un lâche ; si vous signez, je vous quitte. Je tiendrai ma parole vis-à-vis de celui à qui je l'ai donnée." Je la pressai un peu plus fortement, lui faisant entendre qu'elle s'exposait par le retard qu'elle avait mis à faire sa plainte de faits qui avaient déjà eu lieu, suivant elle, depuis 3 ou 4 mois.
Je ne lui ai fait alors aucune promesse d'argent, ni de récompense quelconque, si elle retirait sa plainte.
M. Moussette c'est alors levé et a dit qu'il n'avait pas de temps à perdre. Madame Vancaster a refusé de se rendre à ce que je lui demandais.
Je revins seul chez madame Vancaster et lui redemandai de signer l'afBdavit, sur l'invitation que m'avait faite Vancaster de retourner auprès de sa femme.
Elle me promit de venir vers les trois heures, chez M. Belle, pour lui dire ses vérités, et qu'ensuite elle s'aiTaugerait, s'il y avait moyen. Elle est venue me reconduire jusqu'au bas de l'escalier et elle a dit, devant sou
)Z rieu contré moi ate que vous avez lite au Gouvemecouseutirait, mais on, laquelle avait 1 commis. Nous iconnaître cet affide M. Moussette ur la rae St. Vinde Vancaster, M.
chez elle. J'expliiienions avec nous.
ster nous offrit des
■i notre visite. Elle ) lui fis remarquer lisque son mari en A ces dernières ;, vous (son mari) pas, vous êtes un parole vis-àrvis de tement, lui faisant à faire sa plainte u 4 mois.
ni de récompense
1 de temps à perdre, demandais.
emandai de signer le retourner auprès
M. Belle, pour lui
ait moyen. Elle est
a dit, devant son
Je ne lui ai pa« passé la main sui- l'estomac.
n'avait pas l'air ind g^^ M S n '''*?;^vf ^"^ ^'''^' '''^""^"t^ ^* bien traitée, s'il ne ir^aifnaff.rn ^f ''^ "" ^'^^'^^^ ^^^ *«"J«"^
> ^ '*"" ^"i cl vdli; pas tait avoir le dnntenr wn^ .i;* • . .
voyage de Varennes sur ces mot ! on T f ^"« ?* «^"' mais le
Letourneux, commis de M. Bene est ve^ t^i^ '^^ '' '^ P^'*^ ^* ^^• voir M. Belle, dun.s la chambre voTsU M Belt'' T T.''^"'"" "^"^^^* •i'ai entendu, cin(, ou six i.nnnfr " i ;« ^^"'^ '*'^"'^ ^^'^ «'excusant.
ment de pi^i^^iZ^^ ^^^^^^^ '::^z'^:^\ r^' "" *^'p^^--
j'ouvris la porte de la chambre voiliue et ie ml T" " ^""'J'" ^' ^"^^«' Belle qui était aux prises aZ ,ZT! ^ * '"'^^' '''' présence de M.
tai, .ur l'ordrlrM Be ircV^n "''''"""f' '''^•ï"^"^ Personne j'arrêdonué mon nom eUui ^trï rî T ""' ^'°*^"^^^ 'ï"' J'^*^*«' i« 1"^
dit qu'elle me rro mi^a'f oûe '^''VIT '^"'^'' ^^"^ P^^^^^'^^ ^e Vancaster, po^r c u'^r^^^^r^i^r^^^^^^^ ^T^^*^^, ^^^^-^
voisine, chercher madame V-inr.«w ?• ^^ ^^'''"^ "^^""^ ^^ chambre
aucun argent, ElirJeXir tv 'V' '"; demandai si je lui avais offert moi qui lui akit off^t cetTrtnt T ^ ^ P'''^^^"' ^"^ «« ^'^*^i* P^ je dis alors à madame VanTfter ' t Z'^Z Z '""?" ''''' ^'*^^«^^' de conversation avec cette dame ' ''"'' "'"' "^^ "^^ ^"^ ^"
BelleX^tl~ts'Sf fl^^^^^^^ amené Vancaster chez M.
vit dont la "neu? tl \te^,^^^^^^^^ .^e, la lecture d'un atflda-
a^;^etqueledé^santX^:^^ ^^^;Z^nl2Z^JT^'' -—-te, dans ce
Question. — M. Belle a-t-il jamais en votre présence, dit à M. Vancaster qne quoiqu'il n'eût rien à dire contre madame Vancaster, il trouverait toujours moyen d'en faire prouver par quelqu'un T ou, s'est-il servi de paroles dans ce sens f
B^onse. — Pas en ma présence.
Et avenant cinq heures de l'après-midi, du dit 3 avril 1873, la présente déposition est continuée à vendredi, le 4 avril 1873, à deux heures p. m. et le témoin a signé.