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brochure intitulée ‘“ Esquisse sur la Gaspésie”, écrite par vous, à raison de viogt centinr l’exemplaire, et je puis vous ajouter que notre iuteution est d'en prendre dix mille copies chaque annés dans le cours des années 1885 et 1886.
J'ai l'honneur d’être., Monsieur, me Votre obéissant serviteur, J. A. MOUSSEAU.”
Le prix de ces premiers 5000 exemplaires nous fût payé. Et les vingt autres mille exemplaires ont aussi été livrés et payés.
Cette lettre aurait dû m'être adressée, vu que j'étais celui qui avait conduit toutes les négociations avec l’hon. M. Elisée Dionne ; mais à la dernière heure, juste au moment où l'affaire allait être conclue, l’hon. M. Mousseau intervint et à ma grande surprise il adressa cette lettre à M. Langelier, Les raisons qu’il donna dans le temps, pour eu agir ainsi, étaient que M. J. C. Langelier représentait une famille libérale et qu’en mettant le contrat en son nom il fermait la bouche aux membres de l'opposition. {1 nous impora une autre condition, c'est-à-dire que vous devions faire imprimer cette brochure chez M. Mercier, du Quotidien. C'était, disait-il, pour l’indemniser des frais de cour que le dit Mercier avait eu à payer ou devait payer dans une action que lui avait intentée M. Fortier, ex-greffier du Conseil Exécutif, pour avoir rapporté daus son jourual les paroles offensantes prononcées en Chambre par M. Mousseau contre M. Fortier. C'’é: tait du patronage à mes dépens, mais comme c'était à preadre ou à laisser, il me fallut bien me soumettre.
Veut-on savoir le prix que nous payâmes à M. Mercier, du Quotidien, pour l'impression de ces 5000 exemplaires? $750.00, ce qui représente 15 centins l'exemplaire et pour 50,000 exemplaires, $7,500.00, et cette brochure n'était pas illustrée. Assurément, j'avais raison de dire que celui qui a évalué la brochure de M. J. C. Langeïier à $1500.00 en avait fait une évaluation fantaisiste, Cet M Hd n’est certainement pas M. Mercier, de Lévis, qui est plus pratique que cela.
‘ L'ouvrage, dit le Matü:, est une modeste brochure de 89 pages, ornée de quelques gravures empruntées du Journal d'Agriculture.”
La lettre qui suit: de M. Chs. Montmiguy, graveur, me dispense de tous commentaires et détruit les dires du Matin, relativement à l'emprunt des gravures au Journal d'Agriculture :
güe Vu
QUEBEC ENGRAVING Co.
Quéseo, 10 février 1892.
, “M. JOSEPH DUSSAULT, Imprimeur,
Québec, “ Cher Monsieur,
‘ Ea réponse à votre lettre de ce jour, je ne vois aucune objection à déclarer que c’est moi qui ai fait les gravures qui se trouvent daos le ‘‘ Guide de l’Ensilage ” de M. J. C. Langelier, à l’exception de trois ou quatre que vous aves achetées aux Etats-Unis, et que le prix de ces gravures, s'élevant à près de 8200, m'a été payé par vous.
Croyez moi, Votre bien dévoué.
(Sigoé) CHS. MONTMINY ”
À la Dominion Type Founding Co., de Montréal, on vous dira que ce sont eux qui ont électrotypé ces gravures.
‘€ Chaque page de ce travail, ajoute le Matin, coûte drne au pays la somme de $112.36 111”
Le monsieur qui a fait ce calcul est un malia. Voyons ce que valent ses chif: fres. Chaque brochure contient 89 pages, dites-vous, et le couvert représente bien uue page, soit en tout 90 pages, et chaque brochure coûte 20 ventins : or, 8i une brochure de 90 pages coûte 20 centins, comment pouvez-vous arriver à la conclusion que chaque page coûte au pays $112,36 ?
La vérité est que chaque page ne coûte pas même un + de centin. Je suis convaincu qu’il n’y a pas un seul imprimeur qui voudrait entre-
pure l'impression d'un mille exemplaires de cette brochure, pour le prix que je ‘ai vendu au gouvernement, c'est-à-dire $200 le 1000, car il n’y a qu’en faisant”